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Galerie Alain Margaron 5, rue du Perché 75003 Paris

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Karl Godeg L'alchimie de la lumière, 2005 -

Karl Godeg L'alchimie de la lumière, 2005 - 25 €

Livre publié par les Editions L’atelier des Brisants - 2005

Préface de Jean-Jacques Aillagon. Textes de Fred Deux, Sepp Hiekisch-Picard, Alain Margaron – 91 pages, 60 illustrations couleur – Format : 24 x 17 cm

Cet ouvrage est disponible en Librairie et à la galerie. Si vous souhaitez, toutefois, le commander directement à la Galerie, veuillez nous adresser un chèque d'un montant de 29 euros ( prix du livre TTC : 25 euros + 4 euros frais port ), libellé à l'ordre de la Galerie Alain Margaron (adresse postale : 5 rue du Perche 75003 Paris). Nous traiterons votre commande dans les meilleurs délais.

 

Sepp Hiekisch-Picard est conservateur et Directeur adjoint du Musée de Bochum en Allemagne. Il est à l'origine de nombreuses expositions et publications sur l'art moderne et l'art contemporain, notamment de monographies sur Peter Weiss, Eduardo Arroyo, Corneille, Fred Deux, André Masson, Gordon Onslow Ford, Woldemar Winkler. Il est aussi par ailleurs l'auteur d'articles sur l'art brut, le surréalisme, CoBrA, Matta, Louis Pons, Unica Zürn.

 

Karl Godeg (1896-1982)

Karl Goged est né en 1896 à Reichenbach, en Allemagne. Karl commence très tôt à dessiner et, réalise, à 14 ans, les portraits de la plupart de ses camarades. Etudie en 1919 à l’Accadémie des Beaux-Arts de Berlin. En 1952, il affirme son talent de portraitiste avec une importante série de dessins de stars de cinéma, théatre et de danse. Mais ce n’est qu’en 1955-65 que l’artiste conçoit son oeuvre la plus personnelle (abstraction et Goldbilder). Suite à l’accident de son épouse Thekla, Godeg se retire progressivement de la scène artistique allemande et décède à l’âge de 86 ans.

 

L’oeuvre

L’évolution artistique de Godeg l’a conduit, dans les années 50, après quelques tableaux « surréalisants » à une expression très personnelle de l’abstraction lyrique qui devait se prolonger dans ses Goldbilder (« peintures d’or »), marquées par la spontannéité du geste dynamique. Les années 1955-1965 furent les années les plus heureuses de l’artiste : il s’était enfin trouvé. Les peintures de Godeg, à cette époque, sont stylistiquement influencées par le surréalisme aussi bien que le tachisme. Venues des profondeurs sombres de l’arrière plan s’y développent les forces imagées de la couleur, pour apparaître dans l’éclat de la lumière.

 

Extrait
" J'ai rencontré l'oeuvre de Godeg dans la galerie d'Alain Margaron dont les choix sortent des sentiers battus. L'oeuvre de Godeg m'a tout d'abord étonné. Elle m'a très rapidement impressionné. Qui était Godeg ? Je n'en avais jamais entendu parler. Je n'avais vu ses oeuvres dans aucune exposition et, pour autant que je m'en souvienne, dans aucun musée. Et pourtant, sur les cimaises de la galerie, l'oeuvre était là, forte, pertinente, audacieuse. Ces peintures ouvrant sur la toile des ciels tourmentés et verts comme ceux du Greco dans sa vue de Tolède me rappelaient tout un pan du travail de Zao Wou-Ki que j'apprécie et respecte tant. L'usage de l'or rejoignait dans un parti pris esthétique et philosophique totalement différent, celui qu'en faisait, au même moment, de façon iconique, Yves Klein.
Godeg n'avait pas pour moi d'histoire. Je n'en savais rien, mais il avait une oeuvre qui en faisait à mes yeux un artiste digne d'être connu.
Alain Margaron allait m'éclairer sur sa vie cette vie témoin, acteur, victime de l'histoire
d'un pays et d'un siècle. La vie de Godeg se déroule entre le règne funeste de Guillaume II et l'avènement à la chancellerie de la République Fédérale d'Allemagne d'Helmut Kohl.
Il aura connu la guerre de 14-18, les combats de Verdun où il fut blessé, l'avènement du Nazisme et la chape de plomb que ce régime allait faire peser sur les Hommes, les idées et la création, la guerre encore, celle de 39-45 qui le mobilisa, une fois encore, sur le front français ou, plus exactement, dans l'occupation de la France défaite, à Paris et en Bretagne, la défaite, à son tour, de l'Allemagne, son occupation et sa partition, la partition de Berlin où il vivait, à Charlottenburg, et dont il n'aura pas connu la réunification, en 1989. Il est, en effet, mort en 1982.
Cette vie, cette ceuvre, sa faible reconnaissance par les institutions, par le marché de
l'art ne pouvaient que me donner à réfléchir, une nouvelle fois, sur les caprices, sur les aveuglements, sur l'arbitraire de l'histoire de l'art, reflets de ceux de l'histoire en général, mais aussi sur le fait que l'histoire sait toujours reconsidérer ses points de vue, ses certitudes, ses choix, sur le fait que tant qu'il reste une trace, l'histoire peut encore être faite ou refaite, en tout cas réécrite, qu'elle se délecte d'ailleurs de ses repentirs, de ses redécouvertes. Elle est capable de rédemption ".


Jean-Jacques Aillagon

 

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