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Livre publié par Alain Margaron Editeur - 2000
Textes de Dominique Rabourdin, entretien avec René Duvillier - 52 pages, 16 reproductions couleur - Format 20,5 x 20,5 cm
Cet ouvrage est disponible à la Galerie. Si vous souhaitez, toutefois, le commander, veuillez nous adresser un chèque d'un montant de 19 euros ( prix du livre TTC : 15 euros + 4 euros frais port ), libellé à l'ordre de la Galerie Alain Margaron (adresse postale : 5 rue du Perche 75003 Paris). Nous traiterons votre commande dans les meilleurs délais.
René Duvillier (1919 - 2002)
Né d’un père professeur de dessin, René Duvillier entre en 1935 à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris (atelier de Charles Guérin, élève de Gustave Moreau), mais s'affirme néanmoins autodidacte, attribuant à cette école le seul mérite " d'apprendre ce qu'il ne faut pas faire ".Excluant toutes formes de courants ou d’appartenances, Duvillier sera un « homme de rencontres, de déclenchements, de chocs" (la découverte de la mer, le premier voyage en avion Paris-New York, la maladie). Rencontre déterminante avec Charles Estienne en 1952, critique influent, qui l’intégrera dans le cercle des « Peintres de la nouvelle Ecole de Paris » (Degottex, Hartung, Lapicque, Poliakoff) ; s’ensuivra, en 1953 une exposition déterminante pour René Duvillier, avec Degottex, Marcelle Loubchansky et Messagier, à la Galerie l’Etoile scellée.
Doué d’une énergie hors du commun, René Duvillier est mort le 5 septembre 2002, à 83 ans. A la fin de sa vie, fatigué par la maladie, il se tourna alors vers le support papier, et dessina dans l'urgence un ensemble de pastel gras bouleversants. Des apparitions, tantôt rassurantes, tantôt effrayantes. Des visions fugitives qu'il nomma " Rencontres avec l'ailleurs ".
L'oeuvre
"La vie de René Duvillier, intense, passionnée, où le déchaînement des éléments, Eros, une transfusion sanguine, puis Thanatos, à la fin de sa vie, ont provoqué chez lui, de réactions très fortes qui ont été le véritable déclencheur des grandes périodes de son oeuvre. (...) Sa transfusion sanguine , en 2000, à la suite d'un cancer, donnera la série "Rouge, le sang, c'est la vie"; puis l'imminescence de la mort qu'il a voulu affronter droit dans les yeux provoquera ses "Passe-porte" et ses "Ici, ailleurs", où la clairvoyance se conjugue avec humour."
Alain Margaron, 2010
Extraits :
"Le rouge foncé a le pouvoir d'attirer vers le centre; clair, il expose dans toutes les directions. D'où le choix d'un rose ambigu comme le rose quinacridone qui est à la fois lumineux et sombre. Voir rouge, c'est le bonheur de vivre passionnément, avec une bonne colère de temps en temps, ce qui est le cas ici !"
Entretien de René Duvillier avec Alain Margaron