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Galerie Alain Margaron 5, rue du Perché 75003 Paris

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Fred Deux au XXIe siècle -

Fred Deux au XXIe siècle - 25 €

Préface d'Alexandre Grenier

80 Pages, 40 illustrations en couleurs

Format 24 x 17 cm

Alain Margaron Editeur

Cet ouvrage est disponible en Librairie. Si vous souhaitez, toutefois, le recevoir par la poste, veuillez nous adresser un chèque d'un montant de 29 euros ( prix du livre : 25 euros + 4 euros frais port ), libellé à l'ordre de la Galerie Alain Margaron (adresse postale : 5 rue du Perche 75003 Paris).
Nous traiterons votre commande dans les meilleurs délais.

 

Rien n’est plus simple que de dessiner. Dans les gestes qui l’accompagnent. Rien n’est plus difficile que de se heurter au mur des mots. Alors commencent à travers les lignes les questions. Tout ce qui pince, coince, les pièges invisibles.
Le sublime, insupportable nœud, serre son lacet autour de la gorge. Il faut tenir fermement le crayon, serré entre le pouce, l’index et le médium, pour hasarder un geste. C’est ce que j’ai fait avec ce dessin. Il ouvre – devrait m’ouvrir – un espace espéré depuis des mois. Celui où je serais libre. Mais il n’y a plus de miracle à attendre. Je me suis guéri de ces subtilités. J’aime mieux les cendres.

 

Les extraits de livre Fred Deux au XXIe siècle.

 

Savoir attendre

Je cherche le crayon qui conviendrait.

Sans savoir ce qu’il recouvrira.

Autant de mal à respirer qu’à découvrir les yeux fermés où se trouvent

les paupières secrètes.

Un besoin de creuser qui se fane. Un besoin de pousser la mine vers l’inconnu qui s’échappe.

Depuis mon premier dessin, comme une bête affamée qui ne déniche rien.

Ma vie n’aura été qu’un peu d’eau pour un peu de soif. C’est peut-être assez pour continuer.

 

Extraits de la préface par Alexandre Grenier.

« Fred Deux au XXIè siècle », c’est d’abord la reconnaissance d’un grand artiste qui s’affirme : exposition individuelle au cabinet d’art graphique du Centre Georges Pompidou, à Paris en 2004 avec édition d’un livre/catalogue ; exposition individuelle au Musée de la Halle Saint-Pierre, à Paris en 2009. C’est aussi la poursuite d’un œuvre commencée soixante ans auparavant, avec un retour marqué à la « tache » en couleurs, qui donne une nouvelle dimension aux dessins.

L’œuvre de Fred Deux compte parmi les plus singulières et les plus secrètes de ces cinquante dernières années. Fondée sur une pratique obsessionnelle du dessin, elle s’est déroulée en marge des grands courants de l’art contemporain, tout en étant défendue par de grands collectionneurs, de grands marchands (Daniel Cordier, Jeanne Bucher) et des musées qui en ont assuré la diffusion.
Depuis 2000, Fred Deux est représenté par la galerie Alain Margaron.

Des dessins allant de 2006 à 2010, font à la fois l’objet de cette nouvelle exposition et la parution d’un livre « Fred Deux au XXIè siècle » chez Alain Margaron éditeur comprenant des écrits accompagnés d’une quarantaine d’œuvres de F.D., avec une préface d’Alexandre Grenier dont voici quelques extraits :
« À l’aube de ce siècle qu’il aborde dans la continuité du précédent, comme si cette barrière arbitraire ne pouvait en aucun cas être une borne dans son œuvre, Fred Deux continue son chemin, comme si les traits inlassablement tracés depuis plus de plusieurs décennies n’avaient jamais de fin. (…) Abordant la tache comme on aborde un nouveau continent, en ce faisant Fred Deux revient à ses origines, comme Ulysse de retour au pays abordait, après un long périple, l’île de son départ, les rivages de Calypso.
La comparaison avec l’Odyssée n’est pas fortuite, car il y a de l’Ulysse dans Fred Deux, Ulysse aux mille aventures, aux multiples facettes, aux grandes explorations. L’un les fit sur les mers, l’autre ici, dans sa maison du centre de la France, les a vécues sur le papier en une exploration graphique profonde et intense (…).  Et puis le voilà, presque apaisé, à donner à la couleur la place qui ne lui était jamais vraiment reconnue, comme une brume se levant, le bout d’un tunnel, le sortir d’une longue mer agitée, il nous propose une vision autre de son art, en ne se démentant point toutefois. Le trait est toujours sûr, et les textes – sorte de journal intime et poétique des sensations – du moment – qui sont une part importante et indispensable de son propos sont en complète osmose avec sa main. Il était donc d’importance qu’ils accompagnent ici les dessins auxquels ils sont liés. »

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