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Mardi au samedi de
11h à 13h - 14h30 à 19h30
Fermée en août
Catalogne, 1899 - Moutiers, 1969
Parmi les oeuvres de Boix-Vives à la galerie Alain Margaron
Anselme Boix-vives, peint à la fin de sa vie, de 1962 à 1969.
Représenté par la galerie Alain Margaron depuis 1993.
Principales expositions personnelles : Kunsthalle de Berne par H. Szeemann (1964); Galeries Denise Breteau, Alice Pauli (Lausanne), Daniel Varenne (Genève), Lefebre et Luise Ross (New-York), Charlotte (Munich), Zimmer (Düsseldorf) ; Musées de Laval Besançon, Alençon ; Halle Saint-Pierre.
Derniers livres publiés :
- Anselme Boix-Vives, l’aménagement du monde, texte de Emmanuel Daydé (Alain Margaron Editeur, 2009) ;
- Catalogue raisonné, deux volumes, par Valérie Boix-Vives.
Exposition à la galerie « Boix-Vives et la nature » du 16 mai au 22 juin 2013.
"J’ai eu la chance d’exposer très vite cet artiste que j’aimais depuis longtemps, qui était déjà mort à cette époque . Ancien berger catalan, illettré, Anselme Boix-Vives est venu à l’âge de 15 ans en France pour mieux gagner sa vie. D’abord ouvrier, puis marchand de fruits et légumes, il a bien géré ses affaires et prospéré. Il a même investi dans les remontées mécaniques de Courchevel. Homme d’affaires habile par certains cotés, Anselme Boix-Vivesl avait un idéal qu’il a poursuivi toute sa vie, un idéal humaniste et utopiste, un rêve de paix universelle dont il rédigea le manifeste pour l’envoyer aux grands de ce monde.
Vers soixante ans, lorsqu’il passa la main pour son épicerie, Boix-Vives se mit à peindre. Il l’a fait tout de suite avec force, originalité et efficacité, en puisant dans notre inconscient collectif des formes proches de l’art aborigène, mais aussi en retrouvant dans sa propre mémoire les traces de notre culture occidentale. Il s’agit de l’oeuvre d’un homme qui a su « voir » toute sa vie, pas seulement la nature, les plantes, les fleurs, les animaux, les fruits qu’il vendait, mais la beauté des chapelles baroques de Haute Savoie et l’art médiéval catalan. Son imaginaire s’appuie sur un solide sens de l’observation. Boix-Vives a développé une œuvre remarquable et vite remarquée, par André Breton, Corneille ou encore Harald Szeeman qui dès 1964 exposait cinquante six de ses gouaches auprès de Louise Nevelson et de Hunderwasser à la Kunsthalle de Berne en Suisse.
Son œuvre s’étale sur une période courte, huit ou neuf ans. Tout semble naître et croître sous nos yeux, les plantes et les fleurs s’épanouissent, les oiseaux prennent leur envol, tout frémit, c’est merveilleux. La rétrospective d'anselme Boix-Vives en 2009 (en même temps que Macréau) au musée de la Halle Saint Pierre à Paris et le livre écrit par Emmanuel Daydé , « L’aménagement du monde », ont dévoilé toutes les facettes de son oeuvre, de la figuration à l’abstraction , celles d’un peintre qui ne peut manifestement pas être cantonné dans les limites de l’art brut."
- Alain Margaron - (extrait "Un lieu pour voir", 2009)
Biographie détaillée
Cinquième d'une famille de neuf enfants, Anselme Boix-Vives est né le 3 janvier 1899, près de Morella, province de Castellon de la Plana, Espagne.
Enfant, il ne fréquente aucune école, n'apprend ni à lire ni à écrire. Avec ses frères, il garde les moutons avant d'émigrer en France à l'âge de 18 ans, où la vie offrait de meilleures chances.
Arrivé en Savoie en décembre 1917, il est employé aux aciéries d'Ugine et à la même époque débute dans le commerce des fruits et légumes au moyen d'une voiture à bras. Il devient vite son propre patron et s'installe dans un premier temps à Brides-les-Bains, puis à Moûtiers en 1928, où il ouvre un magasin de primeurs qui lui permettra de connaître une relative prospérité.
En marge de son travail, ses pensées d'humaniste bienfaiteur, son rejet des armes et de la guerre et enfin l'horreur éprouvée en 1926 en Avignon face au défilé de soldats mutilés, le conduisent à imaginer un monde idéal, où notre planète serait un éden pour tous. Son premier manifeste paru en 1955, Union mondiale, le seul moyen de sauver la civilisation, annonce déjà ses visions paradisiaques.
À la veille de sa retraite, à l'invitation de son fils Michel, Boix-Vives entre en peinture, libérant d'un seul coup le réservoir de son imaginaire et surtout de tout ce qu’il a pu observer sa vie durant, en particulier les paysages, les fleurs, les chapelles. Pendant sept ans, jusqu’à sa mort, sa création sera intense.
Michel, en relation avec le milieu artistique, fait circuler les œuvres de son père à Paris.
En 1963, Anselme Boix-Vives reçoit une lettre d’André Breton qui manifeste le plus vif intérêt pour ses gouaches.
En 1964, la gouache acquise par André Breton, « Mode à Paris », fait la une de couverture de son journal « La Brèche, Action Surréaliste ».
En mars 1964, Anselme Boix-Vives expose pour la première fois à Paris à la Galerie Denise Breteau ( qui le montrera également l’année suivante); deux mois plus tard, il est présenté à la Kunsthalle de Berne et il termine l'année à la Galerie Charpentier dans le groupe des Primitifs d'aujourd'hui.
À partir d'avril 1965, Anselme Boix-Vives utilise le Ripolin, qu'il découvre grâce à la marchande de couleurs de Moûtiers qui lui avait fait cadeau d'une série de pots invendus.
En 1966, il est exposé à la galerie Alice Pauli à Lausanne, à la Lefebre Gallery à New York ; en 1967 à la galerie Schloss Remseck à Stuuttgart en Allemagne et en 1968 au Musée- Château d’Annecy.
Anselme Boix-Vives meurt le 24 août 1969 à Grenoble.
Parmi les expositions individuelles posthumes: Galerie Alice Pauli, Lausanne; Musée du Vieux-Château, Laval; Musée des Beaux-Arts, Besançon ; Musée des Beaux-Arts, Alençon; Musée du Vieux-Château, Laval; l’Aracine, Musée d’Art Brut, Neuilly- sur- Marne; Manoir de la ville de Martigny; Galerie Daniel Varenne, Genève ; Musée Mainssieux, Voiron; Luise Ross Gallery, New York; Galerie Charlotte, Munich; Galerie Zimmer, Düsseldorf.
La galerie Alain Margaron lui a organisé une première exposition personnelle en 1995 et montre son oeuvre régulièrement depuis.
En mars 2007, l'exposition "J'ai le monde à peindre" à la Galerie Alain Margaron à Paris
En 2009, Boix-Vives fait objet d'une rétropective au musée de la Halle Saint-Pierre du 2" mars au 28 août et d'une exposition " L'Aménagement du monde " à la Galerie Alain Margaron du 14 mai au 4 juillet.
En 2011, "L'Univers enchanté d'Anselme Boix-Vives" à la Galerie Alain Margaron
Bibliographie (sélection)
" L'aménagement du monde " chez Alain Margaron Editeur. Texte de Emmanuel Daydé ( Cliquez-ici )
2001
"Anselme Boix-Vives", Musée Mainssieux, Voiron, 16 Septembre - 14 Janvier 2001
2000
"Folies de la beauté", Musée Campredon, l'Isle-sur-la-Sorgue, 8 Juillet-22 Octobre 2000
"Outsider Art - Collection Charlotte Zander", Museum Charlotte Zander, Schloss Bönnigheim (Allemagne), 19 Mars- 3 Septembre 2000
1999
"Masters of the margin", Museum de Stadshof, Zwolle (Pays Bas), 9 Octobre 1999 - 6 Mars 2000
1998
"Séraphine, Aloïse et Boix-Vives. Aux frontières de l'Art naïf de l'Art brut", Musée International d'Art Naïf Anatole Jakovsky, Nice , 4 Juillet - 30 Septembre 1998
1997
Collection Arnulf Rainer, Museum De Stadshof, Zwolle (Pays Bas), 21 Septembre 1996 - 16 Février 1997
"De l'Art Brut à la Création Franche", Collection Philippe Eternod et Jean-David Mermod, Lausanne, Site de la Création Franche, Bègles, 5 Avril - 27 Juillet 1997
1994
Anselme Boix-Vives dans les collections suisses. Le Manoir de la ville de Martigny, 25 Septembre - 30 Octobre 1994
Monographies
2003
"Boix-Vives 1962-1964 - Vol.I", Catalogue raisonné - Monographie, Valérie Boix-Vives et Marie-Caroline Sainsaulieu, Paris, Editions de la Différence
"Boix-Vives 1965-1969 - Vol.II", Catalogue raisonné - Monographie, Valérie Boix-Vives et Marie-Caroline Sainsaulieu, Paris, Editions de la Différence
1999
"Anselme Boix-Vives or the glorious work. The story of his life", Marie-Caroline Sainsaulieu, traduit en français par Jennifer Pinto-Safian, Lausanne, Editions Acatos
Parus dans la presse
