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Galerie Alain Margaron 5, rue du Perché 75003 Paris

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René Duvillier -

René Duvillier - 20 €

Catalogue publié aux Edition Musée de Morlaix à l'occasion de la Rétrospective "René Duvillier, 1954 à 1989" - 1989

Avant propos écrit par Philippe le Guillou - Textes de G.Gassiot-Talabot, Alain Alexis Avila - 64 pages, format : 30 x 22 cm - Edition Musée de Morlaix

Cet ouvrage est disponible à la Galerie. Si vous souhaitez, toutefois, le commander, veuillez nous adresser un chèque d'un montant de 24 euros ( prix du livre TTC : 20 euros + 4 euros frais port ), libellé à l'ordre de la Galerie Alain Margaron (adresse postale : 5 rue du Perche 75003 Paris). Nous traiterons votre commande dans les meilleurs délais.

 

René Duvillier (1919 - 2002)

Né d’un père professeur de dessin, René Duvillier entre en 1935 à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris (atelier de Charles Guérin, élève de Gustave Moreau), mais s'affirme néanmoins autodidacte, attribuant à cette école le seul mérite " d'apprendre ce qu'il ne faut pas faire ".

Excluant toutes formes de courants ou d’appartenances, Duvillier sera un « homme de rencontres, de déclenchements, de chocs" (la découverte de la mer, le premier voyage en avion Paris-New York, la maladie). Rencontre déterminante avec Charles Estienne en 1952, critique influent, qui l’intégrera dans le cercle des « Peintres de la nouvelle Ecole de Paris » (Degottex, Hartung, Lapicque, Poliakoff) ; s’ensuivra, en 1953 une exposition déterminante pour René  Duvillier, avec Degottex, Marcelle Loubchansky et Messagier, à la Galerie l’Etoile scellée.

Doué d’une énergie hors du commun, René Duvillier est mort le 5 septembre 2002, à 83 ans. A la fin de sa vie, fatigué par la maladie, il se tourna alors vers le support papier, et dessina dans l'urgence un ensemble de pastel gras bouleversants. Des apparitions, tantôt rassurantes, tantôt effrayantes. Des visions fugitives qu'il nomma " Rencontres avec l'ailleurs ".

 

L'oeuvre

"La vie de René Duvillier, intense, passionnée, où le déchaînement des éléments, Eros, une transfusion sanguine, puis Thanatos, à la fin de sa vie, ont provoqué chez lui, de réactions très fortes qui ont été le véritable déclencheur des grandes périodes de son oeuvre. (...) Sa transfusion sanguine , en 2000, à la suite d'un cancer, donnera la série "Rouge, le sang, c'est la vie"; puis l'imminescence de la mort qu'il a voulu affronter droit dans les yeux provoquera ses "Passe-porte" et ses "Ici, ailleurs", où la clairvoyance se conjugue avec humour."

Alain Margaron, 2010

 

Extrait

"Cette peinture que l'on sent attachée à l'expérience vitale, au détail même de l'évènement est la moins phénoménale : elle intéresse tout un ensemble de forces cachées, elle déplace vers l'intériorisation, l'invisible, la non-apparence, et oblige toujours à saisir la respiration du monde au-delà des cycles aériens, le regard au-delà de l'oeil, et la "jouissance de l'espace" au-delà d'une figuration sexuelle dans laquelle on ne pourrait voir, à une lecture trop restrictive, qu'u jeu de spasmes et d'effusions circonscrits à un territoire charnel où les représentations parlent d'évidence, où les complémentaires s'expriment selon une symbolique aussi ancienne que la création."

G.Gassiot-Talabot

 

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