5, rue du Perche 75003 Paris
Tél. : +33 (0) 1 42 74 20 52
Fax : 33 (0) 1 42 74 20 89
M° Filles du Calvaire L8
ou St Sébastien Froissart L8
Mardi au samedi de
11h à 13h - 14h30 à 19h30
Fermée en août
La Galerie Alain Margaron, créée en 1993, met un point d’honneur à n’exposer que des artistes avec lesquels elle travaille si possible, et dans la plupart des cas, en exclusivité (suivant un accord avec l’artiste ou ses ayants droits), ou en tout les cas, comme marchand principal. Nous refusons de proposer à la vente des artistes dont nous n’aurions que quelques œuvres, afin de garantir à l’acheteur un vrai travail de sélection préalable et pouvoir lui proposer suffisamment d’œuvres pour qu’il puisse choisir au mieux, dans toutes les périodes, les supports, les formats, parmi celles qui nous paraissent les plus intéressantes. Avec les années, nous apprenons à connaître de mieux en mieux les oeuvres de ces artistes auxquels nous sommes très fidèles. La quasi totalité des œuvres que nous proposons a été achetées, au préalable, à l’artiste, à ses ayants droits ou à des collectionneurs.
Pour mieux faire connaître et aimer « nos » artistes, nous organisons régulièrement, tous les deux ou trois ans, des expositions personnelles à la galerie. Nous participons également à des expositions de musées ou de Centres d’art.
Nous menons par ailleurs une politique active d’éditions. Les éditions Alain Margaron publient régulièrement des livres sur nos artistes, écrits par des spécialistes reconnus et diffusés soit directement par la galerie soit en librairie.
Ces artistes, qui sont-ils ? Abstraits, figuratifs, âgés et reconnus ou, nouveau et en cours de reconnaissance (c’est ainsi que nous avons organisé la première exposition de InSook Hong et bientôt celle de Clara Fierfort), ils semblent qu’ils aient quelque chose en commun, c’est que leurs œuvres dégagent toutes une certaine émotion.
Une galerie, pour quoi faire ?
"J’ai quitté la banque en 1990 pour exercer mon métier de marchand d’art, d’abord « en chambre » et dans quelques lieux institutionnels. J'ai ainsi ouvert la Galerie rue du Perche, à Paris, en 1993. Ma propre expérience montre qu’une galerie reste un lieu indispensable « pour voir », pour reprendre l’expression de Bernard Noël. Sans elle, je n’aurais jamais réussi à faire découvrir ou redécouvrir et surtout aimer les artistes que je préfère. Mon refus à ce jour de participer à des foires nous donne un positionnement un peu particulier. Et il m'a permis de garder une grande liberté dans le choix de nos artistes.
Je me suis intéressé en priorité mais pas exclusivement à des artistes plus âgés mais qui n’étaient pas ou plus à ce qui aurait du être leur niveau de reconnaissance et donc de prix. Beaucoup sont nés dans les années 20 ou 30. Je l’ai fait à la fois parce que je les aimais et parce qu’ils avaient besoin de moi.
Bien sûr, je me suis ainsi heurté de plein fouet aux tendances du marché et n’ai pas pris le chemin le plus facile pour vendre. Mais pour moi qui aime avant tout acheter (les œuvres dont j’ai envie), il s’est produit presque un miracle. Mon goût rejoignait les opportunités qui se présentaient et je pouvais apporter quelque chose à mes artistes préférés. Et comme on ne devient pas marchand sans le goût de partager, il m’a semblé que je pouvais aussi apporter quelque chose aux collectionneurs qui étaient sur le même registre intellectuel et de sensibilité que moi : leur permettre d’acquérir, à des prix assez doux, des artistes qui comptent, sur lesquels une reconnaissance peut s’organiser, et de participer ainsi à cette aventure.
Les uns après les autres, ces artistes nous ont rejoints à la galerie. Et je suis resté fidèle à la plupart d’entre eux. Nous avons bien sûr commis quelques erreurs d’appréciation, surtout au début. J’ai l’intime conviction que je défendrai durablement la quasi-totalité des artistes que je montre actuellement. J’ai le sentiment qu’ils sont essentiels et l’envie de les faire aimer. J’achète leurs œuvres avec bonheur, les choisissant une à une comme s’il s’agissait de ma collection personnelle, avec toujours à l’esprit que je pourrais les garder. Ce travail de sélection, et cet engagement au-delà des phrases, puisque nous achetons, est extrêmement important dans nos relations avec les artistes. Beaucoup d’entre eux, et non des moindres, doutent quand ils créent. Notre engagement est un signe fort, nos choix comme nos abstentions autant d’indications discrètes qui nous évitent de critiquer ce que nous aimons moins".
Alain Margaron, 2008 ( extrait du livre " Un lieu pour voir", Alain Margaron Editeur)