Fred Deux est représenté par la galerie Alain Margaron depuis plus de dix ans. Ma rencontre avec Fred Deux, en 1999, a été une étape importante dans la vie de la galerie, qui nous a donné une assise plus institutionnelle.
Parmi les oeuvres de Fred Deux à la galerie Alain Margaron
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"Fred Deux est représenté en exclusivité par la galerie Alain Margaron depuis plus de dix ans. Ma rencontre avec Fred Deux, en 1999, a été une étape importante, dans la vie de la galerie, qui nous a donné une assise plus institutionnelle. Je connaissais et j’aimais l’œuvre de Fred Deux depuis longtemps. Son curriculum vitae était déjà assez impressionnant : musée National d’Art Moderne, centre National d’Art Contemporain, galeries réputées en France, en Suisse et en Allemagne, presse, publications, collections publiques… Un jour, à l’occasion d’une exposition collective de dessins où j’avais choisi des œuvres de Fred Deux qui m’appartenaient, j’ai écrit un court texte sur le carton d’invitation et je le lui ai envoyé. Ce texte l’a touché et il m’a écrit une lettre qui fut pour moi un grand compliment. Quelque temps après, Fred Deux est entré à la galerie. C’était à l’heure du déjeuner. Quand Fred Deux m’a dit son nom, je l’ai, bien sûr invité. L’ambiance a été aussitôt chaleureuse. Il avait quitté sa dernière galerie, je lui ai dit que je serais naturellement heureux de pouvoir le montrer. Il m’a alors tour simplement proposé de venir, la semaine suivante, chez lui, à La Châtre, choisir des dessins.
Cette première visite à son atelier fut émouvante, mais aussi un peu troublante. En effet, dans le premier carton que ferd Deux m’a permis de regarder, les dessins ne m’ont pas tous enthousiasmé. L’enthousiasme n’est revenu qu’au fur et à mesure qu’il m’a montré autre chose, et que j’ai pu faire le choix qui me convenait. Mon attitude réservée et prudente ne lui a pas déplu. Il m’a avoué par la suite qu’il m’avait préféré à un riche marchand suisse à cause de sa manière de choisir les œuvres.
D’une façon générale, dans l’atelier d’un artiste, il ne faut certes pas critiquer, car la critique peut résulter d’une incompréhension et elle peut blesser inutilement, mais il n’est pas souhaitable non plus de tout accepter, de s’enthousiasmer devant des œuvres moyennes. Leur auteur se sentirait incompris. Le but est de détecter celles où l’artiste va le plus loin. L’exercice est assez difficile mais essentiel. C’est là que tout se joue.
Quand ils m’ont mieux connu, Fred Deux, ainsi que son épouse Cécile Reims, m’ont demandé si j’étais prêt à m’engager sur l’ensemble de l’œuvre à long terme. J’ai bien entendu immédiatement dit « oui », et je crois que l’un et l’autre nous ne pouvons que nous en féliciter.
En 2004, Fred Deux a bénéficié d'une exposition au cabinet d'art graphique du Centre Pompidou, avec l'édition d'un beau catalogue. En 2008, plus d'une centaine de ses dessins ont été montrés au musée de la Halle Saint Pierre à Paris. Nous préparons pour la rentrée une nouvelle exposition de ses oeuvres récente à la galerie, en publiant un livre, comme pour l'exposition précédente, en 2007 (Alain Margaron Editeur)". Alain Margaron
Biographie
Fred Deux naît le 1er juillet 1924 à Boulogne-Billancourt, dans une famille d’ouvriers pauvres. La famille Deux vit dans la cave d’un immeuble bourgeois proche de la Seine. Certains hivers, ils sont inondés. Ces conditions de vie ébranlent la santé de l’enfant. Elles forment aussi le noyau biographique autour duquel se développera l’œuvre du futur écrivain et artiste. En 1939, il s'inscrit dans un centre de formation professionnelle et trois ans plus tard travaille en usine comme électricien d’entretien de nuit.
En 1943, Fred Deux s’engage dans le groupe FTP de résistance de l'usine, puis il rejoint le maquis du Doubs. A la Libération, il s’engage dans les goums marocains et fait les campagnes des Vosges, d’Alsace, d’Allemagne.
A son retour en France (1947), Fred Deux s’installe à Marseille. Mariage, naissance d’une première fille. Il trouve un emploi dans la librairie Clary à Marseille. Là il découvre la littérature (Breton, Bataille, Cendrars, Péret, Sade...). Il fonde le sous-groupe des surréalistes de Marseille et se lie avec l’équipe des Cahiers du Sud. Révélation de l’œuvre de Paul Klee. Fred Deux réalise ses premières taches avec de la peinture pour bicyclette ainsi que des impressions (tissu et encre). Il commence à prendre des notes pour ce qui deviendra Les rats, première version de La Gana.
Il se confronte à l’incompréhension de ses proches.
Au cour d’un voyage à Paris (1950), Fred Deux découvre l’œuvre d’Hans Reichel. Il lui rend visite et le regarde travailler. L’année suivante, Karl Flinker, de passage à Marseille, repère ses dessins. Il les montre à Jean Cassou qui leur consacre un texte dans les Cahiers du Sud. Flinker présente ces œuvres à la librairie Martin Flinker à Paris.
Suite à une rechute tuberculeuse, Fred Deux passe plusieurs mois en sanatorium où il peint des taches et où il écrit. Il s’installe à Paris en novembre. Il rencontre André Breton, devient membre du groupe surréaliste, se lie avec Hans Bellmer. Il expose avec les peintres surréalistes, à la galerie de L’Etoile scellée. Mais l’épisode sera de courte durée : dès 1954, Fred Deux s’écarte du groupe.
En 1951, il a rencontré Cécile Reims, graveur, qui est devenue sa compagne.
Assez rapidement, pour des raisons liées tant à la santé de Fred qu’aux exigences du travail artistique, ils décident de vivre en marge de la vie parisienne. En 1957, ils sont à Corcelles, dans l’Ain, où Fred écrit La Gana ; puis en 1959 ils s’installeront à Lacoux, où ils créent un centre d’art contemporain, au Couzat, dans le Berry (1973) et enfin à La Châtre où ils vivent depuis 1985.
La publication de La Gana en 1958, sous le pseudonyme de Jean Douassot, et l'obtention du Prix de Mai, attribué par un jury prestigieux, marquent le début de la notoriété. De nombreux livres suivront, signés Jean Douassot jusqu’en 1971, puis sous le vrai nom de l’artiste. L’aventure littéraire et éditoriale de Fred Deux se poursuit de plusieurs façons : réalisation de livres uniques, enregistrements autobiographiques (A vif, 24 CD audio édités par André Dimanche en 1998), édition du "journal" de l’artiste (Continuum)...
Parallèlement, depuis la première exposition personnelle à la librairie-galerie Le Fanal, Paris, en 1953, la carrière du dessinateur progresse avec ampleur.
Parmi les principales étapes de la carrière de Fred Deux, citons les expositions à la galerie du Dragon, Paris (1959,1969), Daniel Cordier (1962), Alphonse Chave à Vence (de 1971 à 2001), Karl Flinker (1975) et Jeanne Bucher (de 1980 à 1989); ainsi que de nombreuses manifestations institutionnelles : Centre national d’art contemporain, Paris (1972), Musée national d'art moderne, Centre Pompidou (1980), Musée Cantini à Marseille (1989), Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris, musée de l’hospice Saint-Roch à Issoudun, Centre d’art de Beaulieu (1990), musée de Bochum, Allemagne (1995), Musée national d’art moderne-Centre Georges Pompidou, Paris (2004). Plusieurs grandes institutions, comme le Musée national d’art moderne, la Bibliothèque nationale, le musée Cantini de Marseille ou musée de l’hospice Saint-Roch à Issoudun possèdent des ensembles importants d’œuvres de Fred Deux.
Depuis novembre 2001, Fred Deux est représenté par la galerie Alain Margaron, à Paris, qui lui consacre régulièrement des expositions et qui a édité l’Etre éphémère puis Liqueur sacrée, les derniers en date des livres de bibliophilie de l'artiste. Alain margaron Editeur a publié deux livres consacré aux oeuvres récentes de Fred Deux: Traits d'union (avec les Ateliers du Brisant) en 2007 et Fred Deux au XXIème siècle en 2011
Vidéo
Fred Deux chez Alain Margaron
envoyé par emiliacartier.
Princiaples expositions personnelles de Fred Deux
1960
Galerie du Dragon, Paris
1962
Galerie Daniel Cordier, Paris
1964
Galerie Brusberg, Hanovre
Galerie Springer, Berlin
1971
Cycle de 3 expositions particulières Galerie Alphonse Chave, à Vence
1972
Rétrospective au Centre National d'Art Contemporain, Paris
1975
Galerie Karl Flinker, Paris
1976
Galerie La Hune, Paris
1980
Galerie Jeanne Bucher, Paris
1988
Rétrospective de l'oeuvre gravée, SAGA 1988, Grand Palais, Paris
1989-1990
Exposition "Fred Deux, l'oeuvre graphique", Musée Cantini, Marseille
Exposition Musée municipal d'Issoudun et Chapelle de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris
1993
Galerie Lambert Rouland, Paris
1995
Exposition rétrospective Musée de Bochum, Allemagne, puis Musées de Châteauroux, Montpellier, Charleroi
1997
Exposition au Musée de l'Hospice Saint-Roch à Issoudun, à l’occasion de la publication du Catalogue Raisonné de l’œuvre de Fred Deux gravé par Cécile Reims de 1970 à 1996
Exposition particulière à la Galerie Thessa Herold, Paris
2001
Galerie Alain Margaron "J'imagine, je cherche ", regroupant une cinquantaine d'oeuvres récentes (1994 à 2001)
2002
Musée de l'Hospice Saint-Roch, Issoudun
Juin-juillet 2002
Galerie Alain Margaron, "Dessins - peintures. Livres uniques et recueils d'aquarelles"
2004
Cabinet d’art graphique, Centre Pompidou, "Fred Deux. L’alter ego"
Galerie Alain Margaron, "Parcours 1949-2004"
2006
Galerie Alain Margaron "Fred, Deux-François Lunven, dessins"
Galerie Alain Margaron, "Spermes colorés, spermes noirs"
2007
Galerie Alain Margaron "Oeuvres récentes"; édition du catalogue "Fred Deux, Traits d'union", Collection Alain Margaron, éditions l'Atelier des Brisants
2008
La Halle Saint Pierre : "La ligne de partage"
2008
Exposition Galerie Alain Margaron "Qui sommes-nous?"
2011
Exposition Galerie Alain Margaron "Fred Deux au XXI ème siècle"
Musée de Carcasonne
Collections publiques
Fonds national d’art contemporain , Paris
Musée National d’Art moderne, Centre Pompidou
Cabinet d’art graphique du Musée National d’Art moderne, Centre Pompidou
Centre d’art contemporain, Abbaye de Beaulieu, Ginals
Musée Cantini, Marseille
Bibliographie
2O11
Fred Deux au XXI èeme siècle, Alain Margaron Editeur
2008
" La ligne de partage " Fred Deux, Cécile Reims
Edition Hazan à l'occasion de l'exposition à La Halle Saint Pierre
2007
" Fred Deux - Traits d'union ", peintures et poèmes - Textes de Fred Deux, préface de Manuel Jover, Edition L'Atelier des Brisants dans la Collection Alain Margaron ( Cliquez-ici )
2004
" L’alter ego ", Textes d’Alfred Pacquement et de Pierre Wat, Editions du Centre Pompidou ( Cliquez-ici )
2002
"Fred Deux et Cécile Reims, Une vie", Textes de Alain Jouffroy, Bernard Gheerbrant, Fred Deux et Cécile Reims, Edition du Cercle d’Art, Musée de l’hopice Saint-Roch, Issoudun
1997
"La chair du double", Livre d'art de Bernard Noël, Edition du Cercle d'Art
Parus dans la presse
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Pour voir les livres de Fred Deux Cliquez ici
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« Fred est, dans la vie comme dans l’œuvre, mon compagnon de route. Dessinateur, il me précède. Graveur, je mets mes pas dans les siens, selon ma propre démarche. Je ne suis plus un voyageur clandestin, mais celle qui assume la traduction d’une œuvre qui, par son constant renouvellement, astreint le traducteur- interprète à inventer sans cesse pour rester fidèle par l’esprit à l’original. Il y a à présent plus d’un quart de siècle que je grave les dessins de Fred Deux. »
Cécile Reims (dans Cécile Reims, graveur – Editions Cercle d’art , 2000)
Liqueur Sacrée, 2005
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L'être éphémère, 2003
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Biographie
1929
10 octobre, naissance de Bernard Réquichot, Vègre
1941
Réquichot commence à peindre. Il peint une série de tableaux d’inspiration religieuse, où domine le thème christique.
1945-1947
Bernard Réquichot entre à l’Atelier d’Art Sacré rue de Fürstenberg, puis à l’Atelier Corlin, également à Paris.
1947-1951
Bernard Réquichot fréquente de nombreuses écoles d’art : l’Académie Charpentier en 1947 et 1948, où il rencontre le jeune peintre Jean Criton, les Métiers d’Art en 1949, et les Beaux-Arts en 1950.Il allait aussi, régulièrement à la Grande Chaumière pour dessiner, et il y rencontra Daniel Cordier en 1951.
Réquichot peint la série des grosses bonnes femmes et réalise des dessins au crayon gras et au fusain (nus, drapés, chaussures, crânes, volailles) Période également où il commence à écrire.
1952
Réquichot peint ses premières études de bœuf d’inspiration cubiste.
C’est l’année de son service militaire à Nancy qui enraye dans un premier temps son activité plastique, puis il obtient un atelier.
1931-1954
La rencontre de Réquichot avec Jacques Villon influence sa peinture qui se dirige vers l’abstraction. De 1953 à 1956, il collabore à la restauration de peintures murales de l’église romane d’Asnières-sur-Vègre aux côtés de Mlle Pré, conservateur de musée.
1955
En mars, première exposition personnelle de Réquichot à la Galerie Lucien Durand à Paris. La peinture à l’huile sur toile, carton ou papier est son principal moyen d’expression : Raclage de coulées de peinture épaisse, collages de fragments de toiles déjà peintes, peintures au couteau, projection de peinture. Plutôt que des pinceaux, il choisit parfois une pelle à charbon ou un couteau de boucherie trempé dans la peinture.
Bernard Réquichot exécute également ses premières boîtes, futurs reliquaires, remplies de terre, d’ossements, d’agglomérats de toiles déjà peintes.
1956
Réquichot entreprend ses premiers dessins de spirales, à l’encre à la plume sur papier. Il intègre des collages de fragments de papiers à certaines peintures à l’huile.
1957
En mars, exposition personnelle de Réquichot à la Galerie Daniel Cordier, à Paris.
Systématisation de la spirale se terminant parfois par une impression d’écriture illisible. Approfondissement de la technique du collage que Réquichot nommera papiers choisis, fragments d’illustrations découpés ou déchirés dans des magazines de recettes de cuisine, ou dans La vie des bêtes.
1957-1958
Période très prolifique avec l’utilisation de techniques variées. Réquichot poursuit la série de dessins à spirales avec de l’encre, et des rehauts de gouache ; de même il continue ses reliquaires dont un de grand format (reliquaire au crâne de bœuf).
La série La guerre des nerfs rassemble les trois techniques : spirales, peinture et papiers choisis.
A cette même période, « il exécutait quelques grands tableaux, dont le fond blanc était griffé de traces noires presque imperceptibles.
Il employait la technique originale des vibrations d’un couteau balayant la surface de la toile » d’après Daniel Cordier.
1958
Réquichot fait la connaissance du peintre Dado à la Galerie Daniel Cordier.
1959
Réquichot découvre des anneaux en polystyrène dont l’assemblage par dissolution lui permet d’exprimer dans l’espace ses dessins de spirales. Les anneaux de rideau en polystyrène sont trouvés au Printemps et au BHV avec l’artiste Yolande Fièvre.
Le dimanche, il rend souvent visite à Dado, à Courcelles-Les-Gisors et recherchent ensemble des ossements chez l’équarisseur. « L’équarrissage c’était la culmination de notre amitié » (Dado)
Il réalise de nouveaux reliquaires remplis de différents objets ( chaussures, racines, coquilles d’escargot, toiles peintes et pliées…)
Réquichot séjourne quelques mois à la clinique de Meudon-Bellevue pour dépression nerveuse.
1960
Première toile peinte, collée sur papier et mise en forme, destinée à être suspendue dans l’espace.
Les dessins de spirales de Réquichot, prennent petit à petit une nouvelle forme, elles s’enroulent sur elles-mêmes et « animent la surface par une lecture indifféremment et alternativement en relief ou en creux. Cette incertitude donne à ses figures un dynamisme qui vivifie leur centre compact, d’où naissent des regards obsédants » Daniel cordier.
Le travail d’écriture de Réquichot prend de l’ampleur, notamment par de nombreux poèmes.
1961
Apparaissent les châsses de papiers choisis, où Réquichot colle des fragments de photos de magazines formant des reliefs qui habitent une boîte.
Il achève ses sculptures en anneaux dont trois seulement sont répertoriées.
En novembre, il entreprend une série de sept lettres, en fausse écriture, chacune est titrée. Elles sont destinées à présenter sa future exposition à la Galerie Daniel Cordier.
Dans la nuit du 4 décembre 1961, quarante huit heures avant le vernissage de son exposition, à la Galerie Daniel Cordier, Bernard Réquichot se jette par la fenêtre de son atelier et domicile.
EXPOSITIONS MONOGRAPHIQUES
1955
Galerie Lucien Durand, Paris.
1957
Galerie Daniel Cordier, Paris.
1961
Galerie Daniel Cordier, Paris.
1963
"Réquichot aujourd'hui", Festival de Montauban.
1964
Galerie Daniel Cordier, Paris.
1970
Galerie Krugier et Cie, Genève.
1972
" Douze ans d'art contemporain en France ", Galeries nationales du Grand Palais, Paris.
Rétrospective du mouvement " phases " 1952-1972, à Nice.
1973
Centre national d'art contemporain, Paris.
1976
"Bernard Réquichot: 1929-1961", Musée de l'Abbaye Sainte-Croix, Les Sables d'Olonne.
1977
"Rétrospective", Galerie de la marine, Nice.
1977
Rétrospective Bernard Réquichot, Maison de la Culture de Rennes.
1981
"Rétrospective", Galerie Baudoin Lebon, Paris.
1989
" Donations Daniel Cordier ", Centre Georges Pompidou, Paris,
1995
" Passions privées ", Collection Daniel Cordier, Musée d’Art Moderne, Paris,
1997
"Made in France: 1947-1997. Cinquante ans de création en France", Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris.
2001-2002
" Dado-Lunven-Réquichot ", Galerie Alain Margaron, Paris.
2002
" Paris, Capital of Arts, 1900-1968 ", Royal Academy of Arts, Londres et Guggenheim Museum, Bilbao.
" Dado-Réquichot. La Guerre des nerfs ", les Abattoirs, Toulouse.
2003
" Rolland Barthes ", Centre Georges Pompidou, Paris
2005
" Big Bang ", Centre Georges Pompidou, Paris, "BIG BANG, Destruction et création dans l'art du 20° siècle", Centre Georges Pompidou, Juin 2005 à février 2006.
2009
Réquichot - Lunven, Galerie Alain Margaron
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Cécile Reims a été initiée à la gravure au burin à Paris, à l’âge de 22 ans par Joseph Hecht, maître rigoureux. Cécile Reims produit entre 1950 et 1960 une soixantaine d'oeuvres originales qui attirent l'attention. "Ce fût une discipline très dure, avouera l’artiste, une discipline ardue. Mais, une fois l’outil (le burin) maîtrisé, je me trouvai face à l’acte créateur".*1936
Cécile Reims quitte l'internat et vit avec son père. Elle passe ses jeudis à dessiner ou à découper dans les catalogues de réclames des personnages qu'elle réunit dans des vies imaginaires et toujours heureuses.
1940
L'Occupation.
1941
Premières lois raciales. Le port obligatoires de l'étoile jaune et les interdits qui l'accompagnent permettent à Cécile Reims de nommer le mal-ête qui l'habite.
1942
La rafle du Vél' d'hiv' disperse la famille. Cécile Reims rejoint des amis de sa tante, à Cauterets. Au lycée de Castres, elle rencontre une élève dans la même situation qu'elle, qui lui apprend qu'une résistance juive s'organise et, nouvelle bouleversante, que les Juifs ont un pays.
1943
Cécile Reims entre en rapport avec l'Organisation juive de combat. Elle est chargée de transporter des messages et des faux papiers.
1944
La libération. Retour a Paris. Retrouvailles avec son père et sa tante. Cécile Reims essaie de reprendre ses études mais se sent étrangère au monde des étudiants.
1945
Cécile Reims apprend que toute sa famille en Lituanie a été massacrée. Les études lui apparaissent comme un non-sens et elle s'engage dans l'arrnée clandestine qui se forme pour l'existence d'un État juif.
1946
Départ pour la Palestine munie de faux papiers. Cécile Reims passe quelques mois dans un kibboutz puis s'installe dans un quartier pauvre de la périphérie de Jérusalem. Elle travaille juste ce qu'il faut pour subvenir à des besoins très frugaux et avoir du temps pour dessiner. Nombreux croquis dans la vieille ville et ses environs.
1947
La guerre éclate. Jérusalem est assiégée. Cécile Reims est incorporée dans l'armée.
1948
Atteinte de la tuberculose, elle est contrainte de venir se soigner en France.
1949-1950
Cécile Reims s'inscrit aux cours libres de la Grande Chaumière. Elle rencontre le graveur Joseph Hecht dont elle deviendra l'élève. Elle dessine et grave Le Canal de l'Ourcq, La Seine à Levallois...
1951
Cécile Reims espère, surmonter sa " mélancolie " dans des lieux plus ensoleillés : elle part en Catalogue où elle loge chez des pêcheurs. Elle dessine et grave Visages d'Espagne. Grâce à Violette et Pepito Artigas, ses gravures sont éditées à Barcelone et lui permettent de prolonger son séjour.
De retour à Paris, elle expose à la galerie Le Fanal et chez Pelletan-Helleu.
Édition des Psaumes. Le musée Bezalel à Jérusalem présente sa première exposition de gravures.
Décembre : elle rencontre Fred Deux. Venu d'un horizon aux antipodes du sien (le sous-prolétariat de Boulogne-Billancourt), il lui fait découvrir une liberté et un rêve possibles ; un chemin sans tracé. Elle s'engage avec lui dans une existence précaire.
1952
Long séjour en sanatorium, à Hauteville (Ain). La lettre quotidienne de Fred est le fil qui la rattache à la vie.
1953-1955
Retour à Paris. Vie difficile.
Fred Deux dessine et écrit un peu.
Cécile Reims reprend des forces et se rend souvent au Jardin des plantes où elle fait des croquis d'animaux vivants ou de ceux réunis dans l'antre merveilleux qu'abritait la Grande Verrière.
Pour réaliser un désir de Cécile,né à Jérusalem, Fred lui procure un métier à tisser. À l'aide d'un manuel, elle invente des tissages ; certains se vendent dans les boutiques de la Rive gauche.
1956
Cécile Reims et Fred Deux décident de passer les mois d'été près d'Hauteville et louent dans le village de Corcelles une ferme abandonnée dans la montagne. La vie est paisible, heureuse. Fred, alité à cause d'une rechute de tuberculose, écrit La Gana. Cécile tisse et dessine.
1958
La publication de La Gana leur permet d'acquérir une maison à Lacoux - lieu dit " Le bout du monde ".
Cécile Reims grave Les Métamorphoses d'Ovide.
1959
Cécile Reims grave Le Bestiaire de la mort, publié ultérieurement sous le titre Lointains.
Le tissage prend de l'ampleur. Fred Deux expose à la galerie du Dragon à Paris.
1960
Cécile Reims grave Déserts et Cosmogonies puis se consacre au tissage qui assure désormais leur existence. Elle présente ses tissus dans les maisons de haute couture en tant que " représentante de la maison Deux ". Cette activité créatrice lui convient, sans réticences : artisan plutôt qu'artiste.
1961
Elle écrit L'Epure.
1966
Fred Deux se manifeste à présent dans des expositions à Paris. Par l'intermédiaire de l'imprimeur Georges Visat, Cécile Reims devient l'interprète des dessins de Hans Bellmer et abandonne le métier tisser.
À partir de 1967
Dans une étroite collaboration avec Hans Bellmer se succèdent des livres : Petit traité de morale, Les Marionnettes, Les Chants de Maldoror, Les Anagrammes du corps et de nombreuses gravures indépendantes.
1972
Par l'intermédiaire d'un éditeur commun aux deux artistes, Cécile Reims fait la connaissance de Leonor Fini. La " légèreté " des dessins de celle-ci offre au graveur une aire de détente, le plaisir du virtuose. Cécile grave Le Concile d'amour, puis, les années suivantes, des gravures indépendantes. Elle franchit un pas décisif en s'autorisant à transcrire en gravure les dessins de son compagnon - toutes les gravures seront signées par le dessinateur "cf.deux". Elle grave Copeaux.
1973 à 1975
L’altitude devenant préjudiciable à la santé de Cécile, ils quittent la montagne pour une ancienne ferme, très isolée dans la campagne du Berry, au Couzat. Elle grave Extroït, Parade interne.
1975
Mort de Hans Bellmer. Vingt-cinq gravures, d'après les dessins d'un carnet de Bellmer de 1942-1943, restent inédites. Ces cuivres font l'objet en 2003 d'une donation par Cécile Reims à la Chalcographie du Louvre.
1977
Entretien de Cécile Reims avec Roger Borderie dans " La femme surréaliste ", numéro spécial de la revue Obliques. Édition de Processus.
1979
Exposition à la librairie-galerie Obliques (Paris) de gravures personnelles anciennes et d'interprétation d'après Bellmer, Fini, Wunderlich et Fred Deux.
1977 à 1984
Cécile Reims grave presque exclusivement les dessins de Fred Deux : Gris, Abréviations, Mémorandum, Lettres à mon double, Autoportraits, Kaddisch, et entreprend la rédaction de Bagages perdus.
1984
Parution dans les Nouvelles de l'estampe d'un dossier de Françoise Woimant " Cécile Reims, graveur d'interprétation ". Son existence en tant que telle est officialisée.
1985
Cécile Reims et Fred Deux s'installent à La Châtre, en Berry. Elle s'adapte mal à la vie dans cette petite ville.
1986
Exposition à la galerie La Hune (gravures personnelles anciennes et premières gravures récentes depuis la longue interruption). Édition des États du corps, parution de Bagages perdus.
Elle grave La Chenille.
De 1986 à 1992
Alternent dès lors gravures personnelles éditées en recueils : La Chenille, Ailleurs, et les gravures d'après des dessins de Fred Deux : Miroirs de papier, La Traversée, Ombres portées, Psautier.
Elle grave par ailleurs d'après des gravures d'époque l'Alphabet de Maître E.S. et quatorze des " tarots " de Mantegna. Les cuivres de ces tarots restés inédits entrent par donation de Cécile Reims en 2003 à la Chalcographie du Louvre. Elle grave aussi, d'après des dessins de Leonor Fini, Orfeo et Le Livre de Monelle.
1992
Expositions : " Je est un autre " à la galerie La Hune - Brenner et " Bellmer, par son graveur Cécile Reims " au musée de l'Hospice-Saint-Roch (Issoudun). La galerie Rothe (Heidelberg-Francfort) et le musée de Brême exposent les gravures de Bellmer en précisant que la majeure partie de celles-ci sont des " gravures de Cécile Reims d'après des dessins de Hans Bellmer ".
Édition de Marques particulières de Fred Deux et de Variations de Leonor Fini.
1995
Exposition " Hans Bellmer et le graveur Cécile Reims " au musée de Bochum (Allemagne). Mort de Leonor Fini. Édition de La Vie antérieure de Fred Deux.
1996
À l'occasion de la parution du catalogue raisonné de L'Œuvre de Fred Deux gravé par Cécile Reims, exposition au cabinet d'Arts graphiques du musée de l'Hospice Saint-Roch.
1997
Exposition " Bellmer graveur " à la galerie-musée de la SEITA (Paris), avec les gravures de Bellmer provenant d'une donation de Cécile Reims à la Bibliothèque nationale en 1984. Dans sa préface au catalogue, Emmanuel Pernoud met l'accent sur le rôle de Cécile Reims dans cet œuvre gravé.
1998
Exposition des gravures personnelles de Cécile Reims à la galerie Michèle Broutta : " Quarante ans de gravures ". Édition des Histoires naturelles.
1999
Édition de L'Exil des roches, de Cécile Reims, et de Trépalium et L'O de l’œil, d'après des dessins de Fred Deux.
2000
Parution d'une monographie, Cécile Reims, graveur, au Cercle d'art. Réédition de L'Épure.
Exposition à la bibliothèque de L'Abbé-Grégoire (Tours), au musée de l'Hospice Saint-Roch (rétrospective) et à la galerie Michèle Broutta.
Édition de La Réalité imaginaire de Fred Deux.
2002
Parution de Plus tard. Expositions au musée de l'Hospice Saint-Roch et à la galerie Michèle Broutta à l'occasion de la parution de Cécile Reims, Fred Deux. Une vie, au Cercle d'art. Édition de Loin du temps et de Cosmogonies.
2003
Édition de L'Être éphémère de Fred Deux et de L'Herbier charnel de Cécile Reims.
2004
Édition de La Grande Muraille.
Exposition de Cécile Reims à la Bibliothèque nationale de France, à la Chalcographie du Louvre, à la librairie Niçoise.
2006
Edition de Forteresse de paille par la galerie Alain Margaron
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Cécile REIMS (1927)
Initiée à la gravure au burin, à Paris, à l’âge de 22 ans, par Joseph Hecht, maître rigoureux, elle produit entre 1950 et 1960 une soixantaine d'oeuvres originales qui attirent l'attention. "Ce fût une discipline très dure, avouera l’artiste, une discipline ardue. Mais, une fois l’outil (le burin) maîtrisé, je me trouvais face à l’acte créateur".
Au tout début, en 1950, les premiers burins de Cécile Reims sont d’inspiration figurative et les sujets très réalistes : la Seine, les pêcheurs d’Espagne, les travaux et les jours dans Psaumes. Puis vient la création des "Métaphores d’Ovide" et le "Bestiaire de la mort".
Sa rencontre avec Hans Bellmer est ensuite décisive: elle en interprète brillamment, au burin et à la pointe sèche, quelque deux cents dessins entre 1967 et 1975. Nul ne saurait nier aujourd’hui que son travail a largement contribué au succès universel de Bellmer. De même, à partir de 1971, a-t-elle traité nombre de dessins de son époux Fred Deux – environ 400- , ainsi que de Leonor Fini.
Puis vient le temps où elle ose aborder une nouvelle rive : "Avec « La chenille", gravée en 1986, dit-elle, je me suis autorisée à graver par simple désir, à être vraiment un graveur".
Depuis quelques années, elle grave à nouveau également d'après ses propres compositions - dernières éditions de "La Grande Muraille" en 2004, et "Forteresse de Paille" en 2006 . "Sa qualité d'interprète, d'abord secrète puis dévoilée, la relie à une tradition splendide qu'on oublie trop aujourd'hui, même s'il existe de nombreux signes avant coureurs d'une réhabilitation de cet art. Mais son talent propre d'inventeur, jouant de virtuosité et d'élégance, mérite aussi bien d'être salué." (propos de Jean-Noël Jeanneney, président de la Bibliothèque nationale de France)
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Cécile REIMS (1927)
Initiée à la gravure au burin, à Paris, à l’âge de 22 ans, par Joseph Hecht, maître rigoureux, elle produit entre 1950 et 1960 une soixantaine d'oeuvres originales qui attirent l'attention. "Ce fût une discipline très dure, avouera l’artiste, une discipline ardue. Mais, une fois l’outil (le burin) maîtrisé, je me trouvais face à l’acte créateur".
Au tout début, en 1950, les premiers burins de Cécile Reims sont d’inspiration figurative et les sujets très réalistes : la Seine, les pêcheurs d’Espagne, les travaux et les jours dans Psaumes. Puis vient la création des "Métaphores d’Ovide" et le "Bestiaire de la mort".
Sa rencontre avec Hans Bellmer est ensuite décisive: elle en interprète brillamment, au burin et à la pointe sèche, quelque deux cents dessins entre 1967 et 1975. Nul ne saurait nier aujourd’hui que son travail a largement contribué au succès universel de Bellmer. De même, à partir de 1971, a-t-elle traité nombre de dessins de son époux Fred Deux – environ 400- , ainsi que de Leonor Fini.
Puis vient le temps où elle ose aborder une nouvelle rive : "Avec « La chenille", gravée en 1986, dit-elle, je me suis autorisée à graver par simple désir, à être vraiment un graveur".
Depuis quelques années, elle grave à nouveau également d'après ses propres compositions - dernières éditions de "La Grande Muraille" en 2004, et "Forteresse de Paille" en 2006 . "Sa qualité d'interprète, d'abord secrète puis dévoilée, la relie à une tradition splendide qu'on oublie trop aujourd'hui, même s'il existe de nombreux signes avant coureurs d'une réhabilitation de cet art. Mais son talent propre d'inventeur, jouant de virtuosité et d'élégance, mérite aussi bien d'être salué." (propos de Jean-Noël Jeanneney, président de la Bibliothèque nationale de France)
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Cécile REIMS (1927)
Initiée à la gravure au burin, à Paris, à l’âge de 22 ans, par Joseph Hecht, maître rigoureux, elle produit entre 1950 et 1960 une soixantaine d'oeuvres originales qui attirent l'attention. "Ce fût une discipline très dure, avouera l’artiste, une discipline ardue. Mais, une fois l’outil (le burin) maîtrisé, je me trouvais face à l’acte créateur".
Au tout début, en 1950, les premiers burins de Cécile Reims sont d’inspiration figurative et les sujets très réalistes : la Seine, les pêcheurs d’Espagne, les travaux et les jours dans Psaumes. Puis vient la création des "Métaphores d’Ovide" et le "Bestiaire de la mort".
Sa rencontre avec Hans Bellmer est ensuite décisive: elle en interprète brillamment, au burin et à la pointe sèche, quelque deux cents dessins entre 1967 et 1975. Nul ne saurait nier aujourd’hui que son travail a largement contribué au succès universel de Bellmer. De même, à partir de 1971, a-t-elle traité nombre de dessins de son époux Fred Deux – environ 400- , ainsi que de Leonor Fini.
Puis vient le temps où elle ose aborder une nouvelle rive : "Avec « La chenille", gravée en 1986, dit-elle, je me suis autorisée à graver par simple désir, à être vraiment un graveur".
Depuis quelques années, elle grave à nouveau également d'après ses propres compositions - dernières éditions de "La Grande Muraille" en 2004, et "Forteresse de Paille" en 2006 . "Sa qualité d'interprète, d'abord secrète puis dévoilée, la relie à une tradition splendide qu'on oublie trop aujourd'hui, même s'il existe de nombreux signes avant coureurs d'une réhabilitation de cet art. Mais son talent propre d'inventeur, jouant de virtuosité et d'élégance, mérite aussi bien d'être salué." (propos de Jean-Noël Jeanneney, président de la Bibliothèque nationale de France)
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Macréau à la galerie Alain Margaron, c'est plus de vingt ans de suivi attentif d'un peintre qui est un des derniers grands précurseurs en France. En 1993, lorsque nous avons décidé de travailler ensemble, Michel Macréau, peintre et moi, j'admirais depuis longtemps la complexité de son oeuvre, d'une grande richesse psychologique.
Parmi les oeuvres de Macréau disponibles à la galerie Alain Margaron
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Macréau, peintre, à la galerie Alain Margaron, c'est près de vingt ans de suivi attentif. Fin 1993, lorsque nous avons décidé de travailler ensemble, Michel Macréau et moi, j ’admirais depuis longtemps la complexité de son œuvre , d’une grande richesse psychologique. L’aiguillon de ses propres névroses a poussé loile peintre Macréau dans la mise à nu de notre vérité humaine, aussi bien dans ses portraits que dans ses scènes de couple. La peinture de Macréau avait été portée aux nues dans les années 80, par la galerie Barbier-Beltz à Paris et par la puissante Galerie berliniose Nothelfer, présentée dans les grandes foires internationales, à Bâle notamment, avec une exposition vedette à la Fiac en 1989, avec des prix certes justifiés, mais qui avaient grimpé très vite. Depuis, la crise s’était installée, les modes avaient changé et Michel Macréau avait rompu avec son marchand français. Une fois de plus, dans sa carrière en dents de scie, Macréau était au plus bas.
J'ai dit à Michel Macréau que je me sentais capable de vendre sa peinture, à des prix plus doux, à des amateurs, qui aimeraient et garderaient ses œuvres. Il a accepté. Dès la première exposition de Macréau à la galerie, en 1994, le succès est revenu. Quand j’étais assis en face de lui, c’est sa femme qui parlait. Macréau se contentait de me regarder fixement. Il savait qu’il allait mourir et il me semblait qu’il s’accrochait à moi, qu’il comptait sur moi pour une reconnaissance durable de son travail.
Michel Macréau est mort rassuré. Depuis, d’abord avec l’aide de son épouse, grâce aussi à beaucoup d'anciens amis ou amies de l'artiste, de collectionneurs, de galeries qui l'avaient exposé, en particulier dans les années 60, et qui ont bien voulu nous proposer leurs oeuvres en priorité, ce dont je les remercie, nous avons pu organiser régulièrement des expositions. La place importante de Macréau dans l'histoire de l'art contemporain commence à être reconnue. Macréau est à bien des égards un précurseur, l'un des derniers précurseurs de la peinture française, reconnu comme tel par ses pairs. La génération d'après des Basquit, Combas, Penck... lui doit beaucoup. Nous avons publié en 2009 un livre, « Entre diable et Dieu », écrit par Alexandre Grenier" , à l'occasion d'une double exposition, organisée conjointement au Musée de le Halle Saint Pierre à Paris et à la galerie". Alain Margaron (extrait "Un lieu pour voir")
1935
Michel Macréau naît le 21 juillet à Paris.
1953
Etudes au Lycée de Sèvres (section artistique). Participation à la réalisation de cartons de tapisserie de Le Corbusier.
1954-1955-1956
Académie de la Grande-Chaumière ; il suit les cours d’un fresquiste, Lesbounit.
Michel Macréau se marrie avec Claudie Pessey, sculpteur avec lequel il aura trois enfants.
1958
Séjour à Vallauris où il travaille chez des potiers.
1959
Installation avec des amis dans un château inhabité, dans la vallée de Chevreuse.
Délaisse le pinceau pour le tube qu’il presse directement sur la toile ou le papier.
1960
Exposition de groupe à la galerie Raymond Cordier.
Commence à utiliser toutes les surfaces à peindre qui lui tombent sous la main (draps de lits, sacs, planches de bois).
1962
Succès de la première exposition personnelle de Macréau à la galerie Raymond Cordier.
Achat par Georges Pompidou de deux œuvres.
Exposition de groupe « A travers l’Œil de bœuf » réalisée par Cérès Franco.
Participe au Salon de mai (jusqu’en 1965).
1963
Exposition à la galerie Del Naviglo à Milan et à Venise.
Exposition à la galerie L’Œil de Bœuf, à la galerie 7 et à la galerie Le Gendre à Paris.
Participation à la Biennale d’art à Sao Paulo.
Macréau s'installe avec sa famille aux Laignes dans le Berry.
1964
Participations aux expositions Figuration narrative (organisée par Gérard Gassiot-Talabot), Nouvelle figuration de l’Ecole de Paris à Paris et à Rio de Janeiro ainsi qu’à la Nova Figuraçao et La Peinture européenne au Japon.
Participation au Salon des Réalités Nouvelles.
Exposition Figuration narrative dans l’art contemporain présentée par Gérard Gassiot-Talabot à la galerie Creuze.
Exposition Opiniào 65 au musée d’Art moderne de Rio de Janeiro.
1965
Macréau séjourne seul à Paris, et dans l'indifférence générale, se consacre à son oeuvre. Il réalise de nombreuses peintures et dessins d'une grande complexité et particulièrement émouvants. Ils n'ont été découverts pour la plupart que récemment. Ils comptent parmi les plus importants qu'il ait jamais réalisés et permettent de mieux comprendre sa contribution à l'histoire de l'art.
1966
Exposition Opiniào 66 au musée d’Art moderne de Rio de Janeiro.
1967
Exposition Bande dessinée et figuration narrative au musée des Arts décoratifs à Paris.
Exposition Le Groupe ORA organisée par Gérard Gassiot-Talabot à la galerie Jacqueline Ranson à Paris.
Exposition personnelle à la galerie T à Haarlem (Hollande). Préface du peintre Corneille.
1969
Exposition à la galerie T à Haarlem.
Exposition à la galerie Ivan Spence à Ibiza en Espagne. Michel Macréau réalise quelques toiles en public.
Echec de son exposition à la galerie Neuf chez Antoinette Mondon.
Acquisition d’une œuvre par le musée d’Art moderne de la Ville de Paris.
1970
Exposition à la galerie Vallribera à Ibiza.
1971
Exposition Tentures et Pancartes à la galerie Neuf à Paris.
1972
Isolé et fatigué, Macréau a des doutes sur sa démarche picturale. Il peindra peu pendant plusieurs années.
1973
Participation à la Neue Darmstädter Sezession (Allemagne), ainsi qu’à la foire de Bâle.
1974
Exposition Les Graffitis de Michel Macréau à la galerie L’Œil de Bœuf à Paris.
Exposition à la galerie Remarque à Trans-en-France.
1975
Exposition à la galerie T à Amsterdam avec David Hockney, Antonio Segui, Vladimir Velickovic et Peter Blake.
Dépression. Longs séjours par intermittence à l’hôpital jusqu’en 1981.
1979
Macréau reprend progressivement goût à la vie et à la création. L’émergence de jeunes artistes, dont il se sent proche comme Penck, Basquiat ou Combas, lui permet de se sentir moins isolé.
1983
Exposition à la galerie L’Œil de Bœuf.
Achat d’une gouache par le Fonds national d’Art contemporain.
Exposition à la galerie Rosart à Amers foot (Hollande).
1984
Exposition à la galerie Nord à Randers (Danemark).
1985
Achat d’une toile par le musée d’Art moderne de la Ville de Paris.
1986
Exposition à la galerie Remarque à Trans-en-Provence.
1987
Exposition à la galerie Goerg Nothelfer à Berrlin (catalogue avec des textes de Roland h. Wiegenstein, Nothelfer et Jean-Jacques Lévêque).
Participation à la foire de Bâle et à la FIAC de Paris.
1988
Exposition à la galerie Caroline Beltz à Paris.
Exposition de groupe Le Gall-Peyroullet à Paris (avec Scottie Wilson, Barbus Muller).
Participation à la foire de Bâle et de Cologne (galerie Nothelfer) et à la FIAC (galerie Barbier-Beltz).
1989
Exposition Les Années 60 à l’Odyssud à Toulouse.
Grand succès de son exposition personnelle à la FIAC (galerie Barbier-Beltz).
Exposition à la galerie Peccolo à Livourne en Italie.
Publication du livre « Macréau, 30 ans de peinture », aux éditions la Différence.
1990
Exposition Vingt ans après la galerie Prazan-Fitoussi, avec Valerio Adami, Peter Klasen, Jean-Michel Basquiat et jean-Pierre Pincemin.
Exposition Macréau-Maryan à la galerie Fanny Guillon-Lafaille.
Exposition Pour saluer le dessin organisée par Paul Duchein au musée Ingres à Montauban.
Exposition Le Visage dans l’Art contemporain réalisée aux musées des Jacobins à Toulouse et du Luxembourg à Paris.
1992.
Exposition Propos de croix à la galerie Messine avec notamment Manolo Milares, Antonio Tapiès, Boix-Vives et Roger Bissière.
Achat de deux œuvres par le ministre de la Culture.
Rétrospective Michel Macréau au musée-château d’Annecy.
1993
Exposition à la maison des arts Claude-Monet à Argenteuil.
Exposition à l’espace Poisson d’or à Lyon.
Exposition à la galerie Remarque à Trans-en-Provence.
1994
Exposition Rencontres à la galerie Guillon-Lafaille à Paris (Coffignier, Jean Messagier, Pierre Tal-Coat et objets d’Afrique).
Exposition Portraits à la galerie Alain Margaron qui présentera désormais l'oeuvre de Macréau régulièrement.
1995
Rétrospective à la maison de la culture, au musée des arts décoratifs et à la chapelle du Bon-Pasteur à Bourges.
Parution de l’ouvrage Macréau aux éditions Fus-Art. Textes de Marie-Odile Briot et Jean-Louis Lanoux, préface de Jean-Dominique Jacquemond.
Mort de Michel Macréau
1996
Rétrospective au musée d’Alençon.
Galerie Alain Margaron
1997
Rétrospective au centre d’Art contemporain à Istres.
1998
En novembre, Paul Rebeyrolle découvre l’œuvre de Macréau chez un ami collectionneur, Jean-Pierre Courcol, puis à la galerie Alain Margaron
1999
De juin à novembre, exposition à l’espace Paul Rebeyrolle à Eymoutiers. Publication d’un catalogue. Textes de Paul Rebeyrolle et de Jean Pierre Courcol.
2000
« La vérité en peinture de Michel Macréau » à la galerie Alain Margaron. Catalogue. Texte de Gérard Durozoi.
2001
Musée de Marignane. Catalogue.
2004
« La quête de résurrection », galerie Doris Benno, Saint Paul de Vence.
2006
« Renverser les barrières pour peindre », Galerie Alain Margaron.
2007
Exposition, galerie Nicolas Deman.
2008
Exposition « Michel Macréau, parcours », galerie Alain Margaron.
2009
Du 23 mars au 28 aooût, rétospective, musée de la halle Saint-Pierre, Paris.
Du 26 mars au 9 mai, exposition " Michel Macréau, entre diable et Dieu", Galerie Alain Margaron à Paris
Bibliographie
2009
" Entre Diable et Dieu " textes par Alexandre Grenier, Alain Margaron Editeur (Cliquez-ici)
2007
"Michel Macréau" Claudie Pessey et Jaques Martineau, Editions Nicolas Deman
2001
" Michel Macréau ", catalogue de l'exposition au musée Ziem à Martigues, collection "reConnaitre" Edition RMN
2000
" La vérité en peinture ", texte de Gérard Durozoi, Edition Alain Margaron ( Cliquez-ici )
1999
"Michel Macréau", textes de Paul Rebeyrolle et Jean-Pierre Courcol, Édition Espace Paul Rebeyrolle
1995
"Macréau", textes de Jean-Dominique Jacquemond, Marie-Odile Briot, Jean-Louis Lanoux, Éditions Fus-Art
1989
"Quelques remarques sur les toiles de Michel Macréau", textes de Roland H. Wiegenstein - Catalogue de l'exposition de la galerie Georg Notherfer, Berlin
1989
"Macréau", textes de Bernard Lamarche-Vadel et Jacques Martineau, edition Barbier La Différence
Michel Macréau dans la presse
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François Lunven est à la galerie Alain Margaron depuis 1994. "Je n'ai pas connu François Lunven, mort en 1971. Il serait encore relativement jeune, puisqu'il est né en 1942.
Parmi les oeuvres de Lunven à la galerie Alain Margaron
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François Lunven est à la galerie Alain Margaron depuis 1994." Je n’ai pas connu François Lunven, mort en 1971. Il serait encore relativement jeune, puisqu’il est né en 1942. Je l’ai découvert à la galerie Anne Robin, rue Charlot, dans le Marais. Un jour, j’ai vu des gravures étonnantes à la vitrine de cette galerie. Je suis entré et j’ai demandé le nom de leur auteur. Un an après, Anne Robin a fermé sa galerie. Elle est venue me proposer de me mettre en contact avec la famille de l’artiste. J’ai rencontré son fils, qui m’a montré l’ensemble de l’œuvre. Je suis resté admiratif, non seulement des gravures et des dessins de François Lunven, sur lesquels tout le monde s’accorde, mais aussi des peintures. Tristan m’a confié l’œuvre de son père et nous avons commencé à la montrer. Il s’agit d’une œuvre exceptionnelle mais rare. Lunven s’est défenestré à 29 ans, la veille d’une exposition importante au musée des Sables-d’Olonne.Nous avons commencé par une petite exposition de gravures de François Lunven, en 1994, et j’ai été très surpris par la réaction de la presse : une dizaine d’articles, certains importants. Lunven n’avait pas été oublié. De son vivant il avait bénéficié d’un début de reconnaissance. Pierre Gaudibert l’avait exposé au Musée d’Art Moderne. Et l’homme avait impressionné, par son intelligence, sa vivacité intellectuelle, une sorte de charisme dont ses amis, comme Bernard Noël, ont témoigné. Alain Margaron (extrait "Un lieu pour voir", 2009)
Artiste éminemment doué, très tôt ouvert à la biologie et aux mathématiques, passionné de théologie, François Lunven a, malgré sa courte existence, laissé une œuvre qui marque par sa force , mais aussi par sa très grande dextérité gestuelle, particulièrement sensibles dans ces œuvres gravées.
Bernard Noël, qui fût, peut-être l’ami le plus proche, parle, pour nous aider à décrypter son œuvre, "d 'un répertoire où le machinal et le monstrueux se croisent et s’hybrident pour donner une image qui déchire la vue...". François Lunven ne s’était-il pas lui même nommé "morphologue" plutôt que peintre et graveur ?
Ayant pour ambition de créer un nouvel art sacré, la quête artistique de françois Lunven s’est inspirée, tout au long de sa vie, de nombreux artistes et poètes-de Jérome Bosch à Antonin Artaud, en passant par Nerval, Rimbaud, Lautréamont ou Redon, et révèle une pensée extraordinairement complexe, qui mêle expérience personnelle, spiritualité, et psychanalyse.
"François LUNVEN enseignait tout le temps parce que sa pensée était tout le temps le foyer d’une transformation, qui avait besoin d’échange et de partage, autant pour se nourrir que pour s’essayer". (Bernard Noel)
"Dans les premières années de sa vie de peintre, François Lunven s’est beaucoup intéressé à la biologie (...). Fasciné par les arthropodes, crustacés et insectes principalement, il passait de longues heures au Museum et plus longtemps encore à observer de petits bouts de pattes de crabes ou d'araignée de mer, des morceaux de carapace, un corps de sauterelle...Tout ce qui touchait au squelette, à l’os l’intéressait.
La notion d’entropie habitait aussi son esprit. Il avait connu cela par hasard, m’avait interrogé et je lui avais fait lire "La science et la théorie de l’information" de Léon Brillouin. Deux points étaient surtout l’objet de discussion : l’évolution inéluctable de tout système vivant vers un état de désordre de plus en plus grand et le fait que la vie retarde malgré tout cette évolution.L’idée que la mort et le désordre sont, en quelque sorte, synonymes l’intéressait au plus haut point. Réfléchissant sur l’énergie, il en était venu à s’intéresser aux origines de la vie. Ce n’est pas par hasard qu’une de ces gravures est intitulée "Naissance de l’entropie" ni que certaines autres (...) tournent autour de la naissance".
Bernard Canguillem (1987)
Biographie
1942
Naissance de François Lunven à Paris.
Baccalauréat en philosophie. Classe supérieure de dessin au lycée Claude Bernard. Nombreux voyages à l'étranger.
Apprentissage des techniques de la gravure à l'atelier Lacourière-Frelaut, auprès de Jacques puis de Robert Frélaut.
1964
Mariage avec Hélène Delafargue.
1970
Première exposition personnelle de François Lunven, Galerie Transart. Milan.
1971
Interné à l'hôpital Sainte Anne en Septembre, François Lunven décide de mettre fin à ses jours.
Pourtant, les témoins de ses derniers jours parlent de son calme et de son désir de reprendre le travail; il venait d'être nommé professeur aux Arts Décoratifs et avait de nombreux projets ("Anatomie du palais" avec B. Noël).
Principales expositions
1970
Galerie Transart, Milan
1971
Exposition personnelle, ARC, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris.
Musée de l'Abbaye de Sainte-Croix. Les Sables-d'Olonne
Musée de Brest.
Maison de la Culture de Rennes.
1981
Exposition personnelle, Mairie de Douanenez - l'œuvre gravé complète.
1984
Rétrospective (œuvre complète), Maison de la Culture de Créteil.
Publication d'un catalogue " A vif ", F. Lunven et ses amis (Ramon Alejandro, François Deck, Alain Le Foll, Jacques le Maréchal, Vladimir Velickovic, Jean-Pierre Velly).
1987
Publication du livre " Lunven, dessins ", Editions Calligrammes.
1989
Exposition " Regards " F. Lunven, Bernard Noël à la Médiathèque de Corbeil Essonne. Édition d'un catalogue.
1994
Exposition, Galerie Anne Robin, dessins et gravures.
1999
Exposition personnelle à la Galerie Alain Margaron, Paris.
2000
François Lunven - Brigitte Terziev, Galerie Alain Margaron, Paris.
2002
Exposition collective " DADO - LUNVEN - REQUICHOT ", Galerie Alain Margaron, Paris.
2005
Exposition au Musée de l’Hospice Saint-Roch à Issoudun.
Edition d’un catalogue, textes de Gérard Durozoi et de Bernard Noël
2006
Exposition collective " Fred Deux-François Lunven : dessins ", Galerie Alain Margaron, Paris
Collections publiques
Musée d'Art Moderne, Paris.
Bibliothèque Nationale, Paris.
Victoria & Albert Museum, Londres.
British Art Council, Londres.
Musée de Skopje, Yougoslavie.
Biblioteca Nacional, Madrid.
Musée d'Art Moderne, New York.
Musée d'Adélaïde, Australie.
Musée des Sables d'Olonne.
Musée de Brest.
Musée des Beaux-Arts de la Ville de Nantes.
Bibliographies
19871997 " François Lunven, gravures ", Texte de Manuel Jover, Edtion Galerie Alain Margaron
2003
" François Lunven ", Textes de Ramon Alejandro, Gérard Durozoi, Manuel Jover, Bernard Noël - Edition Galerie Alain Margaron, Musée de l’hopice Saint-Roch, Issoudun, 2005
Parus dans la presse
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Pour voir les gravures de François Lunven Cliquez ici
L’artiste est davantage connu pour ses gravures que pour sa peinture. François Lunven fait l’apprentissage des techniques de la gravure , auprès de Jacques et Robert Lacourrière-Frélaut, à l’atelier Lacourrière-Frélaut de Paris.
La revue « Les Nouvelles de l’Estampe », datée de janvier 1972, recense 101 gravures (pointes sèches, manières noires, aquatintes, et eaux fortes) réalisées par Lunven, au cours de sa vie . Comme l’explique Manuel Jover dans l’ouvrage « François Lunven - Gravures » , il est aisé de distinguer trois périodes successives de l’oeuvre, entre 1963 et 1970 (périodes « zoomorphe », « anthropomorphe » et « mécanique ») , suivie de l’amorce d’une quatrième (1970-1971) , qui s’achève brutalement par sa disparition, à l’âge de 29 ans.
" François Lunven est un graveur et un dessinateur comparable aux trois grands du siècle dernier : Bresdin, Meryon et Redon. Il a la luxuriance de l'un, la perfection technique de l'autre et la sombre imagination du troisième, mais il est entièrement personnel et ses hantises sont d'aujourd'hui par la confrontation permanente de l'organique et du mécanique, de la violence et de la mutation ".
Bernard Noël, Rencontres, mars 1999
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Pour en savoir plus sur l'artiste Cliquez ici
L’artiste est davantage connu pour ses gravures que pour sa peinture. François Lunven fait l’apprentissage des techniques de la gravure , auprès de Jacques et Robert Lacourrière-Frélaut, à l’atelier Lacourrière-Frélaut de Paris.
La revue « Les Nouvelles de l’Estampe », datée de janvier 1972, recense 101 gravures (pointes sèches, manières noires, aquatintes, et eaux fortes) réalisées par Lunven, au cours de sa vie . Comme l’explique Manuel Jover dans l’ouvrage « François Lunven - Gravures » , il est aisé de distinguer trois périodes successives de l’oeuvre, entre 1963 et 1970 (périodes « zoomorphe », « anthropomorphe » et « mécanique ») , suivie de l’amorce d’une quatrième (1970-1971) , qui s’achève brutalement par sa disparition, à l’âge de 29 ans.
" François Lunven est un graveur et un dessinateur comparable aux trois grands du siècle dernier : Bresdin, Meryon et Redon. Il a la luxuriance de l'un, la perfection technique de l'autre et la sombre imagination du troisième, mais il est entièrement personnel et ses hantises sont d'aujourd'hui par la confrontation permanente de l'organique et du mécanique, de la violence et de la mutation ".
Bernard Noël, Rencontres, mars 1999
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L’artiste est davantage connu pour ses gravures que pour sa peinture. François Lunven fait l’apprentissage des techniques de la gravure , auprès de Jacques et Robert Lacourrière-Frélaut, à l’atelier Lacourrière-Frélaut de Paris.
La revue « Les Nouvelles de l’Estampe », datée de janvier 1972, recense 101 gravures (pointes sèches, manières noires, aquatintes, et eaux fortes) réalisées par Lunven, au cours de sa vie . Comme l’explique Manuel Jover dans l’ouvrage « François Lunven - Gravures » , il est aisé de distinguer trois périodes successives de l’oeuvre, entre 1963 et 1970 (périodes « zoomorphe », « anthropomorphe » et « mécanique ») , suivie de l’amorce d’une quatrième (1970-1971) , qui s’achève brutalement par sa disparition, à l’âge de 29 ans.
" François Lunven est un graveur et un dessinateur comparable aux trois grands du siècle dernier : Bresdin, Meryon et Redon. Il a la luxuriance de l'un, la perfection technique de l'autre et la sombre imagination du troisième, mais il est entièrement personnel et ses hantises sont d'aujourd'hui par la confrontation permanente de l'organique et du mécanique, de la violence et de la mutation ".
Bernard Noël, Rencontres, mars 1999
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Laubiès est entré à la galerie Alain Margaron en 2OOO. Quand j'ai rencontré René Laubiès pur la première fois ,dans les dictionnaires, on ne trouvais plus son nom qu'à la rubrique "Nuagisme".
Parmi les oeuvres de laubiès disponibles à la galerie Alain Margaron
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" Laubiès est entré à la galerie Alain Margaron en 2000. Quand j'ai rencontré René Laubiès pour la premère fois, dans les dictionnaires, on ne trouvait plus son nom qu’à la rubrique « Nuagisme », tout comme celui de René Duvillier, avec qui je travaillais déjà. C’est d’ailleurs ce dernier qui m’a présenté Laubiès, un homme très réservé, qui m’a fortement impressionné. Avec beaucoup de naturel, il m’a dit qu’il exposait dans une galerie suisse qui n’avait rien vendu, et m’a demandé si je voulais bien voir les œuvres, lorsqu’elles seraient de retour. Plus tard, il me les a apportées. Je les ai laissées de côté une semaine, puis j’en ai accroché quelques unes. J’ai eu alors la certitude qu’il s’agissait d’un grand artiste. J’ai acheté, tout en pensant, qu’il ne serait pas facile de trouver acquéreur.
Pourtant, le soir de notre premier vernissage consacré à René Laubiès, à notre grande surprise, tout fût vendu. Et ces acheteurs n’étaient pas n’importe qui, mais des conservateurs, d’anciens marchands de l’artiste, dont certains connus, des critiques d’art, bref un public professionnel, et quelques collectionneurs avertis que nous connaissions. Laubiès était un artiste plus connu et soutenu que je ne le pensais. Ce succès n’a fait que renforcer mon enthousiasme. A partir de là, nous nous sommes engagés l’un envers l’autre. Laubiès m’a régulièrement apporté ses œuvres, il m’a aussi aidé à en acquérir d’autres, en m’indiquant où je pouvais trouver ses meilleures peintures ou dessins.
C’est une œuvre rare, car Laubiès peignait très peu, moins d'une dizaine d’huiles par an, ainsi que de rares aquarelles et encres. Un jour, il m’a dit qu’il se réjouissait de voir que toutes ses plus belles œuvres prenaient le chemin de la galerie. Je suis fier de cette confiance, alors, que toute sa vie, René Laubiès avait refusé de confier beaucoup d’oeuvre à un seul marchand, refusant même une proposition flatteuse de celui qui était probablement le plus grand martchand de l’époque, Daniel Cordier. Une relation étroite, complice, s’est établie entre nous. Nous avons parcouru un long chemin ensemble, sur le plan intellectuel, car l’homme était extrêmement intéressant, très imprégné de culture extrême-orientale, mais aussi sur un plan plus pragmatique : René Laubiès m’aidait, comme j’ai dit, à réunir le meilleur de sa production ; il était soucieux de sa cote et m’a demandé d’augmenter le prix public de ses œuvres, ce que je ne fais que très progressivement. Il avait un rapport étonnant à l’argent qui n’était pour lui qu’un étalon de reconnaissance. Il était difficile de le payer. Il se contentait de peu, disant que trop d’argent tue la liberté, empêche d’aller à l’essentiel, qu’il était né riche mais qu’il mourrait pauvre et que ça lui allait très bien. Il a préféré laisser un peu d’argent à ses héritiers.
Après quelques musées américains dans les années 60 (ceux de Cleveland et de Buffalo en particulier), et le musée de Nice en 1999, c’est un musée allemand qui a le premier participé à la réhabilitation de René Laubiès, le musée de Bochum, en lui consacrant au printemps 2007 une très belle exposition et en contribuant à l’ouvrage que nous avons publié à cette occasion. Nous nous sommes rendus compte que Laubiès avait été bien connu en Allemagne, dans les meilleures galeries et les meilleurs circuits de l’époque. De même aux Etats-Unis, où il était soutenu par d’importants critiques et où il a travaillé avec des poètes connus. Lors de l’exposition hommage que nous avons organisée juste après sa mort, en janvier 2007, l'importante revue américaine "Art in America" a spontanément envoyé un journaliste pour en rendre compte. Cette exposition a rencontré un succès étonnant, nous n’avions encore jamais eu autant de monde à la galerie, entre 100 et 500 personnes tous les jours. Il est vrai que la presse nous a beaucoup soutenus.
Le Musée de Nancy a montré en 2007 une importante encre de 1952. Dans le livre que vient de publier le Centre Pompidou sur sa collection d’art graphique du XXe siècle, une page est consacrée à Laubiès où l'on peut lire : « le terme de nuagiste (le groupe de peintres auquel il avait été assimilé) ne rend guère justice à l’oeuvre de Laubiès qui ne doit rien aux hasards météorologiques et aux effets vaporeux ». Fin 2009, Daniel Cordier a généreusement acheté 4 huiles sur toile pour les offrir au Centre Pompidou dans le cadre de sa donation." Alain Margaron, 2010
Biographie
Peintre français né le 27 avril 1922 à Saïgon, d’un père avocat, originaire de la Lozère, et d’une mère descendante de la dynastie des Mandarins de Phu-Ly de l’Empire d’Annam et d’une vieille famille créole de La Réunion. Enfance et adolescence entre Dalat. Haïphong, Saïgon. René Laubiès termine ses études à Nice.
En 1940, après l’Armistice, ses parents restés au Vietnam, l’envoient chez ses oncles à Rabat, au Maroc, où il commence des études de droit.
En 1944, mobilisé, il participe au Débarquement de Provence et à la Campagne d’Alsace.
En 1945, démobilisé, il rentre au Maroc et termine ses études de droit.
En 1947, retour à Nice.
En 1948, première exposition aux "Surindépendants".
En 1949, rené Laubiès s’installe à Paris.
Il entreprend, en 1950, la traduction du Traité sur la Peinture de Khuo-chi, peintre chinois de l’époque des Song (XIIe siècle).
Première exposition personnelle importante chez Colette Allendy en 1952. Toujours à cette époque, il commence la traduction des Cantos d’Ezra Pound, et rencontre les poètes américains de la jeune génération, R. Creeley, C. Corman et J.C. Williams.
En 1953, René Laubiès entre chez Paul Facchetti où il fait la connaissance de Julien Alvard, Jean Fautrier, Jean Paulhan. La même année, Jean-Pierre Wilhelm, traducteur allemand de Malraux, lui présente les informels allemands: G. Hoeme, W. Gaul, F. Wertmann.
En 1954, Jean Fautrier lui présente André Berne-Joffroy et Jean Paulhan lui présente Malraux. Il obtient le prix Fénéon grâce aux votes d’André Berne-Joffroy, Jean Fautrier et Jean Paulhan.
Invité en 1956, en qualité de Visiting-Professor par l’Université d’Alabama, il part pendant deux ans aux Etats-Unis où il fait la connaissance d'Ezra Pound, alors interné à l’hôpital Ste-Elisabeth de Washington, avec lequel il corrige sa traduction des Cantos.
En 1958, René Laubiès retourne à Paris et sa traduction des Cantos est publiée, pour la première fois en France chez Oswald. Cette même année, il peint la série Les Stèles, en hommage à Victor Segalen.
En 1959, Julien Alvard lui fait rencontrer Georges Salles.
Il reçoit en 1964 le Prix d'Honneur des Jeunes Artistes à la Biennale de Tokyo. Exposition chez Paul Facchetti "Les Solitudes" avec des textes d’André Berne-Joffroy et de Robert Creeley.
Sur les recommandations de Georges Salles, il est invité, dans le cadre des accords culturels franco-canadiens, par l'Art Council of Canada pour la saison 1965-1966. A son retour, Georges Salles lui présente Mark Tobey avec qui il entretiendra des rapports suivis. Il entre au comité de rédaction de " I 4 Soli " de Turin en 1966
En 1968, André Malraux le fait Chevalier des Arts et Lettres. De 1968 à 1972 il est professeur à l’Académie Internationale de Musique et Peinture d’Eté de Nice.
Une rétrospective "Trent’anni di pittura di René Laubiès" a lieu en 1981 à la Galleria Il Pilastro de Milan.
En 1984 Laubiès reçoit la distinction d’Officier des Arts et Lettres.
Peintre depuis l’âge de 14 ans, Laubiès ne peignait jamais à Paris où il ne séjournait guère que quelques mois par an. Chaque hiver c’est en Asie, principalement en Inde, qu’il s’isolait pour retrouver le climat spirituel qui lui convenait pour peindre.
René Laubiès s’est éteint le Lundi 13 Novembre 2006, à Mangalore, dans la région de Varkala en Inde. Il était âgé de 82 ans.
Principales expositions personnelles
1949
Librairie du Club Saint-Germain, Paris.
1952
Galerie Colette Allendy, Paris.
1953
Galerie Facchetti - Préface L. Bonalumi, Paris.
Librairie Valentin, " Dessins ", illustrations pour mes poèmes de R. Creeley, Stuttgart.
1954
Galerie Facchetti - Préface J. Alvard et P. Courthion, Paris.
Galerie Paul Parnass - Préface J-P Wilhelm, Wüppertal.
1955
Galerie Facchietti - Préface A. Berne-Joffroy, Paris.
Galerie Das Vertico, Bonn.
Long Wharf Studio, Boston.
Hotel Lan Xan, Ventiane Laos.
1956
Murray State Collège, Kentuchy.
Galerie de l'Entracte, Lausanne.
University of Alabama.
1957
Galerie Grange - Pieface R. Deroudille Lyon.
Galerie 22, Düsseldorf.
Galleria Appolinaire " Gli Indifferenti hanno la pittura che si meritano ", Préface C. Rivière, texte R. Laubiès, Milan.
Alexander Lolas Gallery, " Painting ", New York.
Wittenborn Library, "Drawings", New York.
1958
Galerie Facchetti " L'oiseau Taoïste ", texte de Tchouang-Tseu, Paris.
Galerie Iris Clert, " Sept peintures de Laubiès ", Paris.
1959
Drian Gallery, " Water-colors and inks from Haïti and Alabama ", Londres.
196O
Galerie André Schoeller, " Peintures de 1950 à I960 ", Paris.
Galerie Smith, Bruxelles.
1963
Städt Museum, " Laubiès ", Mönchen-Gladbach.
Galerie Parnass - Préface 0. de Magny, Wuppertal.
1964
Galerie Facchetti, " Solitudes " - Préfaces A. Berne-Joffroy et R. Creeley, Paris.
Graphische Kabinett - Préface par le Prince R. de Lippe, Heidelberg.
1965
Galerie Yvon Lambert, " Gloire des Iles ", texte de R. Laubiès, Paris.
Galerie Lautner - Préface par le Prince R. de Lippe, Mannheim.
1968 Galleria Luna 2 - Poésies de J. de Sponde, Turin.
Galleria Morone - Préface J. Alvard et R. Creeley, Milan.
1970
Galleria Are Borgogna, Milan.
1971
Galerie Lan-Xang, Vientane, Laos.
1972
Galerie Zerbib " Sur la route des Indes " Paris.
1973
Galleria II Pilastro, Milan.
1974
Galerie Balanci-Graham, " La Terrasse des Nuages ", Paris.
1976
Galane Boulakia, "Table de Méditations", Paris.
1978
Galerie Koryo, " Encres ", Paris.
Gallery Carini - Préface P. Restany, Milan.
1979
Maison des Arts André Malraux - Rétrospective " Peintures de 1949-1979 ", entretien avec J.C Fosse, Créteil.
1980
Galerie Weiller, " Orissa 80 ", Paris.
1981
Graham Gallery, Houston.
Galleria II Pilastro - Rétrospective : " Trent’anni di pittura di Laubiès " - Préface R. di Ambra et R. Alberton, Milan.
1982
Galerie Weiller, Paris.
Galleria II Pilastro, Milan.
1986
Centre Culturel et Artistique de Montrouge, " Passeport pour l'Inde ", texte de Claude Schweisguth.
1988
Galerie Olivier Nouvellet, " Aquarelles-Dessins ", Paris.
1989
Galerie de Navarre, " 40 ans d'activité ", Paris.
Galleria Tega, Milan.
1990
Galerie Michel Broomhead.
Galerie de Navarre, " Laubiès : Encres ".
1994
Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, " René Laubiès, 40 ans... autour du monde ", Nice.
Librairie J. Matarasso, livres illustrés de Laubiès, Nice.
1995
La Hune Brenner, Paris.
1996
Galleria Peccolo, texte de M. de la Motte, W. Gaul, Livorno.
Galerie Willkopt, Art Cologne.
1997
Librairie Nicaire, Bernard Noël.
1998
Librairie Mouvements, " E. Pound ".
1999
Espace APCIS, " Encres ".
2001
Atelier Art & Poésie, Tokyo.
2001
Galerie Alain Margaron, texte de Bernard Noël, Paris.
2003
Galerie Alain Margaron, 60 oeuvres de 1949 à 2003
Catalogue, textes de Daniel Abadie et de Lydia Harambourg.
Galerie Doris Benno, Saint-Paul-de-Vence.
2004
" Palaqounnu ", Encres, aquarelles et peintures 2003-2004, Galerie Alain Margaron, Paris.
2006
"De la Mer Noire au Kerala, de 2004 à 2006", Galerie Alain margaron
2007
" Hommage à la René Laubiès, l'été dernier à Marie-Galante ", Galerie Alain margaron
Musée de Bochum en Allemagne " René Laubiès, Peintre de la sérénité "
2010
"René Laubiès, de 1952 à 2006", Galerie Alain margaron
Principales expositions collectives
1950
Galerie Colette Allendy, Tendances, Paris.
1953
Galerie Facchetti, préface M. Seuphor, Paris.
1954
Galerie Facchetti, Présentation du Prix Fénéon - Préface J. Fautrier, Paris
Galerie Appolo - Préface M. Seuphor, Bruxelles.
1955
Galerie Facchetti, Réflexions à quatre sur l'art actuel, J. Alvard, M. Conil-Lacoste, W. Georges, P. Restany, Paris.
1956
Galerie Iris Clert, Micro Salon, Paris.
Stedelijk Museum, Divergences 4, Amsterdam.
Kunstverein, Gruppe 53, Düsseldorf.
1957
Galerie Legendre, Jeune Ecole de Paris 2, Présentation du livre de J-C Lambert, Paris.
Galerie de Souza, Jeune Ecole de Paris 2, Mexico.
Gurûpu Bokubi - Préface S. Morita, Kyoto.
University of Alabama, New Talents from Europe, Truscalosa.
1958
Schloss Morsbroich, Neues aus der neuen Malerei - Préface C. Schweicher, Leverkusen.
1959
Galerie Facchetti, " Dix ans d'activité " - Préface J. Alvard, J. Fautrier, G. Mathieu, Paris.
1960
Musée des Arts Décoratifs, Antagonismes - Préface J. Alvard et H. Read, Paris.
1963
Palais de Rumine, Salon Int des Galeries-Pilote, Lausanne.
1964
III Biennal of Young Artist, Prix d'Honneur : R. Laubiès, Tokyo.
1965
Musée Galliéra, " Promesses Tenues ", Paris.
1967
Musée Galliéra , " L’aventure de l’art abstrait " - Préface M. Ragon, Paris.
1969
Palazzo Reale, " Tre tendenze dell'arte francese contemporanea " - Préface J. Alvard, Milan.
1970
Palais des Beaux-Arts, " Trois tendances en France " - Préface J. Alvard, Bruxelles.
Musée des Beaux-Arts, Mons.
Kunstverein, " 3 x aktuelle kunst aus Frankreich " - Préface J. Alvard et M. de la Motte, Hanovre, Cologne, Munich.
1971
Fondaction Gulbékian, "Arte Francesa depois de 1950" - Préface J. Alvard, Lisbonne
1973
Bibliothèque Nationale, " L’Estampe Contemporaine " - Préface E. Dennery, Paris.
Musée des Beaux-Arts, " Le Nuagisme.même " - Préface J. Alvard, Lyon.
1974
Grand-Palais, " Jean Paulhan et ses Peintres " - Préface A. Berne-Joffroy, Paris.
1977
Château, " Hommage à Alvard ", Ancy- le-Franc.
1979
Von der Heydt Museum, " 1949-1965 R. Jährling " - Préface R. Jährling, Wuppertal.
1980
Mairie du Ve, " Peintres de l'Abstraction Lyrique " - 0 Gauthier, Paris.
1981
Centre Georges Pompidou, " Paris-Paris 1937-1957 " - Préface S. Lecombre, Paris.
Musée de l'Evêché, " Le Clair et l'Obscur " - Préface F. Benrath, Evreux.
1988
Grand-Palais, " Hommage à Iris Clert ", Paris.
Centre Georges Pompidou, " Les Années 50 " - Préface D. Abadie, Paris.
1995
Musée Riquet, Béziers.
1996
Galerie Willkopt, Art Cologne Unesco, " 100 peintres ", texte de L. Harambourg.
1997
Musée de Lyon, " Hommage à R. Deroudille ".
1998
Musée Clément Sels, Neuss, Legs Helmut Hahl.
Galerie du Fleuve, "Les Années 50", texte de L. Harambourg, Paris.
1999
Galerie Simon Blais, Montréal, Canada.
2000
Galerie Remarque, Bernard Noël et ses peintres, Tran en Provence.
2001-2003
Robert Creeley a " In Connpagny " Niagara University - New York Public Library University North Carolina - Museum Tampa Florida Stanford University California.
2002
Musée Ingres, " les Contrées du Silence ", texte de P. Duchein, Montauba.n
Abbaye de Beaulieu - Centre d'art Contemporain, " La nouvelle Ecole de Paris 1941-1965 ", texte de G. Bonnefoi.
2011 Du 28 mai au 2 octobre, participation à l'exposition " Un souffle venu d'Asie", à l'abbaye de Beaulieu
Collections publiques
Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou, Paris
Fonds National d’Art Contemporain, Paris
Bibliothèque Nationale, Paris
Bibliothèque Doucet, Paris
Bibliothèque de la Ville de Nice
Bibliothèque de la Ville de Nîmes
Musée du Val de Marne
Musée de Poitiers
Musée d’Evreux (legs J.Blot)
Musée Rigaud, Parpignan (legs Rey)
Musée de Dijon (collection Granville)
Galleria Arte Moderna, Rome
Pinacothèque d’Athènes (legs Facchetti)
Musée Wuppertal (legs Jährling)
Musée Clement Sels, Neuss (legs H.Hahn)
Musée Meudon
Cabinet d’Estampes, Musée de Genève
Bibliothèque Wittockiana, Bruxelles
VQAM, Montréal
Library State University, Buffalo
Bibliographie
2007
"Laubiès, peintre de la sérénité", Textes d' Alain Margaron, Sepp Hiekisch-Picard, Hans Günter Golinski, Daniel Abadie, Lydia Harambourg, Robert Creeley, Martial Raysse, GeorgesSalles - Collection Alain Margaron, Editions Atelier des Brisants
2003
"René Laubiès, Peintures, aquarelles et encres de 1949 à 2003", Textes de Lydia Harambourg, Daniel Abadie, entretien avec René Laubiès; poésies par Lionel Ray et Philippe Dela veau - Collection Alain Margaron
Presse et analyse
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Clara Fierfort est entrée à 18 ans à la galerie Alain Margaron.
Parmi les oeuvres de Clara Fierfort disponibles à la galerie Alain Margaron
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Clara Fierfort est entrée très jeune, à la galeie Alain Margaron. "Elle avait 18 ans quand elle est venue me voir pour la première fois. J'étais occupé avec un collectionneur mais un coup d'oeil a suffi pour que je sois frappé par la force de son travail, mais aussi sa force de caractère et ses capacités intellectuelles. Je lui ai proposé de revenir me voir, ce qu'elle a fait quelques mois plus tard avec de nouvelles oeuvres. très vite, elle a été déçue par la Villa Arson, une Ecole des Beaux-Arts pourtant réputée dans le monde de l'art contemporain, où le seul commentaire qu'elle ait reçu sur ses premiers dessins a été: "il faut travailler plus vite, ce n'est pas rentable de passer plusieurs jours sur un dessin". j' ai proposé alors à Clara Fierfort d'entrer à la galerie en lui promettant de suivre son travail, de lui acheter régulièrement quelques oeuvres et s'il elle réussisait comme je l'espérais de lui organiser une première exposition individuelle ultérieurement. Son travail devient de plus en plus personnel, structuré, complexe et vivant et nous prévoyons cette première exopsition individuelle début 2012."
1989 : naissance à Reims
2007 : Bac S, mention très bien
2007 - 2008 : Année préparative aux Atelier de Sévres, Paris
2008 - 2009 : Trois mois à la Villa Arson ( Nice ), qu'elle préfère quitter
Participation à une première exposition à la galerie Alain Margaron qui suit depuis régulièrement son travail.
InSook Hong est entrée à la galerie Alain Margaron en 2006.
Parmi les oeuvres d'InSook Hong à la galerie Alain Margaron
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InSook Hong est entré à la galerie Alain Margaron en 2006. " En 2006, j’ai rencontré une artiste de quarante-cinq ans, coréenne, venue à la galerie parce qu’elle avait été touchée par un reportage paru dans le Figaro Magazine sur René Laubiès : In Sook Hong. Elle n’avait encore jamais exposé. La dimension spirituelle de son œuvre lui a fait trouver naturellement sa place à la galerie. Recherchant des traces de son enfance, elle réalise des peintures sur papier sans utiliser aucun instrument, hormis un vaporisateur d’eau, pour que rien ne vienne perturber une démarche « zen » dans laquelle elle se sent en totale harmonie avec la nature.
InSook Hong a inventé sa technique : elle jette de l’encre de chine et de la gouache sur une feuille humidifiée, puis enroule celle-ci, la fait rouler patiemment dans sa main, avec la même concentration qu’un enfant en train de jouer, dit-elle, regarde, intervient de nouveau en rajoutant des couleurs, de l’humidité et, éventuellement en raclant, mais uniquement avec le bord du papier, jusqu’à ce qu’elle rencontre de véritables instantanés de mémoire de lieux qu’elle a vus, aimés, désirés. Il faut alors que la feuille sèche vite. Ce procédé, sans intervention précise de la main, nous laisse la liberté d’éveiller notre propre mémoire de lieux.
Depuis, In Sook Hong a su se renouveler en diversifiant ses méthodes de travail sur le papier mais toujours sans aucun instrument et souvent sur de très grands formats. Des oeuvres de hasard controlé, finalement magnifiquement construites autour de passages de lumière, d'une grande spiritualité, où les traces de paysages se confrontent à des formes inconnues, le calme au mouvement." Alain Margaron
Biographie
1962 : Naissance à Asan en Corée du Sud dans un famille ancienne soucieuse des traditions.
Manifeste très tôt un grand intérêt pour la peinture. Suit des cours particuliers tout au long de ses études secondaires.
Après son baccalauréat, études de cinéma (réalisation).
1997 : Quitte la Corée pour la France, « sur les traces de Matisse ». Se consacre à l’éducation de ses enfants, fréquente la Grande Chaumière, puis s’inscrit à l’Ecole des Beaux Arts de Versailles ( diplôme en 2005).
2005 : Réalise un intéressant travail de photographies.
Visite à la galerie Alain Margaron à l’occasion d’une exposition de René Laubiès. Ses recherches en cours sur la peinture intéressent Alain Margaron qui l’encourage et suivra désormais son travail.
2007 :En octobre, participe à l’exposition du musée de Gütersloh en Allemagne : « dix positions de l’art en France », dans le cadre des semaines européennes de la culture.
2008 : En février, première exposition personnelle à la galerie Alain Margaron, « mémoire des lieux ».
2009 : du 24 octobre au 28 novembre, exposition de ses œuvres récentes à la galerie Alain Margaron , « contes de la lune vague après la pluie »
2011 : du 5 Mai au 4 Juin, exposition "Traces 2010-2011", à la galerie Alain Margaron
du 28 mai au 2 octobre, participation à l'exposition " Un souffle venu d'Asie", à l'abbaye de Beaulieu
Bibliographie
2009
"Contes de la Lune vague après la pluie", Alain Margaron Editeur. Texte de Emmanuel Daydé
Parus dans la presse
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Robert Groborne est entré à la galerie Alain Margaron en 2004. Sculpteur, également graveur, dessinateur et peintre, il s'agit d'un artiste bien situé dans l'art contemporain, reconnu par les institutions.
Parmi les oeuvres de Groborne à la galerie Alain Margaron
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Pour voir les gravures Cliquez-ici
Robert Groborne , est entré à la galerie Alain Margaron en 2004. "Sculpteur, également graveur, dessinateur et peintre, Il s’agit d’un artiste bien situé dans l’art contemporain, reconnu par les institutions. Il a été plusieurs fois montré dans des accrochages collectifs à Beaubourg. Des conservateurs importants l’aiment, le disent, l’écrivent. Et pourtant, je ne le connaissais pas, même de nom. Sa galerie ne le montrait guère. J’ai découvert son œuvre par hasard, en allant visiter la crypte de la Bibliothèque Nationale où Cécile Reims devait exposer quelques mois plus tard. Je suis allé plusieurs fois à l'atelier de Robert Groborne pour regarder, « voir », avant de me décider. Lui-même a apprécié le calme de ma démarche.
Laubiès a immédiatement vu la force et l’originalité de cette œuvre. Celle-ci est discrète, avec des sculptures petites et monumentales à la fois, faites d’une matière qui m’évoquent l’écoulement du temps. Elle est conceptuelle, mais avec une forte présence du sensible, de ce que l’artiste a vu, de sa mémoire, de la lumière captée dans le noir…
Son oeuvre, pour être vue, exige d'être contemplée et méditée.
Groborne, homme attentif et discret, parle peu de son œuvre qu’il préfère laisser découvrir dans le silence. Nos achats lui ont permis de financer d’avantage de bronze et donc de se consacrer davantage à la sculpture jusqu'à l'an dernier. En 2010, il est revenu principalement à la peinture et au dessin.
Nous avons édité une livre sur l'ensemble de l'oeuvre de Robert Groborne, avec un très beau texte d'Isabelle Monod-Fontaine, directrice-adjointe du Musée Nationale d'Art Moderne jusqu'en 2009. Alain margaron
Robert Groborne est né en 1939 à Alger, vit et travaille à Paris.
Les sculptures de Robert Groborne sont de tout petits monuments réunissant les formes éternelles du vouloir humain (figures géométriques ou architecturales, arches, stèles, pyramides....) et la matière des plus humbles rebuts.
Elles évoquent mais ne représentent pas ; ce ne sont pas des paysages miniatures ; la matière y est fortement présente, mais à échelle réelle.
Ce sont les qualités de la surface, accidents, creux et reliefs, granulation, texture, aléas de la matière, irrégularité du contour, sans oublier la beauté de patines particulièrement soignées, qui donnent substance à ces bronzes. Si bien qu’un doute nous prend : ces sculptures, humbles et planes, ne seraient-elles pas des sortes de dessins, des sortes de gravures ?
Ce doute est fondé. L’on découvre vite que la sculpture n’est qu’un des états, une des étapes d’une recherche qui passe aussi par la gravure, le relief, le dessin, la peinture, la photographie.
Les formes sont travaillées, se métamorphosent, au gré des possibilités offertes par chaque médium ; elles s’enrichissent de propriétés nouvelles en migrant d’un médium à l’autre. Ceux-ci ont des frontières perméables, sont en étroite connexion. Ainsi, une forme ou un objet trouvés donneront-ils lieu à une sculpture, dont la surface scannée pourra être déclinée par dessin infographique en multiples variations qui, reportées sur cuivre, deviendront des gravures...Ou le contraire : un simple dessin, un triangle, peut, au terme de ses transformations sur l’écran, devenir sculpture. De même, les reliefs pourront engendrer des dessins par frottage.
Si les sculptures aspirent à la frontalité, les gravures sont comme gorgées du volume qu’elles n’ont pas, sont douées de puissance sculpturale. Et les frottages ont une telle densité de matière qu’ils sont d’emblée perçus comme illusions, spectres photographiques.
Ces formes, que sont-elles ? Elle relèvent d’une géométrie élémentaire, sans pour autant rejoindre l’abstraction. Au contraire : elles sont lestées d’une matérialité qui les assimile à des morceaux de palpable réalité.
Ces formes résultent d’un recyclage. Elle peuvent provenir, par exemple, d’un bas-relief assyrien admiré au Louvre. Le plus souvent, elles sont fournies par un fragment de réalité concrète. Il s’agit, écrit Isabelle Monod-Fontaine à propos des gravures (mais cela vaut aussi pour les sculptures), de "reconnaître la beauté sous ses espèces les plus humbles, les moins aveuglantes. Ramasser dans le sable des rebuts usés, indéfinissables, tels ces morceaux de semelle rendus presque transparents, ou des ferrailles apparemment informes. Repérer sur le gris de l’asphalte la lueur d’un bouchon de pétrole écrasé. Mais aussi collectionner les formes les plus affinées de l’art dit populaire, ou bien photographier dans une ville du Sud des ombres, des reflets, une poignée de porte ou une persienne. Cela, cette façon de glaner au quotidien, entre dans le travail de Groborne, et le nourrit, lui communique ce mouvement particulier, manifeste d’une vie secrète. La poussée continue, poignante, du temps qui passe, y est à l’œuvre, cette poussée qui effrite, défait en fin de compte les contours les mieux définis".
Si l’artiste est sensible à l’effritement des choses, il ne s’agit pas pourtant d’une poétique des ruines centrée sur le sentiment de déréliction. Mais plutôt d’une poétique de la mémoire inscrite dans la matière des choses ; mémoire vecteur d’énergie : le fragment recueilli va générer une forme qui va se transformer, d’un médium à l’autre, multipliant les propositions nouvelles, les surprises, un flux discontinu de création artistique.
Depuis ses débuts à la fin des années 1960, l’artiste n’a cessé d’aller et venir entre les différentes techniques qu’il se plaît à traiter de façon non traditionnelle. Ses peintures sont en relief, ses sculptures affichent une frontalité de stèles;
ses gravures et dessins semblent générer du volume.
L’autre constante est le choix du noir et blanc, qui contribue à souligner la dimension intériorisée, mentale, silencieuse de l’œuvre. Celle-ci se développe donc dans un espace multiple et mouvant, entre la page blanche et la sculpture qui est son ombre.
Exposition personnelles
1970 Galerie Aspects, Bruxelles
1972 Maison de la Culture Le Corbusier, Firminy
1975 Galerie Catherine Issert, Paris
1977 Galerie Gillespie-Laage, Paris
1978 Galerie Stevenson-Palluel (avec René Guiffrey), Paris
1979 Galerie Palluel, Paris
1981 Atelier Annick Le Moine, Paris
1982 Musée des beaux-arts, Rennes
1987 Galerie Baudoin Lebon, Paris
1989 École régionale des beaux-arts, Nantes
1989 Galerie OZ, Paris
1990 Centre culturel, Cherbourg
1991 Monnaie de Paris
1991 Galerie OZ, Paris
1992 Centre d'art contemporain, CREDAC, Ivry
1992 Espace d'art contemporain Camille Lambert, Juvisy
1993 École régionale des beaux-arts, Le Mans
1995 Maison des arts Georges Pompidou, Cajarc
1997 Maison des arts et médiathèque, Evreux
1997 Galerie de la Scène Nationale, Centre Culturel, Cherbourg
1998 Galerie Baudoin Lebon, Paris
1998 Collège Jacques-Cartier, Chauny
1999 Galerie Fanny Guillon-Lafaille (avec B. Moninot et D. Nadaud), Paris
2000 Centre International de Poésie, Marseille
2000 Maison des Arts, Evreux
2004 Bibliothèque nationale de France , Paris
2005 Galerie Remarque , Trans-en-Provence
2006 "Sculptures et dessins", Galerie Alain Margaron
2007 "2006", Galerie Alain Margaron
2008 "Sculpteur", Galerie Alain Margaron
Expositions collectives
1973 L'estampe contemporaine, Bibliothèque nationale, Paris
1975 Le dessin de la nouvelle peinture, Galerie du Rhinocéros, Paris
1976 Plusieurs silences, Galerie Piltzer, Paris
1976 Galerie Mailliard, Saint-Paul de Vence
1978 L'estampe d'aujourd'hui 73/78, Bibliothèque nationale, Paris
1979 Premio Internazionale per l'incisione, Biella, Italie
1980 Écritures, Fondation nationale des arts graphiques et plastiques, Paris
1981 Nature du dessin, Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris
1982 Écritures lectures, Atelier de recherches esthétiques, Caen
1985 Carta, exposition organisée par les F.R.A.C. de Champagne-Ardennes et de Franche-Comté, Reims
1985 Choix de dessins contemporains, Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris
1985 Lisible/Illisible, Bibliothèque publique d'information, Centre Georges Pompidou, Paris
1985-86 Aspects du dessin contemporain en France, exposition itinérante organisée par le Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris
1985-86 Acquisitions du F.R.A.C. Lorraine, Metz, Nancy, Bar-le-Duc
1986 Espace Forme Couleur, œuvres du F.R.A.C. Picardie, Centre culturel, Compiègne
1987 Première idée, Musée des beaux-arts, Rennes
1988 Dessin Naissance d'une collection, F.R.A.C. Picardie, Amiens
1988 La bibliothèque idéale, Bibliothèque publique d'information, Centre Georges Pompidou, Paris
1989 L'art saisi par ordinateur, Rennes
1990 Acquisitions l990, Artothèque, Nantes
1991 Rencontres d'Art Informatique, C.C.I., Centre Georges Pompidou, Paris
1992 Manifeste, Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris
1992 2° rencontre internationale d'art infographique, Palais de Tokyo, Paris
1992 De Bonnard à Baselitz, Bibliothèque nationale, Paris
1993 Noir Dessin, Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris
1994 Dessiner une collection, Musée du Luxembourg, Paris
1995 Du trait à la ligne, Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris
1995 État des lieux de la gravure contemporaine, École régionale des beaux-arts, Rennes
2001 Acquisitions nouvelles du cabinet d'art graphique. De Artaud... à Twombly, un choix, Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris
2005 « Estampes contemporaines », Galerie Alain Margaron à la Librairie Niçoise, Nice
Collections publiques
Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts
Musée d'art moderne, Paris
Musée des beaux-arts, Nantes
Musée des beaux-arts, Rennes
Musée départemental des Vosges
Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris
Musée d'art moderne, Saint Etienne
Musée Thomas Henry, Cherbourg
F.R.A.C. Alsace
F.R.A.C. Lorraine
F.R.A.C. Picardie
Bibliothèque nationale, Cabinet des estampes, Paris
Fonds national d'art contemporain, La Défense
Artothèque départementale du Lot
Artothèque, Nantes
Collection historique des télécommunications, Paris
Bibliothèque municipale, Angers
Bibliographie
2004
"Robert Groborne, Graveur" - Cahier d'une exposition" édité par la Bibliothèque Nationale de France - Préface de Jean-Noël Jeanneney, textes d'Isabelle Monod-Fontaine et de Céline Chicha
"Robert Groborne, rétrospective" - 1968-1995, peinture, dessins, sculptures, Cajarc, Maison des arts Georges-Pompidou, textes d'Olivier Kaeppelin et de Catherine Strasser.
Abadie, Daniel, Paris, galerie Baudoin Lebon,1987
Robert Groborne, "Projet de sculpture", Rennes, musée des Beaux-Arts, 1982
Palluel, Françoise, Paris, galerie Stevenson-Palluel, 1978
A paraître prochaînement, en 2010
"Robert Groborne", texte d'Isabelle Monod-Fontaine - 120 pages, 60 illustrations couleur - Alain Margaron Editeur
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Parmi les oeuvres de Godeg à la galerie Alain Margaron
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Alain Margaron a découvert Karl Godeg en 1999. "C’est tout à fait par hasard que je suis tombé sur l’œuvre de Karl Godeg. J’étais à Berlin, avec ma femme, Doris, qui est allemande et nous nous demandions si je n’allais pas lui ouvrir une galerie dans cette ville. En nous promenant dans le quartier des grandes galeries de l’Ouest, nous sommes entrés dans un magasin d’antiquité qui organisait aussi des ventes aux enchères. Sur les murs, au-dessus de plusieurs rangées de tableaux médiocres, nous avons aperçu de vieilles toiles gondolées et poussiéreuses, avec des couleurs dorées intrigantes. J’ai demandé qu’on les descende et qu’on sorte des réserves les autres œuvres de cet artiste. Nous avons été tout de suite attirés et même enthousiasmés. J’ai choisi une trentaine de ces toiles.
Je ne savais rien de leur auteur, mais les œuvres de Godeg étaient là et elles étaient fortes. A Paris, je les ai faites restaurer et encadrer, et rapidement j’ai organisé une exposition. Comme moi, sans rien savoir du peintre, les visiteurs ont été immédiatement conquis. Sepp Hiekisch-Picard m’a plusieurs fois accompagné à Berlin. Nous avons fait des recherches, reconstitué l’ensemble de son parcours et même édité un livre que Jean Jacques Aillagon, ministre de la culture, ancien président du Centre Pompidou, a préfacé.
Depuis, j’ai souvent médité devant un de ses autoportraits. Qui est Karl Godeg, cet inconnu-connu que je ne connais qu’à travers son œuvre ? J’ai posé l’un de ses autoportraits devant moi. J’imagine que l’artiste avait alors la soixantaine, l’âge où il a été le plus fécond. Ce visage énigmatique, émacié trahit une grande force de caractère, un regard visionnaire, presque hypnotique, qui va jusqu’au bout de ses pensées, dont les préoccupations sont d’ordre spirituel, peut-être religieux.
Sans doute était-il peu disert et ne se laissait-il pas aborder facilement. En 1967, il n’hésite pas à écrire au directeur du Musée de Berlin qu’il renonce à la vraie peinture pour soigner sa femme accidentée. On est donc averti que tout ce qu’il fera désormais ne vaut rien ; et il s’en tiendra effectivement à quelques peintures du dimanche pour une clientèle de voisinage. A de rares exceptions près, dont un pastel à l’huile de 1979, que j’ai retrouvé presque miraculeusement, son œuvre ultime en quelque sorte, abstraite, d’une luminosité sombre et parcourue de brisures. Pourquoi cet arrêt brutal, quand la reconnaissance par ses contemporains enfin pointait ? Peut-être avait-il senti qu’il était allé au bout de sa quête en peinture ou pensait-il qu’à certains moments les grandes questions sur l’amour, la vie, la mort, l’au-delà exigent d’autres voies pour quelqu’un comme lui ?
Après la seconde guerre mondiale, comme beaucoup d’allemands, Godeg découvre, bien sûr avec retard, le surréalisme. Ce sera un choc. Godeg apprend à capter des forces invisibles, certaines dictées par son inconscient, d’autres extérieures à lui. Son questionnement rigoureux autant sur les techniques picturales que sur les couleurs lumineuses du ciel, de la terre, des minéraux, de l’or en particulier, et peut-être même du soleil derrière les vitraux, donne alors à son œuvre à la fois abstraite et métaphysique toute sa dimension." Alain Margaron (extrait "Un lieu pour voir", 2009)
Biographie
1896
Naissance de Karl Goldberg à Reichenbach en Allemagne dans le Vogtland.
Son père, professeur et organiste était aussi dessinateur.
Karl commence très tôt à dessiner, très fier d’être le meilleur de sa classe.
A 14 ans, il réalise les portraits de la plupart de ses camarades.
1911-1913
Apprentissage éprouvant chez un tailleur de pierres. Etudes de sculpture et de moulage à l’école décorative de Dresde (Allemagne). L’artiste travaille sur des sculptures en bois. Il est également acteur de théâtre.
1913-1914
Séjour de six mois à Londres où il a rejoint son frère étudiant.
1914-1918
Mobilisation dans l’armée allemande. Sur le front, à Verdun, il continue à dessiner. Il reste de cette période, une église en ruine entourée de quelques arbres désolés où sa personnalité affleure sous l’influence de Caspar David Friedrich. Blessé et gazé, il est démobilisé en 1918.
1919-1921
Etude de peinture à l’académie des beaux-arts de Berlin chez le peintre et scénographe expressionniste César Klein, créateur du " November gruppe ".
1921
Il commence à signer certaines de ses œuvres Godeg, essentiellement des portraits ainsi que des paysages où l’on sent une continuité avec l’expressionnisme allemand. du début du siècle. Il donne également ses premiers cours de peinture.
1926
Il épouse Thekla, actrice, rencontrée au théâtre, avec qui il partagera toute sa vie et dont il réalisera de nombreux portraits. Ils n’auront pas d’enfant. Elle a également écrit un livre pour lequel une artiste allemande connue, Käthe Kollwitz, avait réalisé des illustrations. La montée du nazisme en a rendu impossible la publication. Comme ils avaient d’autres sources de revenu pour vivre et peu de besoins Thekla ne l’encouragera guère à exposer.
1930-1940
Sous la chape de plomb du nazisme ses paysages deviennent plus conventionnels, toujours très bien peints, mais moins personnels que ses portraits et autoportraits qui gardent une grande vérité psychologique.
Godeg est toujours professeur. Le couple vit à Berlin et dans la campagne environnante.
1940-1945
Mobilisé pendant la seconde guerre mondiale, il est envoyé à Paris
comme dessinateur de guerre. Témoignent de cette période le croquis d’une rue de Paris et une aquarelle représentant des falaises bretonnes.
Après la guerre, Godeg reprend ses activités dans l’enseignement. Il est maître-assistant à l’université.
1952
Il affirme son talent de portraitiste avec une importante série de dessins de stars du cinéma, du théâtre et de la danse. Certains d’entre eux ont été publiés dans des magazines. Il renoue également avec ses recherches des années 1920 sur le rôle de la lumière dans les paysages. Comme beaucoup d’autres peintres allemands, c’est comme s’il avait pris deux décennies de retard par rapport à la scène artistique internationale. Restent de cette période des œuvres certes décalées mais parfois très belles et qui témoignent de la poursuite de son cheminement intérieur.
1954-1956
Il suit la voie onirique ouverte par le surréalisme et le mouvement Cobra.
1958
Il s’installe dans le quartier de Charlottenburg à Berlin Ouest.
1956-1961
C’est la grande période de Godeg. L’artiste conçoit son œuvre la plus personnelle, celle qui pourrait bien être sa contribution à l’art du XXè siècle.
Il abandonne les références figuratives dans une série de très beaux pastels à l’huile et quelques toiles, de 1957 à 1969. En 1960 et 1961, ses toiles rappelent parfois des ciels nuageux où joue la lumière. L’artiste n’en devient pas pour autant informel. Ses œuvres abstraites, sont composées avec beaucoup de rigueur.
1962-1965
C’est la période des " goldbilder " (littéralement, peintures d’or). Ses recherches d’alchimiste sur l’utilisation du métal, de l’or, de l’argent et du cuivre, dans la peinture l’ont amené à sauter le pas. Comme le souligne Franz Roh, il s’exprime avec la couleur comme s’il peignait avec de la lumière. D’abord totalement abstraites, ces œuvres laissent transparaître des allusions figuratives à partir de 1964. Godeg est enfin exposé, dans quelques musées et centres d’art en Allemagne, et dans deux galeries parisiennes. Critiques d’art respectés et journalistes s’enthousiasment. L’exposition la plus marquante est sans doute celle de Berlin ; à la " Haus am Waldsee ".
1967
Son épouse est gravement accidentée. Godeg écrit au directeur du musée de la ville de Berlin qu’il renonce à la peinture. Plus précisément, il ne peindra plus qu’en dilettante. Son combat est terminé. A de rares exceptions près, on ne trouvera plus la tension de ses œuvres antérieures. Godeg, complètement retiré de la vie artistique, finira en peintre petit bourgeois comme d’autres grands artistes allemands du XXè siècle (par exemple Meidner ou Schmitt-Rottluf). Pourtant sa période créative a été beaucoup plus longue que la leur.
1982
A la mort de Karl Godeg, c’est tout de même Eberhard Roters., secrétaire générale de l’influente société allemande pour les arts plastiques de Berlin qui prononce le discours d’enterrement, très élogieux et où il s’engage à continuer à promouvoir l’œuvre auprès des musées. " Ce qui a été le moteur de sa création artistique, affirme-t-il, c’était de chercher la fécondation de la lumière, par la profondeur sombre, obscure de l’être ".
1999
Alain Margaron est sous le choc devant quelques " peintures d’or " dans un magasin d’antiquités au centre de Berlin. Elles étaient là depuis des années, recouvertes de poussière et sur de vieux châssis à écrou.
2000
Premier accrochage à la galerie Alain Margaron à Paris : " Karl Godeg ou la magie de l’or ".
Sepp Hiekisch-Picard , conservateur du musée de Bochum en Allemagne, découvre l’œuvre. Godeg enthousiasme également les peintres qui fréquentent la galerie, en particulier Fred Deux, René Duvillier et Brigitte Terziev ainsi que des responsables importants du monde des institutions.
2003
Exposition individuelle exclusivement consacrée aux " goldbilder ". Edition d’un catalogue. Texte de Sepp Hiekisch-Picard.
2004
Sepp Hiekisch-Picard et Alain Margaron découvrent à Berlin des œuvres plus anciennes gardées jalousement par une femme âgée qui avait travaillé pour le couple dans le passé. Ils consacrent plusieurs week-end à un choix rigoureux.
2005
Rétrospective " 60 ans de peinture de Karl Godeg " à la galerie Alain Margaron
Principales expositions
1958
Kunstamt Wedding, Berlin.
1959
Galerie Schaumann, Essen.
Galerie Duncan, Paris.
1961
Galerie Belfond, Paris.
1962
Musée de la ville Mönchengaldbach.
Galerie Aumann, Dusseldorf.
1963
Galerie de Coninck, Paris.
1965
Kunstverein, Kassel.
Haus am Waldsee, Berlin.
1966
Karl Ernst Osthaus Museum, Hagen.
2000
" Ou la magie de l'or " 1962-1964, Galerie Alain Margaron, Paris.
2003
" Peintures de 1962 à 1965 ", Galerie Alain Margaron, Paris.
2007
"Nouvelles découvertes", Galerie Alain Margaron, Paris
2009
" Les peinture d'or ", Galerie Alain Margaron, Paris
Collections Publiques
Musée du XXe siècle, Berlin.
Musée de la ville, Mönchengladbach.
Bibliographies
2005
"Karl Godeg, l'alchimie de la lumière ", Préface de Jean-Jacques Aillagon , Textes de Fred Deux, Sepp Hiekisch-Picard, Alain Margaron - Editions L'Atelier des Brisants ( Cliquez-ici )
2003
"Karl Godeg, Peintures de 1962 à 1965" , Texte de Sepp Hiekisch-Picard - Edition Alain Margaron ( Cliquez-ici )
Etudes critiques par Heinz Ohff, Julien Alvard, Franz Roh et Will Gromannn
Articles parus entre 1961 et 1964 dans l'Express, Candide, New York Herald Tribune, Combat, Le Monde, Cimaise, Arts International (Zurich), les Echos, Le Figaro.
Parus dans la presse ces dernières années
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Godeg Karl
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René Duvillier est entré à la galerie Aalin Margaron en 1998. " Je me souviens très bien de ma première visite dans le nouvel atelier de René Duvillier, près de la porte d’Italie. C’était en 1998. J’avais décidé de présenter l’œuvre de cet artiste que j’avais aimé lors d’une importante rétrospective au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1972. Mais je n’avais qu’une crainte, celle d’une visite d’antiquaires, chez un peintre toujours vivant. Et de trouver meilleures les œuvres anciennes. Aussi, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir une dizaine de toiles que René Duvillier venait de peindre en rouge et blanc de titane ! Violentes. Déchirées. Révoltées. Assassines. Elles débordaient d’une rage de vivre et de vaincre la maladie.
J’ai bientôt senti dans ces toiles un questionnement sur son identité. Duvillier avait du être transfusé et m’en parla souvent. Cette expérience lui laissa le sentiment d’avoir été dépossédé de lui-même par un sang étranger et il essayait dans sa peinture de réaffirmer avec ardeur qui il était.
En septembre 2001, la maladie et la fatigue lui interdirent de retourner à l’atelier. Duvillier ne pouvait plus peindre. Mais ce ne fut pas la fin de sa volonté de vivre à travers son œuvre, jusqu’à l’ultime, son destin. Il se tourna vers un support plus petit, le papier et dessina dans l’urgence un ensemble de pastels gras. Des apparitions, tantôt rassurantes, tantôt effrayantes. Des visions fugitives. Des formes conductrices. Il les appela Rencontres avec l’Ailleurs.
Lors de notre dernier entretien fin juillet 2002, Duvillier m’écrivit sur un papier, « au cas où », pour l’exposition prévue en novembre cette citation de Robert Desnos : « On me croit ici, et calme, je suis ailleurs, en des régions bouleversantes inconnues de tous ! ». Et il me dit : « vous pourrez écrire un jour que l’ailleurs a permis à René Duvillier d’être calme. On y rencontre des choses extravagantes. Pas seulement des choses horribles, mais des choses étonnantes et presque agréables. » Il considérait ses œuvres des dernières années comme les plus importantes qu’il n’ait jamais faites. Je ne suis pas loin de partager son avis. Les mêmes gestes qui avaient exprimé l’énergie des éléments, de l’espace, des corps amoureux, la volonté d’affronter le vertige qu’il avait éprouvé parfois (face à la mer ou aux vues d’avion) lui ont permis de garder les yeux grands ouverts. Sans céder à la peur ni à la consolation." Alain Margaron (extrait "Un lieu pour voir", 2009)
En 2010 Duvillier est présent au cinquième étage du Centre pompidou avec une toile de 1963, puis une encre ainsi qu'une petite peinture de 1955 sur le mur consacré à la collection d'André Breton.
Biographie
1919
Naissance de René Duvillier à Oyonnax dans l'Ain
1935-1938
Etudes à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (atelier de Charles Guérin, élève de Gustave Moreau). Duvillier s'affirme néanmoins autodidacte, attribuant à cette école le seul mérite " d'apprendre ce qu'il ne faut pas faire ".
1939-1945
Cinq années de captivité. Duvillier est déporté en Ukraine puis en Pologne pour plusieurs tentatives d'évasion et pour faits de résistance.
1943
Exposition au Stalag de Cracovie d'oeuvres inspirées par la Genèse.
1945
Mariage avec Mimie Combet. Ils ont deux enfants, Laurent en 1947 et Luc en 1950. Installation à Paris.
1952
Rencontre déterminante avec Charles Estienne, critique influent qui tentait de réconcilier abstraction gestuelle et automatisme surréaliste. Celui-ci l'intègre au groupe "Peintres de la nouvelle Ecole de Paris" qu'il montre à la Galerie de Babylone. C'est ainsi que Duvillier fait la connaissance de Degottex, Hartung, Lapicque, Poliakoff... Duvillier est très soutenu par la critique auquel le lie une grande complicité intellectuelle. Et toutes les expositions collectives organisées par Charles Estienne font alors figure d'événement.
1953
Charles Estienne expose Duvillier avec Degottex, Marcelle Loubchansky at Messagier à la Galerie l'Etoile scellée dont le directeur était André Breton. Participation à l'exposition " Younger European Painters ", musée Guggenheim, New York.
1954-1955
La critique invite Duvillier en Bretagne où il découvre la mer : " j'ai trouvé le mouvement et le geste, ce fut un choc épouvantable " dira l'artiste. Duvillier peint une série de toile polychromes (noir, violet, bleu) sur la mer ainsi que la série des Chevaux de mer, encres de couleur sur papier. Duvillier parle de " liquidité de l'élément originel ". " De ses constatations visuelles il débouche sur le symbole ; de ses rêves, de tout cet héritage qui se perd dans la nuit des temps, il parvient au mythe ", écrit Lydia Harambourg (l'Ecole de Paris, le Dictionnaire des peintres, éditions Ides et Calendes). Il travaille désormais sur des séries.
1955
Charles Estienne avec André Breton et Benjamin Péret présentent sa première exposition personnelle à Paris à la Galerie l'Etoile scellée.
Expositions collectives :
" Alice au pays des merveilles ", présentée par Charles Estienne - Galerie Kléber, Paris (directeur Jean Fournier).
" Pérennité de l'art gaulois ", Musée pédagogique, Paris.
" Encres et aquarelles ", Degottex, Duvillier, Loubchansky, Galerie Kléber.
1956
" L'ile de l'homme errant ", exposition collective organisée par Charles Estienne, Galerie Kléber.
1957-1958
Série de monochromes.
" Brusquement, expliqe René Duvillier, j'ai rompu avec cette période de la mer entièrement polychrome. D'un seul coup j'en ai eu assez et j'ai voulu changer, faire autre chose. Je voulais simplifier. Je voulais rendre la même chose avec des moyens plus simples. Une seule couleur me paraissait suffisante ". Il y a trois périodes : les bleus, les noirs et les violets
Exposition collective, " Le Vide et l'obscurité " à la Galerie Kléber, organisée par Julien Alvard.
1959
Exposition individuelle à la Galerie Smith à Bruxelles. Textes de Julien Alvard.
Exposition individuelle à la Galerie Breteau. Textes de Jacques Woliner.
" 80 Maler der Ecole de Paris ", Vienne, Linz.
1959-1960
Les Tourbillons sur papier, monochromes violet, bleu indigo, carmin.
Exposition individuelle à la Maison des Princes à Pérouges. Textes de H. Maldiney et J. Alvard. René Deroudille achète une grande toile, Viol de la Vierge, exposée maintenant au Musée des Beaux-Arts de Lyon.
" New Trends in French Paintings ", France Bader Gallery, Washington
Jungle Maler de Gegenwart Künstlerhaus, Vienne.
" Antagonismes " Musée des arts décoratifs, Paris.
1961
Série des Traverses, des vents, des orages : " je découvre toutes les directions contraires, espaces différents, opposés toujours... " indique l'artiste.
Exposition personnelle " La mer des vents ", Galerie Smith à Bruxelles.
1962
Série Les javelots et la mer : Duvillier parle de la peur de l'espace qu'il faut lameller pour pouvoir l'accepter, pour pouvoir y vivre.
Expositions personnelles à la Galerie Schoeller et à la Galerie 7, Paris. Texte de Restany.
" Four Men Show ", Castillo, Duvillier, Messagier, Rebeyrolle, Nitta Gallery, Tokyo.
1963
Série Les diables de mer, les luminaires. " Dans toute son oeuvre, il s'agit de prendre possession de la toile par le geste qui engage l'être totalement. Il y a une volonté une détermination dans son acte... Il s'agit d'une conquête et d'une révolte aux allure d'exorcisme ".
1964-1965
Séjour de Duvillier à New York.
Exposition personnelle à la Gallery Byron, New York, texte de J. Alvard.
1966
Contacts avec des scientifiques (CERN, Ecole de chimie, Faculté de Genève). Duvillier découvre une étonnante similitudes entre certaines de ses oeuvres et des photos de phénomènes physiques et cosmiques.
Exposition personnelle " Cycle aérien ", Galerie Schoeller, Paris.
1967
Séries Les regards à la suite d'un choc ressenti par la rencontre de son propre regard avec le regard de l'autre. " L'oeil me donne la dimension du tragique " (RD).
Expositions personnelles.
" De la mer au regard ", Eurogalerie, Montreux (Maryse Haerdi).
" Dix ans d'Art vivant 1955-1965 ", Fondation Maeght, Saint-Paul-de-Vence.
" Dessins et aquarelles de Matisse à nos jours ", Irlande et pays de l'Est.
Pavillon français, Exposition Universelle de Montréal.
" Oeuvres choisies ", Bellegarde, Delaunay, Duvillier, Harlung, Galerie Schoeller.
1967-1968
" Une aventure de l'art abstrait ", Musée Galliera, Paris.
Exposition personnelle " Visions ", Eurogalerie, Genève (Maryse Haerdi), texte de G. Gassiot Talabot.
" Cycle des profondeurs et visions ", Galerie Schoeller, Paris.
" Ensemble des peintures de Duvillier ", Union des Banques suisses, Genève
Exposition Collective, " Trois ans d'Art vivant 1965-1968 ", Fondation Maeght, Saint-Paul-de-Vence.
" Peintures françaises contemporaines ", Musée de Belgrade, Prague, Bucarest, Varsovie, Zagreb.
1969
Deux expositions personnelles :
" De l'Homme au Cosmos ", Palais des Congrès, Vienne.
" Approche des Planètes ", Maxigalerie Roger et Gallet, Paris.
1970-1971
" Le noyau, 18 sensations internes ", Galerie Armand Zerbib, Paris.
Le jour du vernissage : audition de l'enregistrement " des possibilités pour 2 pianos " de Laurent Wable, dédiées à son père René Duvillier.
" Trois tendances de l'art français contemporain ", (CNAC), Hanovre, Munich, Cologne, Mons, Anvers, Bruxelles, Dublin, Lisbonne, Porto, Milan, Florence.
" Ensemble des peintures de Duvillier ", Palais des expositions, Genève.
8ème Festival international d'Art contemporain, Royan (Pierre Cabanne).
1972
" Parcours, Peintures de 1954 à 197l ", ARC, musée d'Art moderne de la Ville de Paris (Suzanne Pagé). Texte de Michel Ragon.
Commentaire de J.-J.-Lévêque dans les Nouvelles littéraires.
Commentaire de Pierre Cabanne dans Combat.
1973
Jusqu'en 1975 Duvillier travaille à la série Jouissance de l'espace. " Je reconstruirai l'homme que je suis, 33 estrastres ".
Exposition personnelle, Galerie Beno d'Incelli, Paris.
" Le Nuagisme même ", Musée des Beaux-Arts, Lyon.
" Espace lyrique depuis 45 ", CAC Abbaye de Beaulieu.
1975
" Jouissance de l'espace, 50 plaisirs de faire ", Galerie Beno d'Incelli, Paris et Galerie Soleil, Georges Bongers, Paris.
1976
Série Le caché et l'exhibé.
" Peintures sur papier ". Galerie Soleil, Georges Bongers, Paris.
" Collections d'art abstrait au Musée des Beaux-Arts de Nantes ", musée du Havre et musée de Quimper.
1977-1979
Les retours de mer.
1980-1981
Jusqu'en 1982 les Dieux et les Titans.
Les collections permanentes, musée d'Art moderne de la ville de Paris.
" Autour d'une collection 1945-1980 ", Donation G. Bonnefoi et les amis de Beaulieu, CAC Abbaye de Beaulieu.
" Paris-Paris, 1937-1957 ", Centre Georges Pompidou, Paris.
" L'abstraction lyrique ", Hommage à M. Ragon, CRAC, Château du Tremblaye.
1983-1984-1985
Le cycle des Danaïdes. " L'eau est encore là an 1984. L'eau c'est moi et mes toiles peintes me boivent sans fin. Mes peintures actuelles ont soif sans cesse telles les Danaïdes du fameux mythe grec... "
" Charles Estienne et l'art à Paris 1945-66", Centre nationale des Arts plastiques, Paris.
" Autour de Michel Ragon ", Paris Art Center, Paris.
" Mouille, Prouvé, Bellegarde, Duvillier ", The Deolorenzo Gallery, New York.
Commande d'une tapisserrie national qui sera exécuté en 1987 par l'atelier de Gisèle Brivet-Glandin, Aubusson.
1986
Galerie du Manoir, La Chaux-de-Fonds, Suisse.
" La Collection de Beaulieu ", Abbaye de Beaulieu.
1987
Après 1986, Duvillier ne se consacre plus qu'à ses séries avec leurs variations. Et le traitement de la matière est nouveau. Il associe fluidité et transparence à une épaisseur et à une rugosité du grain.
" Peintures 1955-1983 ", Galerie Mostini, Paris, (catalogue).
" Le lien, art analytique et contre-perspectives ", Art et Culture, l'Isle-sur-la Sorgue.
" Le Visionnaire ", présenté par M. Haerdi, Galerie du Manoir, La Chaux-de-Fonds.
" Hécate ou la lune noire ".
1989
Rétrospective au musée de Morlaix (catalogue).
1990-1991
" L'Envolée d'un regard", Mairie du 6ème, Paris (M. Haerdi).
" Duvillier de 10 en 10", ministère de l'Eductaion nationale, Paris
" Qu'achètent les musées ? ", FRAM Bretagne.
" Initiation ", Ecole supérieure internationale d'Art, Paris.
" André Breton ", Centre Georges Pompidou, Pans.
" André Breton ", Museo Nacional, Madrid.
1993
" Le ciel de la mer ", Galerie Larock-Granoff, Paris.
1994
Galerie P. et N. l'Eplattenier, Lausanne, Suisse.
1995-1996
" Nantes et le surréalisme 1944-1995 ", musée des Beaux-Arts de Nantes.
" Panoramas 1981-1996 ", collections du Frac Bretagne, musée des Jacobins, Morlaix.
1997
" Un combat pour l'art moderne ", hommage à René Deroudille, musée des Beaux-Arts, Lyon. (Viol de la Vierge devient la couverture du catalogue).
" Restauration-Conservation ", CAC, Abbaye de Beaulieu.
FIAC, Stand Larock-Granoff, Paris.
Europ-Art, FIAC, Genève.
Stand Galerie P. et N. l'Eplattenier, Lausanne, Suisse.
1998
" L'Eau de l'air ", Galerie Larock-Granoff, Paris.
A partir de 1998, René Duvillier expose en permanence à la Galerie Alain Margaron, Paris.
1999
" A l'Ouest du monde ", Galerie du Faouêdic, Lorient (Festival interceltique).
FIAC, Stand Larock-Granoff, Paris.
" Actualité des collections du XXe siècle 1996-1999 ", musée des Beaux-Arts, Lyon.
" L'Intimité des dessins ", Galerie Alain Margaron, Paris.
" Figuration-non Figuration ", (FDAC, Val-de-Marne), CAC de Larissa, Grèce.
2000
" Rouge, le sang c'est la vie ", Galerie Alain Margaron, Paris.
2001
" Danaïdes, Feu de mer, Clair de Cobalt de 1982 à 1993 ", Galerie Alain Margaron, Paris.
2002
René Duvillier s'éteint le 5 Septembre, à 83 ans.
" Ici - Ailleurs ", Galerie Alain Margaron, Paris.
2003
" Ici - Ailleurs ", Galerie Doris Benno, Saint-Paul-de-Vence.
2004
" Rétrospective " à la Galerie Alain Margaron, Paris et à la Librairie niçoise, Nice.
2006
Exposition individuelle , « Corps à corps », Galerie Margaron, Paris
2008
"Vous êtes le feu dans l'eau" - Benjamin Perret s'adressant à
René Duvillier - Oeuvres sur papier de 1947 à 2002, Galerie Margaron, Nice
Collections publiques française et étrangère
Centre National d’Art Contemporain, Paris
Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
Donation Gildas Fardel, Musée des Beaux Arts de Nantes
Centre d’Art Contemporain, Abbaye de Beaulieu
Musée de Peinture et de Sculpture de Grenoble
Musée de Clamecy - Artothèque de Clamecy
Fonds Régional d’Art Contemporain de Bretagne
Fonds Départemental d’Art Contemporain, Conseil Général Val de Marne
Centre Régional de Documentation Pédagogique de l’Académie de Créteil
The Solomon Guggenhein Musuem, New York, USA
Musée d’Art Contemporain de Skopje, Yougoslavie
Smithsonian Institute, Washington, USA
Musée Cantonal des Beaux Arts de Lausanne, Suisse
IHS Foundation Atlanta, Georgie, USA
Saint Louis University, Saint Louis, Missouri, USA
Bibliographie
2000
"Duvillier - Rouge, le sang c'est la vie", Textes de Dominique Rabourdin, Entretien de René Duvillier & Alain Margaron , Collection Alain Margaron ( Cliquez-ici )
1988
"R.D." Initiale n°17, Edition Aréa , Paris
1987
"Duvillier", Textes de Gérald Gassiot-Talabot, Raoul-Jean Moulin, Catherine Millet,
Michel Ragon, Jean-Jacques Lévêque, Pierre Cabanne - Éditeur Galerie Mostini, Paris
1972
Parcours" , Textes d' André Breton, Benjamin Péret, Julien Alvard, Jacques Woliner, Henri Maldiney, Pierre Restany, Charles Estienne, Gérard Gassiot-Talabot, Emest Schwyn, Maryse Haerdi, Michel Ragon - Arc-Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
1968
"Duvillier, Peintre Cenesthésique" De la Mer au Regard, 1954-1967, Textes de Maryse Haerdi et J.L. Daval - Eurogalerie, Montreux, Suisse
Parus dans la presse
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Avant de rencontrer Alain Margaron – qui deviendra son dernier marchand , à partir de 1998-, René Duvillier n’avait, auparavant, jamais montré ses estampes sérigraphiées. La Galerie Alain Margaron les présente, au public, pour la première fois en 1998.
« J’ai une technique qui est la transparence, avant toute chose ; par exemple, il n’y a pas de blanc : les blancs ne sont pas faits pour moi ; j’emploie donc des couleurs transparentes et la lumière vient de derrière » René Duvillier , 1958
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Bernard Joubert, notes de peinture
Depuis ses premières bandes de toiles colorées fixées au mur, des années 70, véritables rubans de peinture nomade et discontinue se croisant à l’orthogonale et délimitant des espaces ouverts et vides, jusqu’à ses « tableaux de tableaux », peintures figuratives extraordinairement complexes des quinze dernières années, depuis le minimalisme abstrait, austère, radical, de ses débuts jusqu’à la picturalité d’une vitalité débordante, quasi luxuriante, de ses toiles récentes, le travail expérimental du peintre Bernard Joubert obéit à un dispositif ou plutôt à une pratique rigoureuse. Ce dispositif n’est pas un but en soi (Joubert s’est éloigné d’emblée du propos conceptuel de Supports /Surfaces) mais une méthode, inventée par lui pour sa capacité à libérer du visible : car l’objectif qui le sous-tend de bout en bout est de mettre à l’épreuve la peinture et la cohérence de l’image, et d’ouvrir celle-ci à tous ses possibles.
Les procédures qui règlent son œuvre ne relèvent pas d’un travail à l’aveugle mais, au contraire, font pleinement appel au regard, à l’invention du regard du peintre (comme d’ailleurs au regard du spectateur, sans cesse également mis à l’épreuve). Elles se succèdent ainsi : découpage du support (toile ou papier) en plusieurs fragments rectangulaires, et définition de l’espace pictural par la peinture d’une grille constituée de diagonales –première forme « ouverte » du chiasme qui va structurer toute l’œuvre. Dans cette grille s’inscrit, dès les années 90, une figure centrale –notons que la prédilection de Bernard Joubert va aux formes et thèmes de l’ouverture (origine du monde/ naissance, etc..) et à leurs corollaires (vide/crâne, plein/visage etc.). Puis, déplacement et superposition de ces rectangles, à l’horizontale ou à la verticale : il en résulte une folle diffraction, sur les bords, des formes et des couleurs, une division en éclats de l’unité figurale. Le travail de peinture est dès lors sollicité par les traces libérées : d’un bord à l’autre des différents rectangles, de nouvelles touches colorées vont se mêler aux anciennes, les prolonger, les commenter, jusqu’à ce qu’une nouvelle image virtuelle se forme, en écho à la première. Jusqu’à ce que, pour Joubert, « la peinture fasse figure », image à nouveau unifiée, c'est-à-dire tableau.
Couper, déplacer, peindre, redéplacer, repeindre, coller enfin … : le processus peut se complexifier et se poursuivre en multiples variations. Et de fait Joubert travaille par séries, modulant à plaisir les formes écartelées par le schème diagonal structural et qui, parfois creusées par un vide central, croissent en tous sens. Le système formel qu’il met en place est ainsi extensif, se génère lui-même, appelant des surfaces de plus en plus grandes, de plus en plus denses ou évidées. Quant aux touches des couleurs incandescentes qui souvent sont les siennes - l’ocre-rouge, le jaune, le bleu, le noir, couleurs de flamme instable -, elles échappent, dansantes, souples, à la grille constructive qui les a commandées : les figures de ses tableaux sont des figures de torsion ou de fuite rapides, amorcent une chute ou une ascension, ou restent en suspens précaire dans l’espace.
Le résultat est extrêmement paradoxal. Là où l’on attendrait une raideur et une stabilité produites par la structure géométrique initiale toujours visible (la trame diagonale des tracés, la grille orthogonale des fragments rectangulaires collés), on perçoit une surface picturale infiniment souple, mobile, innervée d’un lacis éclaté de touches qui la contractent ou la dilatent. Apparemment prisonnière de son cadre, la figure se fait, se défait, se refait en propositions kaléidoscopiques aux équilibres instables, entrainée par le mouvement libre, vibrionnaire, de ses particules. Et là où l’on pourrait être arrêté par la rigueur abstraite de la méthode que s’impose Joubert (s’il se méfie de toute théorie, il utilise son dispositif technique comme une « morale »), on est saisi au contraire par l’extrême plasticité tactile de sa peinture, par sa nervosité, son énergie ; également par sa chair, sa sensualité, et son allégresse.
Ce qui est en jeu dans l’œuvre de Bernard Joubert est ainsi non seulement l’activation débridée de la surface peinte - les codes régulateurs libèrent la forme plus qu’ils ne la retiennent-, mais encore son ouverture : par ses bords latéraux, limites toujours franchies par la peinture ; par ses vides centraux centrifuges - plénitude matricielle des blancs, béance creuse des noirs ; par la liberté effrénée accordée à la couleur qui bien souvent enlève, soulève toute l’image. Son épaisseur aussi, ou plutôt son volume spatio-temporel : les résidus d’images dispersés sur la toile, les motifs colorés resurgissant d’un fragment d’espace à un autre se font encore résonnances temporelles, puisque Joubert peint volontiers depuis quinze ans à partir de tableaux anciens, qui apportent d’autres temporalités : il reprend ainsi L’Origine du monde de Courbet, La Raie de Chardin, une Nature morte au crâne ou une Montagne Sainte Victoire de Cézanne, les fresques romanes de Tavant, L’Amandier en fleurs de Bonnard, les Autoportraits de Cézanne, de Van Gogh, de Matisse, etc. Processus de mémoire, son travail devient commentaire, méditation, expression de la force de sa sensation, de son émotion de regardeur. Et la grande leçon du dernier Cézanne y parait toujours présente : « les sensations colorantes qui donnent la lumière sont chez moi cause d’abstractions qui ne me permettent pas de couvrir ma toile ni de poursuivre la délimitation des objets quand les points de contacts sont ténus, délicats. D’où il ressort que mon image ou tableau est incomplète « (Cézanne, lettre à Emile Bernard, 1906).
Intensités hétérogènes, condensations, béances, explosions multiples, débris de figures à la limite de la visibilité : la peinture de Joubert est tout autant d’apparition que de disparition, et, semble t-il, de poursuite d’un réel impossible à cerner. D’où cette impression que les figures en suspens dans ses toiles, que les corps évidés ou torsadés aux invisibles visages sont des gloires ou des vanités. On pourrait presque penser que le face à face avec le réel est, pour le peintre, aveuglant, ne conduisant en effet qu’à ces bribes de chair de peinture, à ces éclats saccadés et virevoltants. Ambiguïté, encore, de cette belle oeuvre, dans laquelle mélancolie et exultation se répondent.
On peut être saisi aussi par la grande musicalité de cette peinture. Les notes colorées, tonales, s’égrainent, se répondent d’échos en échos, disparaissent pour réapparaître, vibrent en accords. Les fragments saccadés, les longs débords, les touches clairement articulées et résonnantes – leurs variations, leurs reprises- paraissent obéir aux lois modulaires d’une fugue (certaines séries des années 80-90 se nomment ainsi Simultanés, Mesures, Suites, Variétés, Strette…). Ce qui s’offre à voir pourrait être entendu en partitions, en suites mélodiques. Et, telle l’oreille qui ne peut garder l’intégralité de la musique et reste toujours dans l‘attente des accords futurs, le regard posé sur ces toiles hésite entre dissolution et construction, pour rebondir aussitôt, porté à l’avant par les traces libérées, qui sont les mémoires fuyantes d’une unité à recréer toujours.
- Agnès de la Beaumelle -
Bernard Joubert né en 1946, à Paris. Vit et travaille à Paris
Principales expositions personnelles
1974 Galerie Yvon Lambert, Paris
Galerie Françoise Lambert, Milan
1975 Galerie Albert Baronian, Bruxelles
Musée d'art et d'industrie, Saint-Etienne
1976 Musée de Grenoble
Galerie Yvon Lambert, Paris.
1977 Galerie Albert Baronian, Bruxelles
Galerie Françoise Lambert, Milan
Galerie Rolf Ricke, Cologne
Galerie Ugo Ferranti, Rome
1978 Galerie Hal Bromm, New-York
Centre Américain, Paris
Galerie Yvon Lambert, Paris
1979 Galerie Albert Baronian, Bruxelles
Galerie Françoise Lambert, Milan
1981 Galerie Yvon Lambert, Paris
1991 Galerie Regards, Paris
1993 Galerie Regards, Paris
1997 Galerie Jacques Elbaz, Paris
2000 Chapelle Saint Nicodème, Guénin, L'art dans les chapelles
2005 Galerie Servandoni, Paris
2007 Le Colombier, Orléans
- Espace culturel Martial Taugourdeau, Bonneval
2010 Bernard Joubert : de 1990 à 2010, Galerie Alain Margaron, Paris
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Parmi les oeuvres de Dado à la galerie Alain Margaron
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Dado est montré à la galerie Alain Margaron régulièrement depuis 1993. "Je connaissais Dado depuis longtemps et possédais des œuvres de lui. Ce très grand artiste est un peintre passionnant, parfois affectueux, mais parfois assez imprévisible. Et on ne trouve guère chez Dado que la production en cours. Tout le reste, il l’a vendu ou retravaillé, parfois sans fin.
Nous avons fait Dado et moi un bout de chemin en exclusivité, ensemble, pendant deux ans, en préparation d’une exposition et d’un catalogue. Et je continue comme par le passé à acheter des œuvres qui me paraissent les plus intéressantes, à en exposer, à en prêter à des musées, comme aux Abattoirs de Toulouse lorsqu’ils ont organisé l’exposition de Dado-Réquichot (un autre peintre que j’aime beaucoup), ou au musée de Sérignan.
Je suis très interessé chez Dado, derrière sa violence agrémenté assez souvent d'humour, par la qualité de ses constructions, très sophistiquées, comme on peut en retrouver dans les oeuvres de Bach qu'il affectionne. Un gage incontestable de pérénnité. Je suis touché également par quelque chose de personnel lié à son enfance. J’y sens comme le personnage du Tambour, le héros du roman de Günter Grass, cet enfant qui refuse de grandir et qui embête les adultes parce qu’il est révolté contre leur monde.
Au Monténégro, Dado a été traumatisé le jour où, arrivant à l’école, il y a trouvé des pendus. La vision qu’il porte sur l’histoire, sur les horreurs dont l’homme est l’auteur, est profonde. C’est une vision violente et non aseptisée qu’il a exprimée bien avant beaucoup d’autres et avec plus de force. Un dimanche où j’étais chez lui, je l’ai vu dans tous ses états, incapable de prolonger la conversation, alors que je devais acheter des tableaux, parce qu’il avait appris qu’une jeune femme qu’il ne connaissait pas, venait d’être gravement accidentée sur l’autoroute près de chez lui.
Dado a représenté le Monténégro à la Biennale de Venise en 2009. Nous lui consacrons une nouvelle exposition à la galerie en juin 2010. Alain Margaron
Biographie
1933
Miodrag Djuric, dit Dado naît le 4 Octobre à Cetinje au Monténégro (Yougoslavie)
1944
Mort de sa mère. Recueilli par son oncle peintre, il vit en Slovénie, à Ljubljana, ville baroque de l’ancien empire austro-hongrois
1951
Dado fréquente l'Ecole des Beaux arts de Belgrade, où il suit les cours de peinture de Marco Celebonovic, qui l'encourage dans son travail
1952
Dado termine sa formation à l'Ecole des Beaux arts de Herceg Novi (Monténégro). Il réalise des peintures d’inspiration baroque dans l'église du pays
1956
Première exposition au Salon de Rijeka (Croatie) aux côtés d’artistes français. Marco Celebonovic l’aide pour son départ à Paris le 15 Aout. Peu de temps après, Dado travaille dans un atelier de lithographie où il rencontre Jean Dubuffet et Roberto Matta
1957
Kalinowski lui fait rencontrer Daniel Cordier qui devient son marchand. James Speyer lui achète son premier tableau. Il quitte Paris pour Courcelle-les-Gisors où il peut désormais et uniquement se consacrer à la peinture
1958
Première exposition personnelle à la Galerie Daniel Cordier. Dado rencontre Jacques Dauchez, Jean Dewasne, François de Liancourt et Bernard Réquichot dont il devient l’ami
1960
Dado s’installe dans un ancien moulin, à Hérouval, près de Gisors. Réquichot lui rend régulièrement visite en fin de semaine
1961
Dado est profondément affecté par la mort de Réquichot. Cette année est aussi celle d’une nouvelle exposition à la Galerie Cordier
1962
Dado séjourne trois mois à New York et y rencontre Hessie, artiste peintre cubaine qu’il épouse, devenant ainsi le père adoptif de ses deux enfants Yasfaro et Domingo. Visite de Hans Bellmer et de sa compagne Unica Zürn à Hérouval
1964
Dernière exposition à la Galerie Codier qui annonce peu après sa fermeture
1965
Hans Bellmer amène André François Petit à Hérouval. Une collaboration s’établit jusqu’en 1970. Naissance de Yanitza, dont Unica Zûrn devient la marraine
1967
Premier achat de l’état : une peinture Hérouval (1967) et une grande fresque (1966) entrent dans les collections du Fond National d’Art Contemporain. Sur les conseils d’ André François Petit, Dado commence à graver ; il exécute ses premières planches avec l’aide d’Alain Controu
1968
Premières lithographies tirées à quelques exemplaires qu’il offre à ses amis ; Naissance de Malcom. Michel Leiris visite son atelier. Roland Penrose lui achète un tableau
1970
Exposition rétrospective au Centre National d’Art Contemporain à Paris, où Dado montre sa voiture, une traction avant, recouverte d’ossements peints
1974
Dado suit une mission médicale avec le frère de J-F Jaeger, le Docteur Georges Jaeger en Centre Afrique chez les pygmés. Une collaboration commence avec les frères Aberbach dont la galerie est située à New York
1976
Dado fait don au Musée National d’art moderne du Dyptique d’Hérouval (1976) ; le dyptique de Montjavoult (1977) entre dans les collections du Solomon R.Guggenheim Museum à New York. Intérêt grandissant pour la bibliophilie avec la réalisation des premières illustrations du Livre de Job
1978
La Scaler Foundation fait don d’une œuvre ancienne de l’artiste Le Massacre des Innocents (1958), au Musée National d’Art moderne , Centre Georges Pompidou. Jusqu’aux années 1980, Dado se consacre essentiellement à l’art graphique : dessins, gravures, collages
1982
Dado travaille toute l’année à l’atelier Lacourière-Frélaut à Paris où il grave seize cuivres qui donnent naissance à une centaine d’états.
1983
Grand Prix étranger de gravure à Varna (Bulgarie).Voyage en famille à Varna, Sofia, puis Istanbul
1984
L’atelier d’Hérouval est à nouveau remplie de tableaux. Rétrospective de ses œuvres à partir de 1961 au Musée Ingres à Montauban. Mort d’Henri Michaux que Dado estimait énormément
1985
Sa fascination pour l’univers des invertébrés et sa découverte de Buffon conduisent Dado à créer un ensemble de tableaux "aquatiques" recouverts d’une vitre, présentés à la FIAC
1987
Poursuite des lectures de Buffon.Soixante quinze fauteils peints voient le jour, envahissant l’atelier jusqu’à saturation. Dado peint également quelques grands tableaux : Le grand Duc, L’Azuréen, Le Sizerin, Les Forges de Buffon
1988
Dado se lie d’amitié avec Pierre Bettencourt (un proche ami d’Henri Michaux) qui écrit pour l’artiste le texte du catalogue de son exposition en hommage à Buffon ("Buffon naturalisé "). Cette année est aussi celle de l’incendie de l’atelier d’Hérouval. Dado reprend son travail dès le lendemain et réalise un ensemble de sculptures polychromes composées d’objets et d’éléments domestiques rendus inutilisables par le feu
1989
Une importante salle est consacrée à Dado lors de l’exposition de la Donation Daniel Cordier au Centre Georges Pompidou . Séjour à Calcutta à l’automne; réalisation de dessins en couleurs à partir de planches anatomiques indiennes
1991
Création d’un "anti-musée" Dado à Cetinje, ville natale de l’artiste
1992
Premiers séjours dans l’Aveyron à Bez de Naussac (près de Villefranche-de-Rourgue) dans une maison de village. Dado aménage un atelier dans la maison et se sert de vieux draps comme support pour ses toiles
1993
Dado réalise les décors de Tamerlano de Haendel, pour l’opéra de Karlsruhe
1994
Dado investit "les Orphelières", domaine vinicole désaffecté, situé près de Sérignan. L’artiste y séjourne régulièrement jusqu’en 1999 et y réalise des peintures murales et des sculptures objets. Ainsi débute le travail "hors atelier" de Dado
1995
Sa collaboration avec Pierre Bettencourt se poursuit et un nouvel ouvrage de bibliophilie voit le jour "Les négriers jaunes"
1996
Décors pour le Llanto de F.G Lorca, représenté en Février au Théatre impérial de Compiègne, réouvert depuis peu. Dans l’imprimerie de sa sœur, Dado commence à réaliser des collages numériques à partir de photos du Docteur Alibert, dermatologue
1998
Dado achève Tikal, toile dont le Centre Georges Pompidou fera l’acquisition. Il réalise des pots et autres céramiques qu’il installe dans la Pharmacie du Dr Manuel Dufour à Gisors
1999
Dado commence à peindre dans la Chapelle Saint Luc (Gisors) qui date du XIIème siècle
2000
Sonia Criton (DRAC de Rouen) soutient avec efficacité sa démarche à la chapelle Saint Luc. Début d’une collaboration avec Alain Margaron
2001
Dado réalise son premier livre illustré de collages numériques en collaboration avec Alain Jouffroy "La situation est plus grave qu’on ne le croit "
2002
Suite à une collaboration fructueuse avec le fondeur Régis Bocquel, Dado investit le blockhaus de Fécamp, construit vers 1942 par l’occupant allemand. Il y installe des bronzes après avoir orné les murs. Réalisation de L’École de Prescillia, dont il fera don au Centre Pompidou en 2006.
2004
Collaboration avec Matthieu Messagier avec la publication d’un livre de bibliophilie, Une clarté sessile, chez Fata Morgana, illustré de six lithographies originales.
2005
Publication, chez Léo Scheer, de Notes du dehors, manuscrit de Matthieu Messagier enluminé par Dado.
2006
Dado commence à peindre le tableau Suite française. Réalisation de la série Les Oiseaux d’Irène à partir des planches d’un livre d’ornithologie et de reproductions du manuscrit du roman Suite française d’Irène Némirovsky conservé à l’Institut Mémoires de l’Édition Contemporaine (IMEC). Important versement d’archives à l’IMEC.
2007
Achat par le Fonds National d’Art Contemporain de la Suite française (2006-2007).
Principales expositions personnelles
De 1958 à 1964
Galerie Daniel Cordier
1970
Centre National d'Art Contemporain
1971
Galerie Jeanne Bucher
1973
Galerie Jeanne Bucher
1974
Musée Boymans van Beuningen, Rotterdam
1975
Galerie Isy Brachot, Bruxelles
1981
Cabinet d'Art Graphique du Musée National d'Art Moderne
1984
Musée Ingres, Montauban
Galerie Beaubourg
1985
FIAC (Galerie Beaubourg)
1986
Galerie Beaubourg, Hommage à Buffon
1991
Création d'un Musée Dado au Monténégro
1995
Galerie Beaubourg
1996
Galerie Beaubourg, Château Notre Dame des Fleurs, Vence
1998
Galerie RL, Beaubourg
2002
Galerie Alain Margaron : "La Chapelle Saint-Luc", oeuvres récentes, collages et peintures sur bois. Edition d’un catalogue.
Février à mai 2002
Musée des Abattoirs à Toulouse : "Dado-Réquichot, la guerre des nerfs". Edition d’un catalogue
2006
Galerie Alain Margaron, "Dado, le choix de la galerie de 1957 à 2005"
2007
Galerie Beaubourg, 2 expositions de Dado dans le Marais à Paris
Galerie Alain Margaron à Nice, "Dado, peintures, collages, gravures de 1957 à 2003"
2009
Biennale de Venise. Dado représente le Monténégro.
Collections publiques
Fonds National d’Art Contemporain
Bibliothèque National, Paris
Centre National d'Art Contemporain, Paris
Centre Georges Pompidou, Musée national d’Art moderne, Paris
Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
Musée d’Art Moderne, Saint Etienne
Musée Boymans van Beuningen, Rotterdam, Pays Bas
Musé de l’Université Brandeis, Boston, USA
Art Institue , Chicago, USA
Solomon R. Guggenheim Museum, New York, USA
Stedelijk Museum, Amsterdam, Pays Bas
Musées Royaux de Belgique, Bruxelles, Belgique
Musée d’Art Moderne de Belgrade
Musée des Beaux Arts de Cetinje
Bibliographie (sélection)
2002
"Dado-Réquichot, La guerre des nerfs" - Textes d'Alain Mousseigne, Catherine Gaich, Alfred Pacquement, Alain Jouffroy, Pierre Bettencourt, Michel Giroud, Daniel Cordier - Entretien de Dado avec Amarante Djuric - Edité par le Musée des Abattoirs de Toulouse à l'occasion de l'exposition "Dado-Réquichot, La guerre des nerfs", du 22 février au 26 mai 2002
2002
Dado,"La Chapelle Saint Luc" - Préface d'Alain Margaron, textes de Bernard Noël, entretien de Dado avec Amarante Djuric - Publié par les Editions Alain Margaron.
Parus dans la presse
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Dès 1968, Dado tire ses premières lithographies à quelques exemplaires, qu’il remet à ses amis. De 1978 à 1980, l’artiste décide de se consacrer uniquement à l’art graphique (dessins, gravures, collage) pour se concentrer exclusivement sur la gravure en 1982. Durant cette année-là, Dado travaille à l’atelier Laccourière-Frélaut, à Paris, où il grave 16 cuivres, qui génèreront plus d’une centaine d’états.
La Galerie Alain Margaron possède une sélection importante et exigeante de cette période 1981-1982 (principalement des gravures à la pointe sèche), ainsi qu’une série datée de1997.
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Pour en savoir plus sur l'artiste Cliquez ici
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Parmi les oeuvres de Cojan à la galerie Alain Margaron
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Aurel Cojan est entré à la galerie Alain Margaron en 1997. " L’histoire est assez curieuse. J’avais lu un article intéressant dans une revue, Beaux Arts Magazine, sur Cojan et cet article m’avait frappé. Quelques mois plus tard, un jeune stagiaire, Per Marc Pedersen, qui avait repéré des toiles de Cojan dans une galerie parisienne me les signalait, en me disant qu’elles pourraient me toucher. Je laisse tout ça dans un coin de ma tête, et peu après, je rencontre le directeur de la galerie Raph qui me dit : « Je crois que j’ai quelque chose qu’il faut que je vous montre ». Je rentre dans sa toute petite galerie et je découvre les œuvresde Cojan qui me séduisent d’emblée. Je les regarde un bon moment et décide d’en acheter quelques unes. Comme je le fais toujours dans ces cas là, j’emporte les œuvres chez moi, pour vivre avec elles quelque temps et voir si je les aime réellement.
Ce fut le cas. J’ai donc continué à acheter des toiles et des dessins de Cojan chez Raph, et chez d’autres et même à constituer un ensemble important. Visiblement c’était le début d’une aventure. Les collectionneurs auxquels je montrais ces œuvres étaient enthousiastes. Mais je ne parvenais pas à obtenir les coordonnées de l’artiste. Il nous a fallu attendre un an pour réussir à le contacter.
Le jour du rendez-vous, j’ai vu arriver une sorte de gentleman clochard : un homme raffiné, chez qui l’on sentait une excellente éducation, mais habillé comme un clochard.Aurel Cojan portait une grande barbe blanche qui le faisait ressembler à Claude Monet, et un regard bleu intelligent. Dès cette première rencontre, je lui ai proposé un contrat d’exclusivité. Il s’est écrié qu’il en parlerait d’abord à son avocat ! Cojan était assez drôle, à la fois séduisant et un peu roublard mais, bon an mal an, nous avons pu travailler ensemble, de 1997 jusqu’à sa mort. Il me proposait l’ensemble de sa production et je choisissais ce qui me paraissait le meilleur, parfois aussi les œuvres moins bonnes, pour éviter qu’elles circulent. Je lui assurais en tout cas un revenu régulier. Mais il avait toujours besoin d’argent. Cojan était né en Roumanie dans un milieu aisé. Son père, ingénieur en chef de la « Franco-Roumaine de pétrole », était mort après avoir subi une forte perte au jeu. Lui-même était assez joueur, en tout cas dans sa façon de vivre.
Cojan avait commencé à se faire un nom en Roumanie, avec une peinture qu’on connaît mal mais qui semble osciller entre une sorte de néo-cubisme et la tentation de l’abstraction. Il avait représenté son pays à la Biennale de Sao Paulo. Toute cette période est assez obscure. Puis en 1969, il s’est installé en France. Il a trouvé un emploi dans une bibliothèque et s’est remis à peindre. Sa peinture a intéressé tout de suite. Il a été exposé dans plusieurs galeries, dont celle de Jacques Barbier. Mais il était retors avec ses marchands, leur jouant parfois d'assez mauvais tours, ce qui a nui à sa carrière. A la galerie, Nadia a du souvent le rappeler à l’ordre.
Personnellement, j’avais du mal à ne pas sourire devant son regard malicieux. Et ses œuvres étaient là, qui s’imposaient. Aurel Cojan appréciait que je les regarde attentivement. Je ne les comprenais pas toujours immédiatement. Ses tableaux les plus séduisants d’emblée n’étaient pas toujours les plus intéressants. A l’inverse, quand il paraissait avoir fait n’importe quoi, il fallait être très attentif." Alain Margaron (extrait "Un lieu pour voir", 2009).
Avec le recul du temps, je suis de plus en plus persuadé que Cojan est un grand peintre, auteur d'une oeuvre beaucoup plus complexe qu'on ne pourrait penser de prime abord, très personnelle, avec une manière à lui, très raffinée de poser la peinture ou de dessiner. Emmanuel Daydé a très bien analysé son oeuvre dans le livre que nous avons publié en 2009: "Aurel Cojan, le piéton de l'air."
Biographie
1914
Naissance de Aurel Cojan à Beceni en Roumanie dans une famille aisée qui sera progressivement ruinée.
1933-34
Essais de jeunesse (dessins et autres œuvres sur papier).
Très vite, il ne se consacre qu'à la peinture. Cojan s'initie à l'art contemporain en fréquentant le milieu artistique de Bucarest, très vivant avant la guerre. Il découvre la peinture occidentale dans les nombreux livres d'art qui étaient alors disponibles en Roumanie : Cézanne, Matisse, Picasso, Klee, Bonnard, etc.
1945-47
Expositions individuelles de Cojan à la galerie Hasefer et dans les salles de l'Athénée Roumain. Puis, pendant quinze ans, toute exposition lui a été interdite.
1960
Grâce à une relative ouverture du régime, Cojan peut participer à quelques expositions à l'étranger.
1967
Participation à la Biennale de Sao Paolo, où une cinquantaine de ses dessins sont montrés dans le pavillon roumain.
À l'occasion d'un important hommage international à Brancusi organisé à Bucarest, plus de soixante toiles de Cojan sont exposées. Articles élogieux dans la presse. Malgré ce début de reconnaissance et de fréquents achats publics, Cojan décide de quitter la Roumanie.
1969
Installation à Paris où l'artiste vivra jusqu'à sa mort. Il demande l'asile politique qui lui est accordé. Débuts difficiles. Cojan vit d'abord grâce à l'aide du Secours Catholique puis comme gardien de musée et de bibliothèque.
1978
Première exposition parisienne à la Galerie Chevalier. D'autres expositions suivront, à la galerie Raph et à la galerie François Mitaine. Participation à des expositions collectives : Comparaisons, Réalités Nouvelles, Salons de Villeparisis, Musée de Clermont-ferrand. Cojan est remarqué par Danny Bloch du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris.
1983
Cojan est décoré des Arts et des Lettres par le Ministre de la Culture.
1995
Premier article publié en france, "L'effroyable jeunesse d'Aurel Cojan" (Eric Suchère, Beaux-Arts Magazine).
1996
A 81 ans, il reçoit le prix décerné par les lecteurs du même journal Beaux-Arts.
1997
Entre à la Galerie Alain Margaron, qui le représente, désormais, en exclusivité.
Principales expositions
1945-1947
Exposition personnelle à la Galerie Hasefer (Roumanie ) et dans les salles de l’Athénée Roumain
1967
Biennale de Sao Polo
Participation à l’hommage international de Brancusi, Bucarest
1978
Galerie Chevalier, Paris
Galerie Raph, Galerie Jacques Barbier, Galerie François Mitaine
Participe aux expositions collectives (Comparaisons, Réalités Nouvelles, Salons de Villeparisis)
1998
Exposition personnelle, Galerie Margaron, Paris
1999
Exposition au Centre culturuel roumain.
2003-2004
Exposition individuelle " Un printemps en hiver à la Galerie Doris Benno, Saint-Paul de Vence.
2004
Exposition personnelle " Rétrospective, De 1980 à 2004 ", Galerie Margaron, Paris.
« Les 90 ans d’Aurel Cojan » au Musée du Ministère de la culture de Bucarest, Roumanie.
2005
Exposition personnelle, « Poésie à vif », Galerie Margaron Nice
2006
Exposition personnelle , « Hommage », Galerie Margaron Paris
2007
Exposition personnelle, "Portraits", Galerie Margaron Paris
2009
Exposition personnelle, "Le piéton de l'air ", Galerie Alain Margaron Paris
Collections publiques
Musée National de Bucarest
Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Fonds National d'Art Contemporain
Bibliographie
2009
2001
"Aurel Cojan", Texte d' Alain Margaron, Emmanuel Daydé, et Manuel Jover. Alain Margaron Editions
Parus dans la presse
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Sélection d'oeuvres disponibles à la galerie
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Né en 1954, en France dans la région Nord des corons, Michel Brylak peut être qualifié comme un artiste d'Art Brut, à la fois puissant dans sa création et lui-même fragile. Fils d’immigré polonais et totalement autodidacte, il s’engage dans la police, puis devient CRS. Dépassé par cette expérience, il se retire dans une activité professionnelle plus calme qui lui permet de se consacrer régulièrement et plusieurs jours par semaine à la peinture, avant de prendre une retraite anticipée en 2004. Depuis plusieurs années, Brylak a besoin, pour vivre, de s'exprimer de façon très convainquante dans sa peinture, également dans des écrits poétiques "brouillons" mais d'où s'échappent des fulgurances.
C’est en 1981 que Brylak « vit » sa première expérience picturale en achetant une carte postale qui lui sert de modèle pour sa première oeuvre. Sa peinture est d'abord impulsive, générée par un besoin vital de créer pour briser les carcans de la société,les grilles des images trop convenues et trop belles de notre société de communication, en particulier de la publicité et de s’en évader poétiquement pour trouver un nouvel équilibre qui nous permette de mieux vivre.. C'est ainsi qu'il ne veut pas faire beau , harmonieux, qu'il veut casser ce qui est trop facile ou mensonger, avant que son sens inné du rythme, des couleurs, de la composition reprennent le dessus, presque malgré lui. Avec les années, Brylak a appris à garder le recul nécessaire pour se défaire de l'influence des peintres qu'il a beaucoup aimés et réaliser des oeuvres qui garderont durablement leur fraicheur.
Sa peinture gestuelle, abstraite, allusive -sans pour autant bloquer notre imaginaire-, donne forme aux sentiments de l'artiste, à sa joie de vivre, comme à sa douleur ou à sa colère. Musicale, rythmée, elle parait se créer en notre présence, On pense parfois à des improvisations de « free jazz ».
Principales expositions personnelles
2002
Exposition à la Galerie Alain Margaron, Paris.
2003
" Vivant la vie " à la Galerie Doris Benno, Saint-Paul de Vence.
2004
" Michel Macréau-Michel Brylak ", à la Galerie Alain Margaron, Paris.
2008
"Oeuvres récentes", Galerie Alain Margaron, Nice.
2010
Exposition personnelle, Nice.
Boix-Vives est exposé à la galerie Alain Margaron régulièrement depuis 1994. Ancien berger catalan, illétré, Anselme Boix-Vives est venu à l'age de 15 ans en Savoie...
Parmi les oeuvres de Boix-Vives à la galerie Alain Margaron
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Boix-Vives est exposé à la galerie Alain Margaron régulièrement depuis 1994. "J’ai eu la chance d’exposer très vite cet artiste que j’aimais depuis longtemps, qui était déjà mort à cette époque . Ancien berger catalan, illettré, Anselme Boix-Vives est venu à l’âge de 15 ans en France pour mieux gagner sa vie. D’abord ouvrier, puis marchand de fruits et légumes, il a bien géré ses affaires et prospéré. Il a même investi dans les remontées mécaniques de Courchevel. Homme d’affaires habile par certains cotés, Anselme Boix-Vivesl avait un idéal qu’il a poursuivi toute sa vie, un idéal humaniste et utopiste, un rêve de paix universelle dont il rédigea le manifeste pour l’envoyer aux grands de ce monde.
Vers soixante ans, lorsqu’il passa la main pour son épicerie, Boix-Vives se mit à peindre. Il l’a fait tout de suite avec force, originalité et efficacité, en puisant dans notre inconscient collectif des formes proches de l’art aborigène, mais aussi en retrouvant dans sa propre mémoire les traces de notre culture occidentale. Il s’agit de l’oeuvre d’un homme qui a su « voir » toute sa vie, pas seulement la nature, les plantes, les fleurs, les animaux, les fruits qu’il vendait, mais la beauté des chapelles baroques de Haute Savoie et l’art médiéval catalan. Son imaginaire s’appuie sur un solide sens de l’observation. Boix-Vives a développé une œuvre remarquable et vite remarquée, par André Breton, Corneille ou encore Harald Szeeman qui dès 1964 exposait cinquante six de ses gouaches auprès de Louise Nevelson et de Hunderwasser à la Kunsthalle de Berne en Suisse.
Son œuvre s’étale sur une période courte, huit ou neuf ans. Tout semble naître et croître sous nos yeux, les plantes et les fleurs s’épanouissent, les oiseaux prennent leur envol, tout frémit, c’est merveilleux. La rétrospective d'anselme Boix-Vives en 2009 (en même temps que Macréau) au musée de la Halle Saint Pierre à Paris et le livre écrit par Emmanuel Daydé , « L’aménagement du monde », ont dévoilé toutes les facettes de son oeuvre, de la figuration à l’abstraction , celles d’un peintre qui ne peut manifestement pas être cantonné dans les limites de l’art brut." Alain Margaron (extrait "Un lieu pour voir", 2009)
Biographie
Cinquième d'une famille de neuf enfants, Anselme Boix-Vives est né le 3 janvier 1899, près de Morella, province de Castellon de la Plana, Espagne.
Enfant, il ne fréquente aucune école, n'apprend ni à lire ni à écrire. Avec ses frères, il garde les moutons avant d'émigrer en France à l'âge de 18 ans, où la vie offrait de meilleures chances.
Arrivé en Savoie en décembre 1917, il est employé aux aciéries d'Ugine et à la même époque débute dans le commerce des fruits et légumes au moyen d'une voiture à bras. Il devient vite son propre patron et s'installe dans un premier temps à Brides-les-Bains, puis à Moûtiers en 1928, où il ouvre un magasin de primeurs qui lui permettra de connaître une relative prospérité.
En marge de son travail, ses pensées d'humaniste bienfaiteur, son rejet des armes et de la guerre et enfin l'horreur éprouvée en 1926 en Avignon face au défilé de soldats mutilés, le conduisent à imaginer un monde idéal, où notre planète serait un éden pour tous. Son premier manifeste paru en 1955, Union mondiale, le seul moyen de sauver la civilisation, annonce déjà ses visions paradisiaques.
À la veille de sa retraite, à l'invitation de son fils Michel, Boix-Vives entre en peinture, libérant d'un seul coup le réservoir de son imaginaire et surtout de tout ce qu’il a pu observer sa vie durant, en particulier les paysages, les fleurs, les chapelles. Pendant sept ans, jusqu’à sa mort, sa création sera intense.
Michel, en relation avec le milieu artistique, fait circuler les œuvres de son père à Paris.
En 1963, Anselme Boix-Vives reçoit une lettre d’André Breton qui manifeste le plus vif intérêt pour ses gouaches.
En 1964, la gouache acquise par André Breton, « Mode à Paris », fait la une de couverture de son journal « La Brèche, Action Surréaliste ».
En mars 1964, Anselme Boix-Vives expose pour la première fois à Paris à la Galerie Denise Breteau ( qui le montrera également l’année suivante); deux mois plus tard, il est présenté à la Kunsthalle de Berne et il termine l'année à la Galerie Charpentier dans le groupe des Primitifs d'aujourd'hui.
À partir d'avril 1965, Anselme Boix-Vives utilise le Ripolin, qu'il découvre grâce à la marchande de couleurs de Moûtiers qui lui avait fait cadeau d'une série de pots invendus.
En 1966, il est exposé à la galerie Alice Pauli à Lausanne, à la Lefebre Gallery à New York ; en 1967 à la galerie Schloss Remseck à Stuuttgart en Allemagne et en 1968 au Musée- Château d’Annecy.
Anselme Boix-Vives meurt le 24 août 1969 à Grenoble.
Parmi les expositions individuelles posthumes: Galerie Alice Pauli, Lausanne; Musée du Vieux-Château, Laval; Musée des Beaux-Arts, Besançon ; Musée des Beaux-Arts, Alençon; Musée du Vieux-Château, Laval; l’Aracine, Musée d’Art Brut, Neuilly- sur- Marne; Manoir de la ville de Martigny; Galerie Daniel Varenne, Genève ; Musée Mainssieux, Voiron; Luise Ross Gallery, New York; Galerie Charlotte, Munich; Galerie Zimmer, Düsseldorf.
La galerie Alain Margaron lui a organisé une première exposition personnelle en 1995 et montre son oeuvre régulièrement depuis.
En mars 2007, l'exposition "J'ai le monde à peindre" à la Galerie Alain Margaron à Paris
En 2009, Boix-Vives fait objet d'une rétropective au musée de la Halle Saint-Pierre du 2" mars au 28 août et d'une exposition " L'Aménagement du monde " à la galerie Alain Margaron du 14 mai au 4 juillet.
Bibliographie (sélection)
" L'aménagement du monde " chez Alain Margaron Editeur. Texte de Emmanuel Daydé ( Cliquez-ici )
2001
"Anselme Boix-Vives", Musée Mainssieux, Voiron, 16 Septembre - 14 Janvier 2001
2000
"Folies de la beauté", Musée Campredon, l'Isle-sur-la-Sorgue, 8 Juillet-22 Octobre 2000
"Outsider Art - Collection Charlotte Zander", Museum Charlotte Zander, Schloss Bönnigheim (Allemagne), 19 Mars- 3 Septembre 2000
1999
"Masters of the margin", Museum de Stadshof, Zwolle (Pays Bas), 9 Octobre 1999 - 6 Mars 2000
1998
"Séraphine, Aloïse et Boix-Vives. Aux frontières de l'Art naïf de l'Art brut", Musée International d'Art Naïf Anatole Jakovsky, Nice , 4 Juillet - 30 Septembre 1998
1997
Collection Arnulf Rainer, Museum De Stadshof, Zwolle (Pays Bas), 21 Septembre 1996 - 16 Février 1997
"De l'Art Brut à la Création Franche", Collection Philippe Eternod et Jean-David Mermod, Lausanne, Site de la Création Franche, Bègles, 5 Avril - 27 Juillet 1997
1994
Anselme Boix-Vives dans les collections suisses. Le Manoir de la ville de Martigny, 25 Septembre - 30 Octobre 1994
Monographies
2003
"Boix-Vives 1962-1964 - Vol.I", Catalogue raisonné - Monographie, Valérie Boix-Vives et Marie-Caroline Sainsaulieu, Paris, Editions de la Différence
"Boix-Vives 1965-1969 - Vol.II", Catalogue raisonné - Monographie, Valérie Boix-Vives et Marie-Caroline Sainsaulieu, Paris, Editions de la Différence
1999
"Anselme Boix-Vives or the glorious work. The story of his life", Marie-Caroline Sainsaulieu, traduit en français par Jennifer Pinto-Safian, Lausanne, Editions Acatos
Parus dans la presse
5, rue du Perche 75003 Paris
Tél. : +33 (0) 1 42 74 20 52
Fax : 33 (0) 1 42 74 20 89
M° Filles du Calvaire L8
ou St Sébastien Froissart L8
Mardi au samedi de
11h à 13h - 14h30 à 19h30
Fermée en août
Pour chacun des artistes que nous représentons (généralement en exclusivité), nous disposons en permanence à la galerie d’un nombre suffisant d’œuvres, sur ses différents supports, pour permettre à chacun de choisir au mieux, avec la garantie que nous ayons pu procéder auparavant à une première sélection sérieuse, parmi les meilleures réalisations de l’artiste. La plupart des oeuvres que nous montrons proviennent de l’atelier ou des ayants-droit.
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Duvillier René
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Brylak Michel
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