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Galerie Alain Margaron 5, rue du Perché 75003 Paris

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Dado

Dado est montré à la galerie Alain Margaron régulièrement depuis 1993. "Je connaissairs Dado depuis longtemps et possédais des oeuvres de lui...

Parmi les oeuvres de Dado à la galerie Alain Margaron

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Dado est montré à la galerie Alain Margaron régulièrement depuis 1993. "Je connaissais Dado depuis longtemps et possédais des œuvres de lui. Ce très grand artiste est un peintre passionnant, parfois affectueux, mais parfois assez imprévisible.   Et on ne trouve guère chez Dado que la production en cours. Tout le reste, il l’a vendu ou retravaillé, parfois sans fin.

Nous avons fait Dado et moi un bout de chemin en exclusivité, ensemble,  pendant deux ans, en préparation d’une exposition et d’un catalogue. Et je continue comme par le passé à acheter des œuvres qui me paraissent les plus intéressantes, à en exposer, à en prêter à des musées, comme aux Abattoirs de Toulouse lorsqu’ils ont organisé l’exposition de Dado-Réquichot (un autre peintre que j’aime beaucoup), ou au musée de Sérignan.

Je suis très interessé  chez Dado, derrière sa violence agrémenté assez souvent d'humour, par la qualité de ses constructions, très sophistiquées, comme on peut en retrouver dans les oeuvres de Bach qu'il affectionne. Un gage incontestable de pérénnité. Je suis touché également par quelque chose de personnel lié à son enfance. J’y sens comme le personnage du Tambour, le héros du roman de Günter Grass, cet enfant qui refuse de grandir et qui embête les adultes parce qu’il est révolté contre leur monde.

Au Monténégro, Dado a été traumatisé le jour où, arrivant à l’école, il y a trouvé des pendus. La vision qu’il porte sur l’histoire, sur les horreurs dont l’homme est l’auteur, est profonde. C’est une vision violente et non aseptisée qu’il a exprimée bien avant beaucoup d’autres et avec plus de force. Un dimanche où j’étais chez lui, je l’ai vu dans tous ses états, incapable de prolonger la conversation, alors  que je devais acheter des tableaux, parce qu’il avait appris qu’une jeune femme qu’il ne connaissait pas, venait d’être gravement accidentée sur l’autoroute près de chez lui.

Dado a représenté le Monténégro à la Biennale de Venise en 2009.  Nous lui consacrons une nouvelle exposition à la galerie en juin 2010. Alain Margaron 

 

Biographie

1933

Miodrag Djuric, dit Dado  naît le 4 Octobre à Cetinje au Monténégro (Yougoslavie)

1944

Mort de sa mère. Recueilli par son oncle peintre, il vit en Slovénie, à Ljubljana, ville baroque de l’ancien empire austro-hongrois

1951

Dado fréquente l'Ecole des Beaux arts de Belgrade, où il suit les cours de peinture de Marco Celebonovic, qui l'encourage dans son travail

1952

Dado termine sa formation à l'Ecole des Beaux arts de Herceg Novi (Monténégro). Il réalise des peintures d’inspiration baroque dans l'église du pays

1956

Première exposition au Salon de Rijeka (Croatie) aux côtés d’artistes français. Marco Celebonovic l’aide pour son départ à Paris le 15 Aout. Peu de temps après, Dado travaille dans un atelier de lithographie où il rencontre Jean Dubuffet et Roberto Matta

1957

Kalinowski lui fait rencontrer Daniel Cordier qui devient son marchand. James Speyer lui achète son premier tableau. Il quitte Paris pour Courcelle-les-Gisors où il peut désormais et uniquement se consacrer à la peinture

1958

Première exposition personnelle à la Galerie Daniel Cordier. Dado rencontre Jacques Dauchez, Jean Dewasne, François de Liancourt et Bernard Réquichot dont il devient l’ami

1960

Dado s’installe dans un ancien moulin, à Hérouval, près de Gisors. Réquichot lui rend régulièrement visite en fin de semaine

1961

Dado est profondément affecté par la mort de Réquichot. Cette année est aussi celle d’une nouvelle exposition à la Galerie Cordier

1962

Dado séjourne trois mois à New York et y rencontre Hessie, artiste peintre cubaine qu’il épouse, devenant ainsi le père adoptif de ses deux enfants Yasfaro et Domingo. Visite de Hans Bellmer et de sa compagne Unica Zürn à Hérouval

1964

Dernière exposition à la Galerie Codier qui annonce peu après sa fermeture

1965

Hans Bellmer amène André François Petit à Hérouval. Une collaboration s’établit jusqu’en 1970. Naissance de Yanitza, dont Unica Zûrn devient la marraine

1967

Premier achat de l’état : une peinture Hérouval (1967) et une grande fresque (1966) entrent dans les collections du Fond National d’Art Contemporain. Sur les conseils d’ André François Petit, Dado commence à graver ; il exécute ses premières planches avec l’aide d’Alain Controu

1968

Premières lithographies tirées à quelques exemplaires qu’il offre à ses amis ; Naissance de Malcom. Michel Leiris visite son atelier. Roland Penrose lui achète un tableau

1970

Exposition rétrospective au Centre National d’Art Contemporain à Paris, où Dado montre sa voiture, une traction avant, recouverte d’ossements peints

1974

Dado suit une mission médicale avec le frère de J-F Jaeger, le Docteur Georges Jaeger en Centre Afrique chez les pygmés. Une collaboration commence avec les frères Aberbach dont la galerie est située à New York

1976

Dado fait don au Musée National d’art moderne du Dyptique d’Hérouval (1976) ; le dyptique de Montjavoult (1977) entre dans les collections du Solomon R.Guggenheim Museum à New York. Intérêt grandissant pour la bibliophilie avec la réalisation des premières illustrations du Livre de Job

1978

La Scaler Foundation fait don d’une œuvre ancienne de l’artiste Le Massacre des Innocents (1958), au Musée National d’Art moderne , Centre Georges Pompidou. Jusqu’aux années 1980, Dado se consacre essentiellement à l’art graphique : dessins, gravures, collages

1982

Dado travaille toute l’année à l’atelier Lacourière-Frélaut à Paris où il grave seize cuivres qui donnent naissance à une centaine d’états.

1983

Grand Prix étranger de gravure à Varna (Bulgarie).Voyage en famille à Varna, Sofia, puis Istanbul

1984

L’atelier d’Hérouval est à nouveau remplie de tableaux. Rétrospective de ses œuvres à partir de 1961 au Musée Ingres à Montauban. Mort d’Henri Michaux que Dado estimait énormément

1985

Sa fascination pour l’univers des invertébrés et sa découverte de Buffon conduisent Dado à créer un ensemble de tableaux "aquatiques" recouverts d’une vitre, présentés à la FIAC

1987

Poursuite des lectures de Buffon.Soixante quinze fauteils peints voient le jour, envahissant l’atelier jusqu’à saturation. Dado peint également quelques grands tableaux : Le grand Duc, L’Azuréen, Le Sizerin, Les Forges de Buffon

1988

Dado se lie d’amitié avec Pierre Bettencourt  (un proche ami d’Henri Michaux) qui écrit pour l’artiste le texte du catalogue de son exposition en hommage à Buffon ("Buffon naturalisé "). Cette année est aussi celle de l’incendie de l’atelier d’Hérouval. Dado reprend son travail dès le lendemain et réalise un ensemble de sculptures polychromes composées d’objets et d’éléments domestiques rendus inutilisables par le feu

1989

Une importante salle est consacrée à Dado lors de l’exposition de la Donation Daniel Cordier au Centre Georges Pompidou . Séjour à Calcutta à l’automne; réalisation de dessins en couleurs à partir de planches anatomiques indiennes

1991

Création d’un "anti-musée" Dado à Cetinje, ville natale de l’artiste

1992

Premiers séjours dans l’Aveyron à Bez de Naussac (près de Villefranche-de-Rourgue) dans une maison de village. Dado aménage un atelier dans la maison et se sert de vieux draps comme support pour ses toiles

1993

Dado réalise les décors de Tamerlano de Haendel, pour l’opéra de Karlsruhe

1994

Dado investit "les Orphelières", domaine vinicole désaffecté, situé près de Sérignan. L’artiste y séjourne régulièrement jusqu’en 1999 et y réalise des peintures murales et des sculptures objets. Ainsi débute le travail "hors atelier" de Dado

1995

Sa collaboration avec Pierre Bettencourt se poursuit et un nouvel ouvrage de bibliophilie voit le jour "Les négriers jaunes"

1996

Décors pour le Llanto de F.G Lorca, représenté en Février au Théatre impérial de Compiègne, réouvert depuis peu. Dans l’imprimerie de sa sœur, Dado commence à réaliser des collages numériques à partir de photos du Docteur Alibert, dermatologue

1998

Dado achève Tikal, toile dont le Centre Georges Pompidou fera l’acquisition. Il réalise des pots et autres céramiques qu’il installe dans la Pharmacie du Dr Manuel Dufour à Gisors

1999

Dado commence à peindre dans la Chapelle Saint Luc (Gisors) qui date du XIIème siècle

2000

Sonia Criton (DRAC de Rouen) soutient avec efficacité sa démarche à la chapelle Saint Luc. Début d’une collaboration avec Alain Margaron

2001

Dado réalise son premier livre illustré de collages numériques en collaboration avec Alain Jouffroy "La situation est plus grave qu’on ne le croit "

2002

Suite à une collaboration fructueuse avec le fondeur Régis Bocquel, Dado investit le blockhaus de Fécamp, construit vers 1942 par l’occupant allemand. Il y installe des bronzes après avoir orné les murs. Réalisation de L’École de Prescillia, dont il fera don au Centre Pompidou en 2006.

2004

Collaboration avec Matthieu Messagier avec la publication d’un livre de bibliophilie, Une clarté sessile, chez Fata Morgana, illustré de six lithographies originales.

2005

Publication, chez Léo Scheer, de Notes du dehors, manuscrit de Matthieu Messagier enluminé par Dado.

2006

Dado commence à peindre le tableau Suite française. Réalisation de la série Les Oiseaux d’Irène à partir des planches d’un livre d’ornithologie et de reproductions du manuscrit du roman Suite française d’Irène Némirovsky conservé à l’Institut Mémoires de l’Édition Contemporaine (IMEC). Important versement d’archives à l’IMEC.

2007

Achat par le Fonds National d’Art Contemporain de la Suite française (2006-2007).

 

 

Principales expositions personnelles

De 1958 à 1964

Galerie Daniel Cordier

1970

Centre National d'Art Contemporain

1971

Galerie Jeanne Bucher

1973

Galerie Jeanne Bucher

1974

Musée Boymans van Beuningen, Rotterdam

1975

Galerie Isy Brachot, Bruxelles

1981

Cabinet d'Art Graphique du Musée National d'Art Moderne

1984

Musée Ingres, Montauban

Galerie Beaubourg

1985

FIAC (Galerie Beaubourg)

1986

Galerie Beaubourg, Hommage à Buffon

1991

Création d'un Musée Dado au Monténégro

1995

Galerie Beaubourg

1996

Galerie Beaubourg, Château Notre Dame des Fleurs, Vence

1998

Galerie RL, Beaubourg

2002

Galerie Alain Margaron : "La Chapelle Saint-Luc", oeuvres récentes, collages et peintures sur bois. Edition d’un catalogue.

Février à mai 2002

Musée des Abattoirs à Toulouse : "Dado-Réquichot, la guerre des nerfs". Edition d’un catalogue

2006

Galerie Alain Margaron, "Dado, le choix de la galerie de 1957 à 2005"

2007

Galerie Beaubourg, 2 expositions de Dado dans le Marais à Paris

Galerie Alain Margaron à Nice, "Dado, peintures, collages, gravures de 1957 à 2003"

2009

Biennale de Venise. Dado représente le Monténégro.


Collections publiques

Fonds National d’Art Contemporain

Bibliothèque National, Paris

Centre National d'Art Contemporain, Paris

Centre Georges Pompidou, Musée national d’Art moderne, Paris

Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Musée d’Art Moderne, Saint Etienne

Musée Boymans van Beuningen, Rotterdam, Pays Bas

Musé de l’Université Brandeis, Boston, USA

Art Institue , Chicago, USA

Solomon R. Guggenheim Museum, New York, USA

Stedelijk Museum, Amsterdam, Pays Bas

Musées Royaux de Belgique, Bruxelles, Belgique

Musée d’Art Moderne de Belgrade

Musée des Beaux Arts de Cetinje


Bibliographie (sélection)

2002

"Dado-Réquichot, La guerre des nerfs" - Textes d'Alain Mousseigne, Catherine Gaich, Alfred Pacquement, Alain Jouffroy, Pierre Bettencourt, Michel Giroud, Daniel Cordier - Entretien de Dado avec Amarante Djuric - Edité par le Musée des Abattoirs de Toulouse à l'occasion de l'exposition "Dado-Réquichot, La guerre des nerfs", du 22 février au 26 mai 2002

2002

Dado,"La Chapelle Saint Luc" - Préface d'Alain Margaron, textes de Bernard Noël, entretien de Dado avec Amarante Djuric - Publié par les Editions Alain Margaron.

 

Parus dans la presse

 

 

Les artistes